François de Canson : « Développer l’économie touristique dans le respect de notre environnement »
Avec 31 millions de touristes accueillis sur une année, et 18,9 milliards d’€ de revenus, le poids du tourisme pour la région Sud représente 13 % du PIB…

Le tourisme dans notre région, ce sont 143 000 emplois soit 7,5% du total des emplois de la région, non délocalisables par essence ! Au total, ce sont 300 000 personnes qui vivent de l'activité touristique en région Sud. Ce sont ces chiffres que rappelait François de Canson, maire de La Londe-les-Maures et président du Comité Régional de Tourisme (CRT), lors d'une réunion, le 10 octobre à ODALYS, tirant le bilan estival pour l'intercommunalité Méditerranée Porte des Maures (MPM), en présence de Gil Bernardi, maire du Lavandou, et des responsables des trois offices de tourisme (Véronique Neyrand pour MPM, Lucie Aléonard pour Le Lavandou et Valérie Collet pour Bormes-les-Mimosas).
Pour François de Canson : « Nous portons le tourisme dans notre ADN. Mais, surtout, une culture d'accueillants historiques. 14 millions de séjours en juillet - août avec un pic le 16 août, où nous avions 2,6 M de touristes en région, chiffres qui font suite à un premier semestre excellent, celui de tous les records dans l'hôtellerie.
Et, c'est une spécificité : l'exemplarité de cette famille du tourisme en région Sud où institutionnels et professionnels travaillent, main dans la main, pour défendre notre bien commun et le faire prospérer ».
CHASSER EN MEUTE Il ajoute : « Pour l'ambition c'est une évidence, il faut développer notre économie touristique ! Mais pas à n'importe quel prix. Nous avons compris que le tourisme ne peut être considéré comme une rente naturelle de cet écrin magnifique qui nous est confié !
Le tourisme doit être pensé, travaillé et promu comme un allié de la préservation des écosystèmes économiques, sociaux et environnementaux ».


Le président du CRT reprend : « En développant cette idée de chasser en meute et en la traduisant par une gouvernance partagée, chacun a su se rassembler sous nos drapeaux communs qui nous unissent sous nos belles marques Provence, Alpes et Côte d'Azur. Tout cela nous permet d'être plus lisibles et plus efficaces dans nos actions de prospection, de promotion, et d'effacer les précédentes dispersions.
Mais la stratégie n'est rien sans les moyens nécessaires pour y répondre. Au moment où bon nombre de collectivités souffrent et choisissent d'autres priorités, depuis deux ans, le budget issu de la Région s'est stabilisé, voire a progressé côté tourisme et CRT. Aujourd'hui, près de 10 millions d'€ annuels financent la seule structuration de l'offre régionale et la promotion, via les services de la Région et les actions du CRT.
10 millions auxquels s'ajoutent 5 millions fléchés à la formation, 100 millions jusqu'à la fin du mandat ... Tout ceci est considérable. Et, les budgets consacrés au tourisme par la Région sont que la mise de départ, puisque par notre nouvelle organisation fédératrice, nous arrivons à multiplier le budget, parfois par plus de 10, lors des campagnes de communication réalisées avec Atout France et des partenaires privés comme EXPEDIA ».
METIERS EN FORTE TENSION Toutefois, le tourisme reste un secteur d'emploi marqué par la saisonnalité et des métiers en forte tension. Bien que la saisonnalité de l'activité touristique se lisse au fil des années, elle reste toujours prégnante : « Les emplois salariés dans le tourisme varient entre 82 000 en période basse (octobre/novembre) jusqu'à plus de 160 000 en période estivale, période de pointe. Cet écart est compensé par des emplois saisonniers.
Cependant, dans une région où le taux de chômage des 15-24 ans est de 26%, où un jeune sur 5 n'est ni en emploi ni en formation, et où 24% des jeunes de 15 à 29 ans sont sans qualification, sur 43 000 postes ouverts, plus de 45 % présentent des difficultés de recrutement ! Et, parallèlement nos métiers de l'hôtellerie restauration sont dans le TOP 10 des métiers en tension ! Un gâchis humain, et une aberration économique qui ne peuvent laisser indifférent ».
C'est dans ce contexte que mi-septembre, François de Canson a rencontré Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d'État au tourisme. Depuis, la Région Sud est pilote pour la mise en œuvre d'une plateforme au service de l'emploi et des compétences dans le secteur du tourisme.

« La Région détient la compétence formation. Elle investit déjà plus de 5 millions d'€ pour soutenir la formation professionnelle dans le tourisme. Nous allons aller encore plus loin dans cette filière stratégique.
Cette dynamique a été créée et elle avance à grande vitesse, grâce à vous tous ! Les résultats sont là. Et pourtant, ce n'est plus suffisant !
Nous pourrions nous arrêter là et nous réjouir, collectivement, de nos bons chiffres, mais cela serait une erreur. Notre monde bouge et de récentes actualités nous rappellent à l'ordre. Elles nous rappellent qu'il vaut mieux anticiper que subir », insistait le président du CRT.
tourisme dans notre ADN. Mais, surtout, une culture d’accueillants historiques. 14 millions de séjours en juillet - août avec un pic le 16 août, où nous avions 2,6 M de touristes en région, chiffres qui font suite à un premier semestre excellent, celui de tous les records dans l’hôtellerie. Et, c’est une spécificité : l’exemplarité de cette famille du tourisme en région Sud où institutionnels et professionnels travaillent, main dans la main, pour défendre notre bien commun et le faire prospérer ». Il ajoute : « Pour l’ambition c’est une évidence, il faut développer notre économie touristique ! Mais pas à n’importe quel prix. Nous avons compris que le tourisme ne peut être considéré comme une rente naturelle de cet écrin magnifique qui nous est confié ! Le tourisme doit être pensé, travaillé et promu comme un allié de la préservation des écosystèmes économiques, sociaux et environnementaux ». cette idée de chasser en meute et en la traduisant par une gouvernance partagée, chacun a su se rassembler sous nos drapeaux marques Provence, Alpes et Côte d’Azur. Tout cela nous permet d’être plus lisibles et plus efficaces dans nos actions de prospection, de promotion, et d’effacer les précédentes dispersions. Mais la stratégie n’est rien sans les moyens nécessaires pour y répondre. Au moment où bon nombre de collectivités souffrent et choisissent d’autres priorités, depuis deux ans, le budget issu de la Région s’est stabilisé, voire a progressé côté tourisme et CRT. Aujourd’hui, près de 10 millions d’€ annuels financent la seule structuration de l’offre régionale et la promotion, via les services de la Région et les actions du CRT. 10 millions auxquels s’ajoutent 5 millions fléchés à la formation, 100 millions jusqu’à la fin du mandat ... Tout ceci est considérable. Et, les budgets consacrés au tourisme par la Région ne sont que la mise de départ, puisque par notre nouvelle organisation fédératrice, nous arrivons à multiplier le budget, parfois par plus de 10, lors des campagnes de communication réalisées avec Atout France et des partenaires privés comme EXPEDIA ». salariés dans le tourisme varient entre 82 000 plus de 160 000 en période estivale, période de pointe. Cet écart est compensé par des emplois saisonniers. Cependant, dans une région où le taux de chômage des 15-24 ans est de 26%, où un jeune sur 5 n’est ni en emploi ni en formation, et où 24% des jeunes de 15 à 29 ans sont sans qualification, sur 43 000 postes ouverts, plus de 45 % présentent des difficultés de recrutement ! Et, parallèlement nos métiers de l’hôtellerie restauration sont dans le TOP 10 des métiers en tension ! Un gâchis humain, et une aberration économique qui ne peuvent laisser indifférent ». « La Région détient la compétence formation. Elle investit déjà plus de 5 millions d’€ pour soutenir la formation professionnelle dans le tourisme. Nous allons aller encore plus loin dans cette filière stratégique. Cette dynamique a été créée et elle avance à grande vitesse, grâce à vous tous ! Les résultats sont là. Et pourtant, ce n’est plus suffisant ! Nous pourrions nous arrêter là et nous réjouir, collectivement, de nos bons chiffres, mais cela serait une erreur. Notre monde bouge et de récentes actualités nous rappellent à l’ordre. Elles nous rappellent qu’il vaut mieux Photos Gilles CARVOYEUR