Sereine Mauborgne : « La majorité est mobilisée pour maintenir les effectifs du Parc de Port-Cros »
Récemment, Sereine Mauborgne, députée de la 4ème circonscription du Var, s’est entretenue avec la direction du Parc national de Port-Cros, suite aux craintes…

Depuis une mesure adoptée en 2008 par la majorité de Nicolas Sarkozy, un plafond définit chaque année le nombre d'emplois des opérateurs de l'État, dont font partie les Parcs Nationaux. Le Parc national de Port-Cros, qui a connu une diminution de 12 emplois en 5 ans, mène depuis plusieurs années d'importants efforts de diversification de ses ressources, comme l'a souligné le dernier rapport de la Cour des Comptes, qui l'invite à poursuivre dans cette direction. MENACE SUR LA PERENNITE DES RESSOURCES La députée explique : « Sur un budget annuel de 10 millions d'€, le Parc national de Port-Cros dégage 800 000 € de recettes propres, dont 300 000 € directement liées aux activités de gestion du port.
Cela témoigne d'une bonne gestion et concourt à la maîtrise de la dépense publique. Une nouvelle réduction d'effectifs menacerait la pérennité des ressources propres du Parc de Port-Cros, en particulier celles liées au port du Parc national, comprenant les revenus d'amarrage. Sans agents dédiés aux activités de gestion du port, le Parc verrait fondre ses recettes propres et pourrait, en étant contraint de déléguer cette mission à un tiers, ne plus être en mesure d'assurer, comme cela l'est actuellement, la qualité du contrôle et de la régulation de l'accès à cet écrin de biodiversité».

AMENDEMENT AU PARLEMENT Partageant les inquiétudes exprimées par la direction du Parc national de Port-Cros, c'est avec le soutien de ses collègues varois (Cécile Muschotti, Émilie Guerel, Valérie Gomez-Bassac et Fabien Matras) qu'elle portera à l'Assemblée nationale, dans le cadre du projet de loi de finances, un amendement proposant le maintien pour l'année 2020 du nombre d'emplois dont bénéficie aujourd'hui le Parc national de Port-Cros. De son côté, maire de La Croix-Valmer, Bernard Jobert estime que le gouvernement tient un double langage : « Adhérer au Parc national n'a pas été une chose simple. Nous avons été persuadés de l'aspect indispensable du Parc.
Réduire ses moyens, c'est un message négatif qui est envoyé. Ce message qu'envoie le gouvernement est contraire à ce qu'il dit sur le terrain. Cela me paraît insupportable » !

de 10 millions d’€, le Parc national de Port-Cros dégage 800 000 € de recettes propres, dont 300 000 € directement liées aux activités de gestion du port. Cela témoigne d’une bonne gestion et concourt à la maîtrise de la dépense publique. Une nouvelle réduction d’effectifs menacerait la pérennité des ressources propres du Parc de Port-Cros, en particulier celles liées au port du Parc national, comprenant les revenus d’amarrage. Sans agents dédiés aux activités de gestion du port, le Parc verrait fondre ses recettes propres et pourrait, en étant contraint de déléguer cette mission à un tiers, ne plus être en mesure d’assurer, comme cela l’est actuellement, la qualité du contrôle et de la régulation de l’accès à cet écrin de biodiversité ». double langage : « Adhérer au Parc national n’a pas été une chose simple. Nous avons été persuadés de l’aspect indispensable du Parc. Réduire ses moyens, c’est un message négatif qui est envoyé. Ce message qu’envoie le gouvernement est contraire à ce qu’il dit sur le terrain. Cela me paraît insupportable » ! • Propos recueillis par Gilles CARVOYEUR