26/07/2026

La vedette 222 de la SNSM baptisée “Mémin Giraudo“

En juillet dernier, les bénévoles de la station SNSM (Le Lavandou - Bormes- les-Mimosas), ont réceptionné une nouvelle vedette, outil majeur et indispensable…

RGPar Rédaction Gazette du VarJournaliste 13 novembre 2019 Lecture : 3 min
La vedette 222 de la SNSM baptisée “Mémin Giraudo“
La vedette 222 de la SNSM baptisée “Mémin Giraudo“© La Gazette du Var
Partager

Fin octobre sur le port, c'est une émouvante cérémonie qui s'est déroulée à l'occasion de la bénédiction de la vedette 222, sous le nom de "Mémin Giraudo".

Elle succède à la 251 "Colonel Rigaud", qui accusait 25 années de bons et loyaux services !

Pour les bénévoles et sympathisants de la SNSM, cette journée revêtait une forme d'espoir.

« Ces acteurs du secours en mer risquent leur vie dans le seul but de sauver celle de navigateurs en détresse. Une mise à l'honneur qui a été appréciée pour tous. Les sauveteurs servent leurs contemporains comme "Mémin" en son temps a protégé les Lavandourains », faisait remarquer Sereine Mauborgne, députée du Var.
La vedette 222 de la SNSM baptisée “Mémin Giraudo“

EMOTION À SON COMBLE Avant la bénédiction par le chanoine André Siekiera, prêtre de la paroisse, accompagné du père Luc Edgar Yelemou, la traditionnelle bouteille de champagne a été brisée sur l'ancre du bateau par la marraine Édith de la Gorce, épouse du président national de la SNSM.

Puis, l'émotion de l'assistance fut à son comble lorsque Patricia Pestana-Giraudo, la fille de Mémin, a pris la parole : « Devant cette belle assemblée de personnalités, devant MM. Bernardi et Arizzi, les maires de mes deux villages chéris, Le Lavandou et Bormes-les-Mimosas, devant ma famille, devant les amis de mon père, devant ceux et celles du quartier de la Vieille où j'ai grandi, devant mes amis d'enfance, devant tant de visages familiers et devant tous les équipages des sauveteurs SNSM, mon cœur m'a guidé, mon cœur a parlé et, hier, les couleurs orange et marine flottaient sur ma mémoire. Mes parents, qui me manquent tant, étaient là aussi, j'en suis sûre.

Et puis, il y avait mes filles et mon petit-fils Yohan, qui, du haut de ses 8 mois, a vécu comme un grand ce magnifique hommage rendu à son arrière-grand père ».

La vedette 222 de la SNSM baptisée “Mémin Giraudo“

PARCOURS HORS DU COMMUN De son côté, Yves Gennequin, président d'honneur de la SNSM, a rappelé le parcours de cet homme d'exception : « Giraudo Mémin, surnom donné à Armand dont personne n'a jamais su dire pourquoi, était né en 1919.

Il est durement frappé par le destin en devenant orphelin de ses deux parents, dès l'âge de 2 ans. Dans son malheur, une bonne étoile, sa tante Claire, veuve Brinsolaro, une famille de pêcheurs ». À 14 ans, il devient mousse, à 15, il embarque comme apprenti marin pêcheur et, dès 16 ans, suivent des années au long cours et des années de cabotage.

En 1939, il effectue son service militaire dans la marine. En 1943, c'est la mise en place du STO.

Mémin le refuse et prend le maquis pour rejoindre le réseau de résistance des Maures. Le 15 août 1944, sur les crêtes de Pramousquier, il guide à travers les collines les Commandos d'Afrique. Son combat se poursuit jusqu'à la libération, et obtient deux médailles (combattant et combattants volontaire de la résistance).

La France libérée, le pêcheur reprend son métier et effectue trois mandats de premier prud'homme et commande la vedette de liaison « Îles d'Or - Port Cros ».

La vedette 222 de la SNSM baptisée “Mémin Giraudo“
La vedette 222 de la SNSM baptisée “Mémin Giraudo“

« Giraudo Mémin, surnom donné à Armand dont personne n’a jamais su dire pourquoi, était né en 1919. Il est durement frappé par le destin en devenant orphelin de ses deux parents, dès l’âge de 2 ans. Dans son malheur, une bonne étoile, sa tante Claire, veuve Brinsolaro, une famille de pêcheurs ». À14 ans, il devient mousse, à 15, il embarque comme apprenti martin pêcheur et, dès 16 ans, suivent des années au long cours et des années de cabotage. En 1939, il effectue son service militaire dans la marine. En 1943, c’est la mise en place du STO. Mémin le refuse et prend le maquis pour rejoindre le réseau de résistance des Maures. Le 15 août 1944, sur les crêtes de Pramousquier, il guide à travers les collines les Commandos d’Afrique. Son combat se poursuit jusqu’à la libération, et obtient deux médailles (combattant et combattants volontaire de la résistance).

Au cours de sa carrière, il rencontre Raymonde, une parisienne qu'il épouse. Ils ont une fille Patricia et deux petites filles, Charlène et Natalia.

Après 20 ans au service du port, puis comme premier patron d'une vedette de sauvetage en mer, sa carrière s'achevant, il est élevé au grade de chevalier dans l'ordre du Mérite Maritime.

Mémin décède en 1994.

La vedette 222 de la SNSM baptisée “Mémin Giraudo“

• LES PERSONNALITES PRESENTES De nombreuses allocutions ont démarré cette belle journée.

La vedette 222 de la SNSM baptisée “Mémin Giraudo“

Chacun, à son tour, a confirmé sa reconnaissance et son soutien. Jean-Luc VIDELAINE, préfet du Var, Philippe VITEL, vice-président du Conseil Régional, Sereine MAUBORGNE, députée de la 4ème circonscription, Amiral DUMONTET, conseiller départemental, Gil BERNARDI, maire du Lavandou, François ARIZZI, maire de Bormes-les-Mimosas, Michel TERRE, président de l'antenne locale, De nombreux élus locaux, départementaux, régionaux et des personnalités du monde maritime.

La vedette 222 de la SNSM baptisée “Mémin Giraudo“

acteurs du secours en mer risquent leur vie dans le seul but de sauver celle de navigateurs en détresse. Une mise à l’honneur qui a été appréciée pour tous. Les sauveteurs servent leurs contemporains comme “Mémin“ en son temps a protégé les Lavandourains », faisait assemblée de personnalités, devant MM. Bernardi et Arizzi, les maires de mes deux villages chéris, Le Lavandou et Bormes-les- Mimosas, devant ma famille, devant les amis de mon père, devant ceux et celles du quartier de la Vieille où j’ai grandi, devant mes amis d’enfance, devant tant de visages familiers et devant tous les équipages des sauveteurs SNSM, mon cœur m’a guidé, mon cœur a parlé et, hier, les couleurs orange et marine flottaient sur ma mémoire. Mes parents, qui me manquent tant, étaient là aussi, j’en suis sûre. Et puis, il y avait mes filles et mon petit-fils Yohan, qui, du haut de ses 8 mois, a vécu comme un grand ce magnifique hommage rendu à son arrière-grand père ». surnom donné à Armand dont personne n’a jamais su dire pourquoi, était né en 1919. Il est durement frappé par le destin en devenant orphelin de ses deux parents, dès l’âge de 2 ans. Dans son malheur, une bonne étoile, sa tante Claire, veuve Brinsolaro, une famille de pêcheurs ». Francine MARIE (texte et photos) À côté du chanoine, le père Lucas Edgard prêtre au Lavandou La marraine fait exploser le champagne Bénédiction par le père André Siekiera Un hommage émouvant Charlène, Yohan & Jérémy SNS 222