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L’homme n’est-il qu’un stock de neurones ?

Lors du prochain café philo de La Garde, Thierry Ripoll, professeur de psychologie cognitive, l’invité du philosophe Philippe Granarolo, va s’interroger sur…

RGPar Rédaction Gazette du VarJournaliste 13 novembre 2019 Lecture : 1 min
L’homme n’est-il qu’un stock de neurones ?
L’homme n’est-il qu’un stock de neurones ?© La Gazette du Var
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En effet, la conception dualiste, qui suppose l'homme doté d'un corps matériel et d'une âme immatérielle, a perdu de sa force chez les philosophes et les scientifiques. Doit-on pour autant considérer que l'homme n'est qu'un stock de neurones ? Est-il possible de vivre heureux dans un monde sans esprit ?

Autant d'intéressantes interrogations qui ne manqueront pas d'animer le rendez-vous philosophique gardéen. DE L'ESPRIT AU CERVEAU Présentant le rendez-vous du café philo le 15 novembre (à 19h30, auberge de la Pauline à La Garde), Philippe Granarolo explique : « Il est probable que dès que l'homme fut homme, c'est à dire dès qu'il put s'interroger sur la nature de son environnement et sur sa propre nature, il se conçoit comme un être particulier, doté d'un corps matériel mais aussi d'un esprit et d'une âme, d'essence immatérielle.

L’homme n’est-il qu’un stock de neurones ?

Présentant le rendez-vous du café philo le 15 novembre (à 19h30, auberge de la Pauline à La Garde), Philippe Granarolo explique : « Il est probable que dès que l’homme fut homme, c’est à dire dès qu’il put s’interroger sur la nature de son environnement et sur sa propre nature, il se conçut comme un être particulier, doté d’un corps matériel mais aussi d’un esprit et d’une âme, d’essence immatérielle. Cette conception dualiste du monde est donc très ancienne et demeure encore aujourd’hui la conception métaphysique du monde la plus répandue. Même les enfants, dès l’âge de deux ans, sont déjà dualistes : le dualisme est bien une conception naturelle et intuitive de l’univers à laquelle on n’échappe que difficilement ». Le philosophe ajoute : « Jadis dominant, le dualisme a perdu de sa force, à tout le moins parmi les philosophes et les scientifiques. La philosophie des Lumières, puis le développement plus récent des sciences cognitives, l’a mis à mal. Pourtant, le dualisme, rejeté par la plupart des intellectuels du domaine, demeure en France et dans le monde, et tout l’objet de notre prochain café philo est de tenter d’en comprendre les raisons ».

Cette conception dualiste du monde est donc très ancienne et demeure encore aujourd'hui la conception métaphysique du monde la plus répandue. Même les enfants, dès l'âge de deux ans, sont déjà dualistes : le dualisme est bien une conception naturelle et intuitive de l'univers à laquelle on n'échappe que difficilement. Le philosophe ajoute : « Jadis dominant, le dualisme a perdu de sa force, à tout le moins parmi les philosophes et les scientifiques.

La philosophie des Lumières, puis le développement plus récent des sciences cognitives, l'a mis à mal. Pourtant, le dualisme, rejeté par la plupart des intellectuels du domaine, demeure en France et dans le monde, et tout l'objet de notre prochain café philo est de tenter d'en comprendre les raisons».

probable que dès que l’homme fut homme, c’est à dire dès qu’il put s’interroger sur la nature de son environnement et sur sa propre nature, il se conçut comme un être particulier, doté d’un corps matériel mais aussi d’un esprit et d’une âme, d’essence immatérielle. Cette conception dualiste du monde est donc très ancienne et demeure encore aujourd’hui la conception métaphysique du monde la plus répandue. Même les enfants, dès l’âge de deux ans, sont déjà dualistes : le dualisme est bien une conception naturelle et intuitive de l’univers à laquelle on n’échappe que difficilement ». dualisme a perdu de sa force, à tout le moins parmi les philosophes et les scientifiques. La philosophie des Lumières, puis le développement plus récent des sciences cognitives, l’a mis à mal. Pourtant, le dualisme, rejeté par la plupart des intellectuels du domaine, demeure en France et dans le monde, et tout l’objet de notre prochain café philo est de tenter d’en comprendre les raisons ». Propos recueillis par Gilles CARVOYEUR