Max Bauer (CR 83) : « Pour une plateforme écologique agricole »
En 2008, Max Bauer défendait l’idée du traitement et de la revalorisation des produits végétaux verts (professionnels, publics et privés), grâce à la mise en…

Engagée depuis les années 2000 sur la problématique des composts de végétaux douteux ou à base de boues de stations d'épuration, l'UNIPHOR a réfléchi aux positions à adopter pour améliorer les procédés utilisés. Tout en restant dans un cadre environnemental respectueux des normes, et en privilégiant le réalisme de la pratique des techniques préconisées. Après plusieurs concertations et réunions techniques, le concept de « Plateforme écologique agricole », permettant le recyclage et la revalorisation de l'ensemble des produits verts, a vu le jour.

INTEGRATION DANS LES EXPLOITATIONS AGRICOLES « Ce concept peut être intégré dans toutes les exploitations agricoles, dont la surface disponible doit être, au minimum de 1 ha 500 ares, ou sur des terrains agricoles appartenant à des collectivités locales, départementales ou régionales. L'activité pourra être principale ou complémentaire. Elle peut être modulable en fonction des régions, des produits traités et des produits valorisés souhaités à la sortie, et prend en compte un cahier des charges et les normes fixées par l'ADEME », explique Max Bauer.
Cette activité agricole, s'inscrivant dans le développement durable, peut être un complément de ressources mais aussi une solution pour les professionnels du paysage (pépiniéristes, viticulteurs, horticulteurs), voire un avenir prometteur pour les productions bio. Pour le vice-président national de la Coordination Rurale : « Ce projet s'inscrit dans le cadre des préconisations souhaitées par le président de la République, c'est à dire parvenir, en 2020, à 23% d'utilisation d'énergie renouvelable, en réduisant la consommation d'énergie fossile de 20% ».


TRAITEMENT DE 100% DES PRODUITS ENTRANTS En effet, la filière bois étant la source majeure d'énergie renouvelable, ce concept permettrait le traitement de 100% des produits entrants : tailles de haies d'arbustes d'arbres d'alignements ou d'ombrages, tontes de gazons, résidus de cultures agricoles, sylviculture, débroussaillements forestiers à base de résineux ou non, élimination de bois ou végétaux douteux (atteints de chancre, nématodes, fusarioses ou autres). Max Bauer précise les contours du concept : « Il permettrait, la valorisation de 100% des produits sortants sous diverses formes : compost végétal, exempte de toute incorporation de boues urbaines de station d'épuration, fabrication de Bois Raméal Fragmenté (BRF) qui a pour fonction la restructuration des sols et le paillage pour les travaux paysagers, biomasse avec le traitement de toute matière organique pouvant fournir de l'énergie (production de chaleur ou d'électricité).
Cette production pourrait aussi générer du biogaz ou des biocarburants pour les véhicules, en visant, de plus, l'autosuffisance énergétique des plateformes ».
















« Ce concept peut être intégré dans toutes les exploitations agricoles, dont la surface disponible doit être, au minimum de 1 ha 500 ares, ou sur des terrains agricoles appartenant à des collectivités locales, départementales ou régionales. L’activité pourra être principale ou complémentaire. Elle peut être modulable en fonction des régions, des produits traités et des produits valorisés souhaités à la sortie, et prend en compte un cahier des charges et les normes Rurale : « Ce projet s’inscrit dans le cadre des préconisations souhaitées par le président de la République, c’est à dire parvenir, en 2020, à 23% d’utilisation d’énergie renouvelable, en réduisant la consommation d’énergie fossile de 20% ». permettrait, la valorisation de 100% des produits sortants sous diverses formes : compost végétal, exempte de toute incorporation de boues urbaines de station d’épuration, fabrication de travaux paysagers, biomasse avec le traitement de toute matière organique pouvant fournir de Cette production pourrait aussi générer du biogaz ou des biocarburants pour les véhicules, en visant, de plus, l’autosuffisance énergétique des plateformes ». • Propos recueillis par Gilles CARVOYEUR