Patrick Martinelli : « Pour la gestion de l’eau, nous faisons face à un grand chantier…
Le 14 novembre, Emmanuelle Wargon, secrétaire d’état auprès de la ministre de la transition écologique et solidaire, s’est rendue à Pierrefeu-du-Var pour…

Parce que le territoire est régulièrement impacté par les épisodes de sécheresse, les élus ont mis en place un processus de concertation entre agriculteurs, élus et associations environnementales pour s’adapter à ces dérèglements climatiques et construire un Plan de gestion de la ressource en eau (PGRE). L’occasion pour Emmanuelle Wargon d’échanger sur ces problématiques vécues par le territoire et réfléchir à la mise en œuvre des actions autour du grand cycle de l’eau. C’était aussi l’objectif affiché par Patrick Martinelli, maire et président de la Commission Locale de l’Eau. Président du Syndicat Mixte du Bassin Versant du Gapeau (SMBVG), depuis sa création suite aux crues de janvier 2014, il a raconté son vécu d’élu à la représentante (CASSB, CCVG, CCMPM, METROPOLE TPM, CAPV, CCCV). D’où un certain casse-tête administratif !
CHANTIER ADMINISTRATIF TRES COMPLEXE

remarquer, avec pertinence, Patrick Martinelli. Car, le SMBVG est une structure porteuse. Elle a la charge du SAGE Gapeau, dont l’élaboration arrive à échéance avec une enquête publique en décembre et une approbation par le préfet au 1er trimestre 2020. Elle gère le PAPI Gapeau, actuellement PAPI d’intention, qui passait en commission de bassin le 21 novembre, pour devenir un PAPI complet, réparti en 7 axes et 50 actions (Montant prévisionnel de 24 millions d’€). Le SMBVG porte aussi le Plan de Gestion de la Ressource en Eau (PGRE), intégré au SAGE. Bref, les dossiers ne manquent pas pour les élus du territoire.
RESSOURCE EN EAU

Face à ce bilan, Emmanuelle Wargon a félicité la Commission Locale de l’Eau dans l’élaboration du Plan de Gestion de la Ressource et Eau, volet opérationnel du SAGE (Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux), en cours d’élaboration sur le volet quantité. Toutefois, elle s’est interrogée sur la question de la ressource en eau. En effet, la problématique essentielle reste la ressource en eau. Le territoire s’étend sur 550 km2, compte 150 000 habitants et les projections démographiques à 2030 font état d’une augmentation de 20% de la population, la portant à 180 000 habitants.
Concrètement chaque année, 26 millions de mètres cubes sont prélevés, surtout en période estivale, dont 75% pour l’irrigation (95 % par les canaux gravitaires). On constate un état assez dégradé de certains canaux d’où une perte de ressource significative. De plus, comme les usages ont changé, un certain volume est prélevé pour un usage domestique et non agricole, notamment l’automne.
EN PRÉSENCE DE :
Jean-Luc VIDELAINE, préfet du Var, François de CANSON, maire de La Londe-les-Maures, président de Méditerranée Porte des Maures. Des directeurs de la Direction Départementale et de la Mer, de l’Agence de l’Eau, de la DREAL, de l’AFB, de la Chambre d’Agriculture du Var, de la Fédération Hydraulique du Var, et des représentants de communes, intercommunalités, Région et Société du Canal de Provence.
Depuis 2014, j’ai vu les acteurs se mobiliser autour des thématiques du grand cycle de l’eau. Le Syndicat Mixte est monté en puissance depuis sa création, par le portage de nombreux projets dont le SAGE mais aussi grâce à la concertation menée au sein de la Commission Locale de l’Eau. À ce jour, le Syndicat Mixte représente 15 communes (et bientôt 22) incluses dans 6 intercommunalités
Depuis 2018, la compétence GEMAPI a été transférée aux EPCI puis au Syndicat Mixte mais elle ne prend pas en compte toutes les compétences du grand cycle de l’eau comme l’animation, la sensibilisation, qui sont des volets indispensables pour la mise en place des différentes actions. Elles restent des compétences facultatives des communes, mais elles sont pourtant indispensables au territoire. Les transferts de compétences GEMAPI et compétences dites lors GEMAPI, des communes vers les EPCI et des EPCI vers le Syndicat Mixte se traduisent par un grand chantier administratif. Il serait plus facile pour la gestion administrative, technique et financière que la loi impose un transfert d’un seul bloc du grand cycle de l’eau car la réalisation des études et des travaux vont de pair avec l’animation du territoire
Ce territoire est marqué par un climat méditerranéen avec des étiages sévères en été et des crues importantes en automne. Ces phénomènes sont accentués par un fort dynamisme démographique et une forte présence touristique. Aussi, les cours d’eau font face à cette forte augmentation des pressions humaines, sans compter les effets du changement climatique. La surexploitation des ressources en eau, souterraines et superficielles, est un problème majeur. Les besoins sont d’autant plus importants du fait de la fréquentation touristique en été, pendant les périodes de sécheresse
Grâce à la concertation, un consensus a été trouvé entre les acteurs du territoire
du gouvernement : « Depuis 2014, j’ai vu les acteurs se mobiliser autour des thématiques du grand cycle de l’eau. Le Syndicat Mixte est monté en puissance depuis sa création, par le portage de nombreux projets dont le SAGE mais aussi grâce à la concertation menée au sein de la Commission Locale de l’Eau. À ce jour, le Syndicat Mixte représente 15 communes (et bientôt 22) incluses dans 6 intercommunalités « Depuis 2018, la compétence GEMAPI a été transférée aux EPCI puis au Syndicat Mixte mais elle ne prend pas en compte toutes les compétences du grand cycle de l’eau comme l’animation, la sensibilisation, qui sont des volets indispensables pour la mise en place des différentes actions. Elles restent des compétences facultatives des communes, mais elles sont pourtant indispensables au territoire. Les transferts de compétences GEMAPI et compétences dites lors GEMAPI, des communes vers les EPCI et des EPCI vers le Syndicat Mixte se traduisent par un grand chantier administratif. Il serait plus facile pour la gestion administrative, technique et fi nancière que la loi impose un transfert d’un seul bloc du grand cycle de l’eau car la réalisation des études et des travaux vont de pair avec l’animation du territoire », a fait « Ce territoire est marqué par un climat méditerranéen avec des étiages sévères en été et des crues importantes en automne. Ces phénomènes sont accentués par un fort dynamisme démographique et une forte présence touristique. Aussi, les cours d’eau font face à cette forte augmentation des pressions humaines, sans compter les effets du changement climatique. La surexploitation des ressources en eau, souterraines et superfi cielles, est un problème majeur. Les besoins sont d’autant plus importants du fait de la fréquentation touristique en été, pendant les périodes de sécheresse », a détaillé Patrick « Grâce à la concertation, un consensus a été trouvé entre les acteurs du territoire », a conclu Propos recueillis par Gilles CARVOYEUR