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Hubert Falco : « Picasso à Toulon ! Et pourquoi pas » ?

Lors du vernissage de l’exposition « Picasso et le paysage méditerranéen », Hubert Falco a lancé cette phrase qui traduit l’ambition de la nouvelle capitale…

RGPar Rédaction Gazette du VarJournaliste 11 décembre 2019 Lecture : 3 min
Hubert Falco : « Picasso à Toulon ! Et pourquoi pas » ?
Hubert Falco : « Picasso à Toulon ! Et pourquoi pas » ?© La Gazette du Var
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Autant dire que le maire de Toulon était heureux de partager avec tous les Toulonnais la fierté d'inaugurer, dans le Musée d'Art, totalement transformé sans renier son histoire, l'exposition « Picasso et le paysage méditerranéen ». PREMIER MUSÉE DES BEAUX-ARTS Pour Hubert Falco : « C'était un pari, c'était un défi, nous l'avons relevé !

Hubert Falco : « Picasso à Toulon ! Et pourquoi pas » ?

Toulon, ville d'histoire, possède un patrimoine, riche de bâtiments ou d'éléments architecturaux prestigieux dans notre Musée d'Art, qui date de 1888, édifié dans un style évoquant la Renaissance italienne. Mais, là comme ailleurs, le temps avait fait son œuvre, et malgré une première étape de réhabilitation, qui lui avait rendu son lustre architectural, le musée était toujours à l'étroit dans ses murs. Il n'était plus aux normes actuelles en termes d'accessibilité, de sécurité et de conservation ».

Le maire a expliqué son objectif : « Notre volonté, notre ambition, à la hauteur de la vitalité culturelle de notre ville et de notre territoire, était de faire du Musée d'Art de Toulon un établissement moderne, le premier musée des Beaux-Arts du département, lui permettant d'une part, de valoriser ses collections et, d'autre part, d'accueillir des expositions temporaires d'envergure nationale et internationale. Notre ville, notre territoire tout entier, notre Métropole vivent, désormais, au rythme de la culture, et il s'agissait de renforcer cette dynamique culturelle à Toulon comme sur l'ensemble de notre territoire métropolitain ».

Car, le Musée d'Art est au cœur du Pôle culturel de la ville, à proximité immédiate du Centre d'Art départemental, de l'Opéra, du Théâtre Liberté scène nationale créé en 2011, des cinémas ouverts en 2003, de la Maison de la Photographie. Bref, c'est l'un des éléments essentiels de l'effervescence culturelle toulonnaise qu'animent également les grands événements et festivals musicaux (musique classique et jazz, Festival Design Parade, organisée par la Villa Noailles, Fête du Livre du Var).

UNE IDÉE BRILLANTE De son côté, dans une intervention teintée de beaucoup d'humour, Jean-Luc Videlaine, le préfet du Var, a complété les propos de l'ancien ministre.

« En 1928, Salvador Dali arrive à Paris et se rend chez Picasso. Dali lui dit : « Je suis venu vous voir avant d'aller au Louvre ». Picasso lui aurait répondu : « Vous avez bien fait ». » L'anecdote, racontée par Pierre Daix, me revenait en tête dans la perspective de ce qui est un grand jour pour Toulon.

Réouverture, rénovation, renouveau, requalification, redéploiement. On peut décliner les termes, on peut exprimer admiration et reconnaissance pour l'œuvre accomplie.

Pablo Picasso et le musée de Toulon sont de la même génération, de l'époque où l'on parlait des beaux-arts plus que de la culture. Idée brillante que d'avoir choisi pour cette réouverture celui qui fut, et est encore, un classique de la modernité mais aussi, ne l'oublions pas, un monument de la transgression.

Même si, ici et aujourd'hui, c'est le Picasso paisible et rieur qui se donne à admirer, n'oublions pas ce que nous avons tous entendu un jour ou l'autre, du moins pour les plus âgés d'entre nous « un enfant de cinq ans en ferait autant » ! Quand il était interpellé sur ce registre, Picasso disait : « J'ai du mal à répondre, moi à cinq ans, je dessinais comme Raphaël » (...)

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Le représentant de l'État a ajouté : « Le musée rouvert et redécouvert nous rappelle deux choses au moins : l'irrigation culturelle est, par essence, une fonction des métropoles. Je n'évoque pas là les statuts ou les compétences juridiques mais bien ce que la grande ville doit non seulement à ses habitants mais aussi à tous ceux qui profitent de son rayonnement.

Dans ce champ culturel, l'action publique est indispensable. L'État est loin d'en avoir le monopole. Mais, il démontre à Toulon, il sait faire preuve d'un engagement technique et financier qui est constant, intense et sincère ».

Pour Hubert Falco : « C’était un pari, c’était un défi, nous l’avons relevé ! Toulon, ville d’histoire, possède un patrimoine, riche de bâtiments ou d’éléments architecturaux prestigieux dans notre Musée d’Art, qui date de 1888, édifié dans un style évoquant la Renaissance italienne. Mais, là comme ailleurs, le temps avait fait son œuvre, et malgré une première étape de réhabilitation, qui lui avait rendu son lustre architectural, le musée était toujours à l’étroit dans ses murs. Il n’était plus aux normes actuelles en termes d’accessibilité, de sécurité et de conservation ». volonté, notre ambition, à la hauteur de la vitalité culturelle de notre ville et de notre territoire, était de faire du Musée d’Art de Toulon un établissement moderne, le premier musée des Beaux-Arts du département, lui permettant d’une part, de valoriser ses collections et, d’autre part, d’accueillir des expositions temporaires d’envergure nationale et internationale. Notre ville, notre territoire tout entier, notre Métropole culturelle à Toulon comme sur l’ensemble de notre territoire métropolitain ». “En 1928, Salvador Dali arrive à Paris et se rend chez Picasso. Dali lui dit : « Je suis venu vous voir avant d’aller avez bien fait ».“ d’entre nous « un enfant de cinq ans en ferait Picasso disait : « J’ai du mal à répondre, moi à cinq ans, je dessinais comme Raphaël » (...) ! rouvert et redécouvert nous rappelle deux choses au moins : L’irrigation culturelle est, par essence, une fonction des métropoles. Je n’évoque pas là les statuts ou les compétences juridiques mais bien ce que la grande ville doit non seulement à ses habitants mais aussi à tous ceux qui profitent de son rayonnement. Dans ce champ culturel, l’action publique est indispensable. L’État est loin d’en avoir le monopole. Mais, il le démontre à Toulon, il sait faire preuve d’un engagement technique et financier qui est constant, intense et sincère ». • Propos recueillis par Gilles CARVOYEUR