Jean-Pierre Giran : « L’excès administratif ne doit pas hypothéquer les travaux contre les…
À la suite de l’épisode climatique méditerranéen qui a touché la commune de Hyères, Jean-Pierre Giran a tiré un bilan plutôt positif de ces 36 heures, placées…

En effet, en 2014, année de la dernière grande inondation, sur le bassin versant du Gapeau, on avait enregistré 200 mm de précipitation et 60 mm sur la commune de Hyères. En 2019, on a compté 250 mm sur le bassin versant du Gapeau et 80 mm sur la ville », a fait remarquer Jean-Pierre Giran, en préambule de son intervention.

Malgré l’intensité de l’épisode, les effets ont été très réduits. Pourquoi ? Parce que la ville a fait des travaux. Ainsi, la commune a mis en place un bassin de rétention sous la place Clemenceau. Elle a également engagé des travaux sous les routes et au niveau des berges du Gapeau et du Roubaud, une autre rivière qui traverse la ville. Tous ces investissements ont eu un effet positif.
EVENEMENT CLIMATIQUE IMPORTANT
Pour le premier magistrat, cela démontre l’intensité de l’épisode pluvieux, confirmée par le débit du Gapeau à savoir 396 m3 en 2014 et 407 m3 en 2019. Bref, tous les éléments convergent pour décrire un événement climatique important. Malgré tout, le maire se félicite que la ville n’a pas enregistré de graves dégâts, sauf dans le quartier de l’Oratoire et à l’Ayguade, où l’exutoire du Gapeau a été bouché par la houle venant de la mer. En outre, l’élu local est conscient qu’il faudra engager des travaux au niveau de l’exutoire afin que cette situation ne se reproduise pas. Par ailleurs, il note que seuls les agriculteurs ont connu des dégâts mais, il les assure de son soutien en lien avec la Chambre d’Agriculture du Var. Jean-Pierre Giran en conclut positivement :
DES TRAVAUX UTILES
Il a évoqué, sans les nier, les difficultés rencontrées au niveau du quartier de l’Oratoire, malgré la pose d’un système qui doit empêcher l’eau du Gapeau de refouler dans les canalisations du lotissement. Deuxième point positif pour le maire : Le travail réalisé par la cellule de crise, dirigée par Fabrice Werber, qui a permis de connaître, en temps réel, notamment grâce à des caméras, le niveau des cours d’eau.
Ces dispositifs ont permis de prévenir la population, à travers trois messages successifs et faire connaître aux habitants l’état du danger. Ces messages permettent également d’avertir la population en cas d’évacuation, comme cela a été le cas pour les habitants du quartier de l’Oratoire. Ainsi, 400 personnes ont été relogées dans la famille ou chez des amis et 100 ont été hébergées dans une salle municipale. Résultat, la ville n’a connu aucune inondation dans le centre-ville comme cela avait été le cas en 2014 et 2015.
LA PROMENADE DE LA MER A RESISTE À LA TEMPETE
Enfin, avec un grand sourire sur les lèvres, il a contredit tous ceux qui sur les réseaux sociaux, qu’il surnomme les Jérémy et qui s’évertuent, à tort, à crier à la catastrophe. Évidemment sans raison. Le maire cite, notamment, le cas de la promenade de la mer, entre l’Ayguade et le port, qui a parfaitement résisté aux aléas climatiques, de ces deux derniers jours. Désormais, après ce baptême imprévu, la promenade est digne de faire partie du patrimoine hyèrois !
UN APPEL AU PREFET DU VAR
De tout cela, Jean-Pierre Giran tire des leçons et souhaite tenir compte de cette expérience.
Cela démontre que les travaux engagés par la ville ont été efficaces et qu’il faut les continuer, car les inondations vont continuer et la pluie retombera avec autant d’intensité. Il faut continuer de rendre hermétiques les berges du Gapeau. Je pense que c’est aussi la volonté du Syndicat Mixe du Bassin Versant de la Vallée du Gapeau et de la Métropole puisque, désormais, c’est TPM qui est en charge de la mise en œuvre du PAPI, le plan de prévention des inondations. Seulement, les travaux, c’est long ! Il faudrait pouvoir obtenir des dérogations comme lors des travaux d’urgence sur le Gapeau dans le quartier de l’Oratoire. Dérogation que nous avait accordé Pierre Soubelet, le préfet du Var de l’époque. J’appelle donc de mes vœux le Préfet du Var et le Syndicat Mixte pour que des travaux d’urgence puissent être menés. Parce qu’il ne faut pas que l’excès d’administration hypothèque les travaux ? Maintenant, il faut agir vite ! Enfin, sur le secteur de Golfe-Hôtel, l’un des secteurs les plus exposés de la commune, car c’est une zone naturelle d’expansion des crues, il faut agir vite en déplaçant le lycée de Golf-Hôtel. Ce dossier remonte déjà à trois ans, année où nous avons décidé de le transférer face à l’hôpital sur un terrain appartenant à la Ville. La Région s’est engagée. TPM soutient ce transfert. La Ville est déterminée. Il ne faut plus perdre de temps. Maintenant, il faut le transférer. Nous avons une réunion très prochainement avec le Préfet pour décider de travaux de mise en sécurité. On ne met pas un sparadrap sur une hémorragie ! Les événements de ces dernières heures démontrent que le transfert du lycée est devenu obligatoire.
n effet, en 2014, année de la dernière grande inondation, sur le bassin versant du Gapeau, on avait enregistré 200 mm de précipitation et 60 mm sur la commune de Hyères. En 2019, on a compté 250 mm sur le bassin versant du Gapeau et 80 mm sur la ville », a fait « Malgré l’intensité de l’épisode, les effets ont été très réduits. Pourquoi ? Parce que la ville a fait des travaux. Ainsi, la commune a mis en place un bassin de rétention sous la place Clemenceau. Elle a également engagé des travaux sous les routes et au niveau des berges du Gapeau et du Roubaud, une autre rivière qui traverse la ville. Tous ces investissements ont eu un effet positif ». « Ces dispositifs ont permis de prévenir la population, à travers trois messages successifs et faire connaître aux habitants l’état du danger. Ces messages permettent également d’avertir la population en cas d’évacuation, comme cela a été le cas pour les habitants du quartier de l’Oratoire. Ainsi, 400 personnes ont été relogées dans la famille ou chez des amis et 100 ont été hébergées dans une salle municipale. Résultat, la ville n’a connu aucune inondation dans le centre-ville comme cela avait été le cas « Cela démontre que les travaux engagés par la ville ont été efficaces et qu’il faut les continuer, car les inondations vont continuer et la pluie retombera avec autant d’intensité. Il faut continuer de rendre hermétiques les berges du Gapeau. Je pense que c’est aussi la volonté du Syndicat Mixe du Bassin Versant de la Vallée du Gapeau et de la Métropole puisque, désormais, c’est TPM qui est en charge de la mise en œuvre du PAPI, le plan de prévention des inondations. Seulement, les travaux, c’est long ! Il faudrait pouvoir obtenir des dérogations comme lors des travaux d’urgence sur le Gapeau dans le quartier de l’Oratoire. Dérogation que nous avait accordé Pierre Soubelet, le préfet du Var de l’époque. J’appelle donc de mes vœux le Préfet du Var et le Syndicat Mixte pour que des travaux d’urgence puissent être menés. Parce qu’il ne faut pas que l’excès d’administration hypothèque les travaux ? Maintenant, il faut agir vite ! Enfin, sur le secteur de Golfe-Hôtel, l’un des secteurs les plus exposés de la commune, car c’est une zone naturelle d’expansion des crues, il faut agir vite en déplaçant le lycée de Golf-Hôtel. Ce dossier remonte déjà à trois ans, année où nous avons décidé de le transférer face à l’hôpital sur un terrain appartenant à la Ville. La Région s’est engagée. TPM soutient ce transfert. La Ville est déterminée. Il ne faut plus perdre de temps. Maintenant, il faut le transférer. Nous avons une réunion très prochainement avec le Préfet pour décider de travaux de mise en sécurité. On ne met pas un sparadrap sur une hémorragie ! Les événements de ces dernières heures démontrent que le transfert du lycée est Propos recueillis par Gilles CARVOYEUR