Patrick Martinelli : « Lors des intempéries, la commune a réagi de manière optimale »
Suite aux intempéries des 23 et 24 novembre derniers, retour sur la chronologie du plan d’actions, mis en place par Patrick Martinelli et l’équipe municipale,…
À l'issue de ces deux jours de crise, Patrick Martinelli, le maire, avait tenu à remercier toutes les forces de gendarmerie, des pompiers, du Conseil Départemental, ainsi que le personnel de l'EHPAD André Blanc « qui ont contribué par leur professionnalisme et leur engagement, avec les agents de la commune et du Syndicat Mixte du Bassin Versant du Gapeau à la sécurité de tous ».
CONNAISSANCE DU TERRITOIRE Revenant sur cet épisode méditerranéen intense, le maire raconte : « L'exercice de crise fictive du mois de février, réalisé en mairie avec tous les protagonistes de la cellule de crise, a permis de parfaire les mécanismes de gestion, parfois délicats à gérer, à améliorer la coordination des actions. Mais la connaissance parfaite du territoire, des routes et des locaux communaux, ainsi que la grande implication des forces en présence ont permis de gérer la crise de la meilleure manière que ce soit.
Même la cellule d'hébergement, destinée à recueillir les victimes potentielles des inondations a été déplacée au dernier moment du fait de l'occupation de la salle par la foire aux santons annuelle. Les facultés d'adaptation du personnel communal ont conduit à prendre la décision de délocaliser ce lieu d'hébergement dans le nouveau complexe sportif du Pas de la Garenne.
Patrick Martinelli reprend : « Les actions sur le terrain ont pu être coordonnées de façon optimale et la population a pu être renseignée en temps réel des informations qui parvenaient en mairie. La majeure partie des consignes de sécurité, distillées par les moyens d'information de la ville, a été respectée par les habitants.
La commune est devenue une île pendant quelques heures. Pourtant, cet épisode climatique a été plus faible que celui de 2014, les relevés de volumes de pluie et des seuils de crue en témoignent.
INCONSCIENCE Pourtant le maire appelle ses concitoyens à la raison : « Dans chaque crise de ce type, quelques irréductibles bravent le danger en forçant le passage entravé par des barrières et parfois la présence de personnel pour sécuriser les accès, d'une route barrée et inondée pour aller faire des courses dans la zone commerciale du coin. Inconscience ou bêtise ? Quelle urgence vaut le prix de se mettre personnellement ou les équipes pouvant porter secours en danger, en bravant de telles consignes ?
Aucune ! Faut-il rappeler que lorsque des routes sont barrées par les services du Conseil Départemental ou par ceux de la commune, c'est qu'un danger mortel grave et imminent existe, notamment d'être emporté par le courant et la force du cours d'eau en crue.
» RETOUR SUR DEUX JOURS DE CRISE Sitôt informé de la vigilance Orange, la ville a déclenché sa cellule de crise et son plan communal de sauvegarde. Samedi 23 novembre 7h15. La cellule de crise restreinte se réu-nit autour de Patrick Martinelli pour faire un premier point sur l'état de la situation des routes et de l'évolution des cours d'eau.
8h30. Le standard téléphonique de la mairie est ouvert afin d'apporter toute information utile à la population et recueillir tout appel de secours. En fin de journée, près de 170 appels téléphoniques ont été traités.
9h08. Le plan communal de sauvegarde est déclenché. Depuis la veille, Patrick Martinelli et son équipe rapprochée ont diffusé, via le site de la commune et les réseaux sociaux, les alertes d'usages, auprès des personnes vulnérables ou potentiellement les plus exposées au risque de crue torrentielle ou d'inondation du Réal Martin, risque annoncé par Météo France.
09h30. La cellule de crise œuvre avec les principaux acteurs : élus, gendarmerie et pompiers de Pierrefeu, agents du Conseil Départemental, agents administratifs et techniques de la commune et du Syndicat Mixte du Bassin Versant du Gapeau.
13h30. Au cours de la journée, près d'une dizaine de personne vont être accueillies, réconfortées et se restaurer au chaud. Dans la soirée, cinq personnes sont prises en charge pour l'hébergement de la nuit, 4 à l'hôtel du village qui a proposé dès le matin son aide, tandis qu'une personne âgée de 94 ans est prise en charge à l'EHPAD André blanc.
Toutes ont regagné leur domicile le lende-main.
17h30. Les habitants des quartiers de la Rivière, de la Gravière et du Logis sont informés que l'événement climatique pour-rait entraîner une hausse des cours d'eau.
Restant vigilante sur les conduites à tenir, la commune est à l'écoute de leurs besoins par le biais de l'élu d'astreinte. 18h04. Décision est prise de lever la cel-lule de crise et de maintenir une vigilance et une mobilisation des personnels de façon restreinte, la majorité des personnes et des biens étant désormais en sûreté.
20h30. Toute la nuit, les équipes de terrain et les élus sont en contact afin de surveil-ler l'évolution de l'événement climatique, annoncé alarmant par les alertes de la pré-fecture.
par leur professionnalisme et leur engagement, avec les agents de la commune et du Syndicat Mixte du Bassin Versant du Gapeau à la sécurité de tous ». maire raconte : « L’exercice de crise fictive du mois de février, réalisé en mairie avec tous les protagonistes de la cellule de crise, a permis de parfaire les mécanismes de gestion, parfois délicats à gérer, à améliorer la coordination des actions. Mais la connaissance parfaite du territoire, des routes et des locaux communaux, ainsi que la grande implication des forces en présence ont permis de gérer la crise de la meilleure manière que ce soit. Même la cellule d’hébergement, destinée à recueillir les victimes potentielles des inondations a été déplacée au dernier moment du fait de l’occupation de la salle par la foire aux santons annuelle. Les facultés d’adaptation du personnel communal ont conduit à prendre la décision de délocaliser ce lieu d’hébergement dans le nouveau complexe sportif du Pas de la Garenne. ont pu être coordonnées de façon optimale et la population a pu être renseignée en temps réel des informations qui parvenaient en mairie. La majeure partie des consignes de sécurité, distillées par les moyens d’information de la ville, a été respectée par les habitants. La commune est devenue une île pendant quelques heures. Pourtant, cet épisode climatique a été plus faible que celui de 2014, les relevés de volumes de pluie et des seuils de crue en témoignent. « Dans chaque crise de ce type, quelques irréductibles bravent le danger en forçant le passage entravé par des barrières et parfois la présence de personnel pour sécuriser les accès, d’une route barrée et inondée pour aller faire des courses dans la zone commerciale du coin. Inconscience ou bêtise ? Quelle urgence vaut le prix de se mettre personnellement ou les équipes pouvant porter secours en danger, en bravant de telles consignes ? Aucune ! Faut-il rappeler que lorsque des routes sont barrées par les services du Conseil Départemental ou par ceux de la commune, c’est qu’un danger mortel grave et imminent existe, notamment d’être emporté par le courant et la force du cours d’eau en crue ». •