26/07/2026

Bernard Jobert : « La Croix-Valmer est une commune attractive agréable à vivre »

Le 7 janvier à la salle des fêtes, la cérémonie des vœux revêtait une ambiance particulière, puisque située quelques semaines avant les élections municipales.

RGPar Rédaction Gazette du VarJournaliste 22 janvier 2020 Lecture : 7 min
Bernard Jobert : « La Croix-Valmer est une commune attractive agréable à vivre »
Bernard Jobert : « La Croix-Valmer est une commune attractive agréable à vivre »© La Gazette du Var
Partager

Auparavant le premier adjoint s'était conformé à la loi, en ne dressant pas de bilan et en ne formalisant pas de projets : « Je vais devoir en faire de même, mais je suis persuadé que, malgré ce manque de contenu dans nos discours respectifs, chacun saura faire la part des choses et tirer de chacune de nos interventions des éléments positifs » (...) NI BILAN, NI PROJETS... « Cet échange de politesses, traditionnel depuis cinq ans, n'est pas feint : au contraire, cette année, il prend encore plus de relief, parce qu'il témoigne d'un travail bien mené depuis 2015, en total respect mutuel avec chacun des membres de l'équipe » (...)

« Je n'aurai donc pas le privilège cette année d'évoquer notre bilan ou de parler de nos projets lancés ces derniers mois. Heureusement, comme bon nombre de mes collègues maires, j'avais devancé cette interdiction, en étant plus prolixe l'an dernier et en ne manquant pas, dans les délais légaux, de communiquer sur ce que nous avons fait et que ce que nous avons prévu de faire. Comme je le disais à l'instant, des recommandations toutes plus sévères et contraignantes m'ont été données pour ne pas se mettre hors-jeu.

Car, nous sommes en période électorale, vous l'avez compris. Alors, pas d'erreur, pas de maladresses d'annonces qui pourraient être interprétées comme une invitation au vote futur. On ne parle pas de bilan car il risque d'être un tissu de louanges à l'équipe sortante.

On ne parle pas de projets, cars ils engageraient mon équipe dans une sorte de programme. Ce qui est strictement interdit et peut être sanctionné, de même qu'évoquer l'annonce de ma candidature prochaine », a fait remarquer Bernard Jobert (...)

LE BIDE DU PARKING Puisqu'il ne peut rien dire, plutôt que de se taire Bernard Jobert va adopter une autre voie étroite et risquée, qui consiste à dire ce qui n'a pas été fait ou mal fait : « C'est un peu risqué, c'est vrai, mais après tout c'est tout ce qu'on peut dire en détail ce soir ! Ne craignant pas les foudres des censeurs de tout poil, je vais me lancer dans cet exercice qui n'est pas à notre avantage mais qui est légal. En fait, je vais vous parler des bides de notre mandat.

Le premier, le plus gros, le jardin du train des pignes. Tout avait pourtant bien débuté, nous étions enthousiastes et allions enfin régler le problème du stationnement au centre du village, au bénéfice des commerçants qui animent la rue centrale et la place des Palmiers. Nous avons donc écouté les multiples conseillers en sécurité qui, avant même l'arrivée de la première pelleteuse, nous ont fait interdire l'accès de ce parking, couper les arbres qui allaient gêner les manœuvres et déposer l'éclairage public.

L'entreprise mandataire vint clôturer l'emprise du chantier, y déposer sa base vie et les mois passèrent rapidement... sans que rien ne se passe. Oh, nous ne sommes pas restés les bras ballants, mais la réglementation draconienne s'imposa à nous, avec une étude approfondie du sol et de ses alentours.

Les demandes de l'entreprise devinrent plus pressantes. Le prix demandé dépassait 3 millions d'€, alors que nous avions signé à 1,9 million. Nous ne sommes pas arrivés à nous mettre d'accord, l'entreprise étant incapable de réaliser ce parking au prix convenu.

Nous lui avons demandé de nous rendre les lieux. Naturellement, l'entreprise n'était pas contente, et devait avoir l'habitude de traiter avec des municipalités qui acceptent des augmentations délirantes. Elle a fini par partir...

mais nous n'avons toujours pas de parking » !

Bernard Jobert : « La Croix-Valmer est une commune attractive agréable à vivre »

Puisqu’il ne peut rien dire, plutôt que de se taire Bernard Jobert va adopter une autre voie étroite et risquée, qui consiste à dire ce qui n’a pas été fait ou mal fait : « C’est un peu risqué, c’est vrai, mais après tout c’est tout ce qu’on peut dire en détail ce soir ! Ne craignant pas les foudres ces censeurs de tout poil, je vais me lancer dans cet exercice qui n’est pas à notre avantage mais qui est légal. En fait, je vais vous parler des bides de notre mandat. Le premier, le plus gros, le jardin du train des pignes. Tout avait pourtant bien débuté, nous étions enthousiastes et allions enfin régler le problème du stationnement au centre du village, au bénéfice des commerçants qui animent la rue centrale et la place des Palmiers. Nous avons donc écouté les multiples conseillers en sécurité qui, avant même l’arrivée de la première pelleteuse, nous ont fait interdire l’accès de ce parking, couper les arbres qui allaient gêner les manœuvres et déposer l’éclairage public. L’entreprise mandataire vint clôturer l’emprise du chantier, y déposer sa base vie et les mois passèrent rapidement... sans que rien ne se passe. Oh, nous ne sommes pas restés les bras ballants, mais la réglementation draconienne s’imposa à nous, avec une étude approfondie du sol et de ses alentours. Les demandes de l’entreprise devinrent plus pressantes. Le prix demandé dépassait 3 millions d’€, alors que pas arrivés à nous mettre d’accord, l’entreprise étant incapable de réaliser ce parking au prix convenu. Nous lui avons demandé de nous rendre les lieux. Naturellement, l’entreprise n’était pas contente, et devait avoir l’habitude de traiter avec des municipalités qui acceptent des augmentations délirantes. Elle a fini par partir... mais nous n’avons toujours pas de parking » !

UN BOUT DE PLAGE POUR LES CHIENS Puis, Bernard Jobert a évoqué un autre sujet qui l'a laissé amer, tant la conclusion n'a pas été satisfaisante : « Je veux parler de la plage accessible aux maîtres accompagnés de leurs chiens. Devant la menace de voir supprimer le Pavillon bleu, hissé dans notre commune depuis tant d'années, et l'amorce d'un nouveau contentieux dans lequel voulait nous entraîner l'avocat d'une association bien connue dans le golfe et amie de mon collègue Roland Bruno, au prétexte que les chiens étaient vecteurs de maladies tellement incroyables qu'elles devaient être très graves, nous avons renoncé mais je n'en suis pas satisfait. Il n'y a pas de bonnes raisons qui interdisent l'accès total des chiens accompagnés à la plage, alors que les maîtres ne peuvent pas les laisser dans leur voiture ou dans leur chambre d'hôtel.

Cela revient à interdire l'accès de nos plages aux Français accompagnés de leur ami préféré. Nous sommes arrivés, pourtant, à autoriser les naturistes à pratiquer la baignade nue dans une petite crique à Briande... On devrait tout de même arriver à trouver un petit bout de plage pour les chiens sans que cela ne gêne personne...

Et puis, on ne peut pas m'accuser de faire de l'électoralisme, car il semble bien que les chiens ne votent pas » !

SUR COURANT ALTERNATIF Poursuivant son discours, le maire a reconnu avoir une autre épine dans le pied : les éclairages de Noël. « Je rêve d'une ville où le maire appuie le 1er décembre sur un bouton et que la magie s'installe dans sa ville pour les fêtes. Eh bien non !

A La Croix Valmer, malgré une longue préparation des services, électriciens, manutentionnaires, chauffeurs de nacelle, malgré tout un travail acharné, quand on appuie sur le bouton, la moitié de la ville seulement s'allume. Et quand on ré-appuie, l'autre moitié s'éteint et une autre se rallume. Vous suivez ?

Nous sommes vraiment, et ce n'est pas une blague, sur courant alternatif. Alors on me dit, comme dans beaucoup d'autres domaines, que l'on n'a pas mis assez de moyens, mais je me demande comment font les autres, et je finis par être jaloux. Attention, je ne veux accuser personne, et s'il y a un responsable, il est devant vous.

Il va vraiment falloir que je m'améliore dans bien des domaines ! J'ai d'autres sujets comme ça, mais je vais peut-être les garder pour les vœux de 2026 » !

HUMILITÉ, ÉCOUTE ET SIMPLICITÉ « Chers amis, ne soyons pas frustrés : il reste tant à faire pour la future équipe municipale que c'est plutôt réjouissant, même si cela dépend de quel côté on se place ! L'avenir de notre commune, je l'espère, s'inscrira dans une certaine continuité, faite d'humilité, d'écoute et de simplicité. Si La Croix-Valmer est une commune attractive, dynamique et agréable à vivre, faisons tout pour qu'elle le reste.

Attention, je ne suis pas là en train de faire un meeting de campagne. Je reste dans les limites fixées par la loi. Je ne dis rien, je pense à voix haute.

Et vous m'entendez. Je forme simplement le vœu que toutes celles et tous ceux qui vont se présenter au mois de mars aient en commun la passion qui doit habiter tout élu local, car dans ce monde où règnent les difficultés, la violence et l'individualisme, apporter un peu d'aide, de paix et de solidarité, c'est déjà beaucoup.

Et, en concluant son intervention le premier magistrat a lancé un message de paix : « Être à l'écoute. Soutenir. Offrir des perspectives.

Faciliter la vie. C'est simple à dire, mais plus compliqué à mettre en œuvre. Je m'y suis efforcé, avec mon équipe, pendant cinq ans, et j'ai y pris beaucoup de plaisir.

En cet instant, je tiens à remercier tous les Croisiens avec qui j'ai travaillé, dialogué, construit, argumenté. Sans les habitants de cette commune, nous autres élus, nous ne serions rien. C'est avant tout à eux, à vous, que l'on doit penser à chaque minute de notre action, et y compris ce soir, pour cette cérémonie des vœux.

« Hier n'est plus, demain n'est pas encore. Nous n'avons qu'aujourd'hui. Commençons ». Attention, c'est une citation, ce n'est pas un programme électoral. Et c'est signé Mère Teresa. Croyants ou pas, que son message de paix soit le dénominateur commun de cette cérémonie des vœux 2020 ».

projets : « Je vais devoir en faire de même, mais je suis persuadé que, malgré ce manque de contenu dans nos discours respectifs, chacun saura faire la part des choses et tirer de chacune de nos interventions des éléments positifs » (...). « Cet échange de politesses, traditionnel depuis cinq ans, n’est pas feint : au contraire, cette année, il prend encore plus de relief, parce qu’il témoigne d’un travail bien mené depuis 2015, en total respect mutuel avec chacun des membres de l’équipe » (...). « Je n’aurai donc pas le privilège cette année d’évoquer notre bilan ou de parler de nos projets lancés ces derniers mois. Heureusement, comme bon nombre de mes collègues maires, j’avais devancé cette interdiction, en étant plus prolixe l’an dernier et en ne manquant pas, dans les délais légaux, de communiquer sur ce que nous avons fait et que ce que nous avons prévu de faire. Comme je le disais à l’instant, des recommandations toutes plus sévères et contraignantes m’ont été données pour ne pas se mettre hors-jeu. Car, nous sommes en période électorale, vous l’avez compris. Alors, pas d’erreur, pas de maladresses d’annonces qui pourraient être interprétées comme une invitation au vote futur. On ne parle pas de bilan car il risque d’être un tissu de louanges à l’équipe sortante. On ne parle pas de projets, cars ils engageraient mon équipe dans une sorte de programme. Ce qui est strictement interdit et peut être sanctionné, de même qu’évoquer l’annonce de ma candidature prochaine », a fait fait ou mal fait : « C’est un peu risqué, c’est vrai, mais après tout c’est tout ce qu’on peut dire en détail ce soir ! Ne craignant pas les foudres ces censeurs de tout poil, je vais me lancer dans cet exercice qui n’est pas à notre avantage mais qui est légal. En fait, je vais vous parler des bides de notre mandat. Le premier, le plus gros, le jardin du train des pignes. Tout avait pourtant bien débuté, nous étions enthousiastes et allions enfin régler le problème du stationnement au centre du village, au bénéfice des commerçants qui animent la rue centrale et la place des Palmiers. Nous avons donc écouté les multiples conseillers en sécurité qui, avant même l’arrivée de la première pelleteuse, nous ont fait interdire l’accès de ce parking, couper les arbres qui allaient gêner les manœuvres et déposer l’éclairage public. L’entreprise mandataire vint clôturer l’emprise du chantier, y déposer sa base vie et les mois passèrent rapidement... sans que rien ne se passe. Oh, nous ne sommes pas restés les bras ballants, mais la réglementation draconienne s’imposa à nous, avec une étude approfondie du sol et de ses alentours. Les demandes de l’entreprise devinrent plus pressantes. Le prix demandé dépassait 3 millions d’€, alors que pas arrivés à nous mettre d’accord, l’entreprise étant incapable de réaliser ce parking au prix convenu. Nous lui avons demandé de nous rendre les lieux. Naturellement, l’entreprise n’était pas contente, et devait avoir l’habitude de traiter avec des municipalités qui acceptent des augmentations délirantes. Elle a fini par partir... mais nous n’avons toujours pas de parking » ! été satisfaisante : « Je veux parler de la plage accessible aux maîtres accompagnés de leurs chiens. Devant la menace de voir supprimer le Pavillon bleu, hissé dans notre commune depuis tant d’années, et l’amorce d’un nouveau contentieux dans lequel voulait nous entraîner l’avocat d’une association bien connue dans le golfe et amie de mon collègue Roland Bruno, au prétexte que les chiens étaient vecteurs de maladies tellement incroyables qu’elles devaient être très graves, nous avons renoncé mais je n’en suis pas satisfait. Il n’y a pas de bonnes raisons qui interdisent l’accès total des chiens accompagnés à la plage, alors que les maîtres ne peuvent pas les laisser dans leur voiture ou dans leur chambre d’hôtel. Cela revient à interdire l’accès de nos plages aux Français accompagnés de leur ami préféré. naturistes à pratiquer la baignade nue dans une petite crique à Briande... On devrait tout de même arriver à trouver un petit bout de plage pour les chiens sans que cela ne gêne personne... Et puis, on ne peut pas m’accuser de faire de l’électoralisme, car il semble bien que les chiens ne votent pas » ! « Je rêve d’une ville où le maire appuie le 1er décembre sur un bouton et que la magie s’installe dans sa ville pour les fêtes. Eh bien non ! À La Croix Valmer, malgré une longue préparation des services, électriciens, manutentionnaires, chauffeurs de nacelle, malgré tout un travail acharné, quand on appuie sur le bouton, la moitié de la ville seulement s’allume. Et quand on ré-appuie, l’autre moitié s’éteint et une autre se rallume. Vous suivez ? Nous sommes vraiment, et ce n’est pas une blague, sur courant alternatif. Alors on me dit, comme dans beaucoup d’autres domaines, que l’on n’a pas mis assez de moyens, mais je me demande comment font les autres, et je finis par être jaloux. Attention, je ne veux accuser personne, et s’il y a un responsable, il est devant vous. Il va vraiment falloir que je m’améliore dans bien des domaines ! J’ai d’autres sujets comme ça, mais je vais peut- être les garder pour les vœux de 2026 » ! « Chers amis, ne soyons pas frustrés : il reste tant à faire pour la future équipe municipale que c’est plutôt réjouissant, même si cela dépend de quel côté on se place ! L’avenir de notre commune, je l’espère, s’inscrira dans une certaine continuité, faite d’humilité, d’écoute et de simplicité. Si La Croix-Valmer est une commune attractive, dynamique et agréable à vivre, faisons tout pour qu’elle le reste. Attention, je ne suis pas là en train de faire un meeting de campagne. Je reste dans les limites fixées par la loi. Je ne dis rien, je pense à voix haute. Et vous m’entendez. Je forme simplement le vœu que toutes celles et tous ceux qui vont se présenter au mois de mars aient en commun la passion qui doit habiter tout élu local, car dans ce monde où règnent les difficultés, la violence et l’individualisme, apporter un peu d’aide, de paix et de solidarité, c’est déjà beaucoup. à l’écoute. Soutenir. Offrir des perspectives. Faciliter la vie. C’est simple à dire, mais plus compliqué à mettre en œuvre. Je m’y suis efforcé, avec mon équipe, pendant cinq ans, et j’ai y pris beaucoup de plaisir. En cet instant, je tiens à remercier tous les Croisiens avec qui j’ai travaillé, dialogué, construit, argumenté. Sans les habitants de cette commune, nous autres élus, nous ne serions rien. C’est avant tout à eux, à vous, que l’on doit penser à chaque minute de notre action, et y compris ce soir, pour cette cérémonie des Attention, c’est une citation, ce n’est pas un programme électoral. Et c’est signé Mère Teresa. Croyants ou pas, que son message de paix soit le dénominateur commun de cette cérémonie des vœux 2020 ». • Photo CM.