26/07/2026

Des vœux au son d’une complainte du maire

À l’occasion de la cérémonie des vœux, le maire de La Crau a parfaitement théorisé la petite phrase lancée par Hubert Falco, le 6 janvier au Théâtre Liberté :…

RGPar Rédaction Gazette du VarJournaliste 22 janvier 2020 Lecture : 3 min
puissent prendre possession d’appartements,
puissent prendre possession d’appartements,© La Gazette du Var
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Période électorale oblige, le discours était plus court qu'à l'accoutumé, la période imposant une obligation de neutralité dans le contenu de l'intervention. CRISPATIONS SOCIALES ET DOLEANCES Le maire n'a donc pas pu dresser le bilan des actions de l'année 2019, et encore moins projeter son auditoire vers 2020, pour cause d'élections municipales, les dimanches 15 et 22 mars.

puissent prendre possession d’appartements,

« Puisque que je ne peux quasiment rien dire, vous devez vous demander : « qu'est-ce qu'il va bien pouvoir nous raconter aujourd'hui » ? Après y avoir beaucoup réfléchi, j'ai décidé de vous faire partager un peu du quotidien d'un maire.

Tout d'abord, un maire c'est quoi ? Comme nous nous plaisons à le dire, il représente l'élu de proximité, à portée de baffes et d'engueulades. C'est le réceptacle et le point de convergence, de toutes les crispations sociales, et des doléances de tout ordre.

Bien évidemment, le maire n'a pas tous les pouvoirs, et n'a pas de baguette magique. Et il est parfois extrêmement difficile de le faire comprendre, lorsque vous avez à faire face, à des personnes qui sont dans la souffrance ».

sortis de terre, sur leur propre commune ?

URBANISME ET LOGEMENT SOCIAL Le Maire a cité l'exemple de l'attribution des logements sociaux. Pour illustrer son propos : « Le maire que je suis, n'a pas les mains libres sur le choix des attributaires. Mais comment expliquez à des demandeurs, qu'il n'est pas impossible que des non-craurois, puissent prendre possession d'appartements, sortis de terre, sur leur propre commune ?

Et ce, alors même que les programmes d'habitations, sont financés en partie, par les recettes fiscales des contribuables craurois.

Il en est de même pour l'urbanisme. « Monsieur le Maire, tous les terrains derrière ma propriété sont constructibles, et le mien alors » ? Comment faire accepter à une famille, qu'elle ne bénéficiera pas de la même qualité de vie que ses voisins. Du fait que pour quelques mètres, son terrain se situe en zone inondable, risque incendie, protégée, ou agricole.

Ou à l'inverse, comment ne pas mécontenter un propriétaire déjà installé, voyant d'un mauvais œil, une construction en cours à côté de la sienne, de façon pourtant légale ». SAVOIR TRANCHER DANS LE VIF Dans le même ordre d'idée, le premier magistrat a cité aussi le cas de l'emploi : « Comment répondre négativement, et quasi systématiquement, à plus de 20 demandeurs d'emplois par jour, qui comme un appel de détresse, voit dans le secteur de la fonction publique, la pérennité d'un emploi, et la perspective d'assurer le quotidien de leur famille (...)

Malheureusement, la réalité du contexte économique des finances publiques, se heurte violemment à celle du contexte social. Être maire, c'est aussi trancher dans le vif, et accepter de faire des déçus, comme lorsqu'il s'agit d'arbitrer les demandes de subventions au profit des associations, ou programmer des travaux dans telle rue, avant telle autre.

Être maire, c'est organiser des festivités pour distraire et égayer la population. C'est en satisfaire une large majorité, mais se faire enguirlander par les riverains dès le lendemain, en raison des nuisances sonores occasionnées.

De la même façon, tout le monde est heureux de se promener, et faire ses courses dans une ville propre. Y compris les automobilistes locaux mécontents d'être ralentis par les balayeuses et les laveuses, qui profitent de voiries inoccupées au petit matin pour faire leur ouvrage. Il en est de même pour des voisins, remontés par un réveil bruyant lié à leur passage » (...)

LA COMPLAINTE DU MAIRE Pour autant, le premier magistrat tempère son propos : « Alors qui, on vient plus souvent voir le maire, pour lui signaler un problème, ou lui signifier qu'on n'est pas content. Mais attention, ne vous méprenez pas. Ne voyez pas dans mon allocution, une quelconque complainte.

L'engagement politique est un choix délibéré. L'action publique prend aux tripes, elle est passionnante, parfois ingrate, mais tellement enrichissante.

Être maire, c'est effectivement avant tout et pour tout, aimer les gens. C'est partager des tranches de vie, simples, étonnantes, et rafraîchissantes » (...)

Et, à défaut de promesses, qui n'engagent que ceux qui les écoutent, les invités ont pu se rattraper sur le buffet, particulièrement fourni, période électorale oblige !

« Puisque que je ne peux quasiment rien dire, vous devez vous demander : « qu’est-ce qu’il va y avoir beaucoup réfléchi, j’ai décidé de vous faire partager un peu du quotidien d’un maire. Tout d’abord, un maire c’est quoi ? Comme nous nous plaisons à le dire, il représente l’élu de proximité, à portée de baffes et d’engueulades. C’est le réceptacle et le point de convergence, de toutes les crispations sociales, et des doléances de tout ordre. Bien évidemment, le maire n’a pas tous les pouvoirs, et n’a pas de baguette magique. Et il est parfois extrêmement difficile de le faire comprendre, lorsque vous avez à faire face, à des personnes qui sont dans la souffrance ». « Le maire que je suis, n’a pas les mains libres sur le choix des attributaires. Mais comment expliquez à des demandeurs, qu’il n’est pas impossible que des non-craurois, Et ce, alors même que les programmes d’habitations, sont financés en partie, par les recettes fiscales des contribuables craurois. Il en est de même pour l’urbanisme. « Monsieur Comment faire accepter à une famille, qu’elle ne bénéficiera pas de la même qualité de vie que ses voisins. Du fait que pour quelques mètres, son terrain se situe en zone inondable, risque incendie, protégée, ou agricole. Ou à l’inverse, comment ne pas mécontenter un propriétaire déjà installé, voyant d’un mauvais œil, une construction en cours à côté de la sienne, de façon pourtant légale ». négativement, et quasi systématiquement, à plus de 20 demandeurs d’emplois par jour, qui comme un appel de détresse, voit dans le secteur de la fonction publique, la pérennité d’un emploi, et la perspective d’assurer le quotidien de leur famille (...). Malheureusement, la réalité du contexte économique des finances publiques, se heurte violemment à celle du contexte social. Être maire, c’est aussi trancher dans le vif, et accepter de faire des déçus, comme lorsqu’il s’agit d’arbitrer les demandes de subventions au profit des associations, ou programmer des travaux dans telle rue, avant telle autre. Être maire, c’est organiser des festivités pour distraire et égayer la population. C’est en satisfaire une large majorité, mais se faire enguirlander par les riverains dès le lendemain, en raison des nuisances sonores occasionnées. De la même façon, tout le monde est heureux de se promener, et faire ses courses dans une ville propre. Y compris les automobilistes locaux mécontents d’être ralentis par les balayeuses et les laveuses, qui profitent de voiries inoccupées au petit matin pour faire leur ouvrage. Il en est de même pour des voisins, remontés par un réveil bruyant lié à leur passage » (...). propos : « Alors oui, on vient plus souvent voir le maire, pour lui signaler un problème, ou lui signifier qu’on n’est pas content. Mais attention, ne vous méprenez pas. Ne voyez pas dans mon allocution, une quelconque complainte. L’engagement politique est un choix délibéré. L’action publique prend aux tripes, elle est passionnante, parfois ingrate, mais tellement enrichissante. Être maire, c’est effectivement avant tout et pour tout, aimer les gens. C’est partager des tranches de vie, simples, étonnantes, et rafraîchissantes » (...). Gilles CARVOYEUR – Photo Alain BLANCHOT