François de Canson : « Il est temps de libérer les communes, ces PME de la République » !
Le maire le répète à l’envi : « La fonction de maire est absolument passionnante et très prenante à tel point que j’en perds parfois la mesure du temps qui…

Le premier magistrat ajoute : « Vous voir rassemblés, ici aujourd'hui nous rappelle si cela était nécessaire que votre intérêt pour l'action publique demeure vivace. Je souhaite vous dire une nouvelle fois la grande joie et l'immense fierté qui sont les nôtres d'exercer avec votre soutien le mandat que vous avez bien voulu nous confier. J'ai eu l'occasion lors de cette même cérémonie l'an passé de faire allusion à mon bonheur de présider ce type de manifestation.
Je vous avoue que je mettrai tout en œuvre, jusqu'au 15 mars pour qu'il me soit permis de vous fixer, à nouveau ce traditionnel rendez-vous des vœux pour les six prochaines années. Permettez-moi de souligner, en cet instant, l'importance, à mes yeux de voir réuni l'ensemble des intervenants qui sont partie prenante de l'action municipale en me réjouissant qu'ils unissent leurs efforts aux nôtres pour vous satisfaire. Il y a bien entendu nos interlocuteurs institutionnels de l'État, du Conseil Régional et Conseil Départemental qui nous apportent au quotidien leur concours et dont je tiens à souligner, ici non seulement leurs compétences, mais aussi la qualité de nos relations.
Il y a également les entreprises qui, avec professionnalisme, participent à la réalisation de nos projets » (...)
UN MOMENT IMPORTANT En toute humilité, le président de Méditerranée Porte des Maures l'avoue : « Ma force, c'est vous. Chers amis, je vis cette cérémonie comme un moment important. Important en effet puisque c'est l'ultime cérémonie des vœux du mandat qui s'achève.
Le moment serait précisément venu de dresser le bilan de nos actions passées et projets à venir comme j'ai coutume de le faire.
Eh bien ce soir, ce ne sera pas le cas... Il se trouve que 2020 sera marquée par le renouvellement des Conseils Municipaux et Communautaires. La tenue de ces élections, les 15 et 22 mars prochains, est entourée d'un certain nombre d'obligations faites aux maires et présidents d'intercommunalité notamment de ne pas faire lors des cérémonies qui précèdent la promotion des réalisations et des projets de l'équipe municipale.
Je n'ai donc pas la liberté de dresser le bilan de notre action pas plus d'ailleurs que je n'ai le droit d'annoncer de nouveaux projets.
Non pas que nous n'ayons ni résultats à mettre à notre actif, ni perspectives, bien au contraire, et vous avez tous pu apprécier le dynamisme de notre commune durant ces années. Quant aux perspectives, il faudra attendre encore quelques jours pour les découvrir... Il me faudra donc éviter la confusion entre le maire qui vous parle et le candidat que je suis qui s'adressera à vous, dans d'autres lieux, au cours de la campagne qui s'annonce ».

LE DRAME DE SIGNES François de Canson a souhaité évoquer le souvenir amer d'un été marqué par le décès tragique de Jean-Mathieu Michel, le maire de Signes : « Bien au-delà du Var, tous les maires ont été touchés souvent bouleversés par cette mort injuste. Nous nous sommes tous reconnus dans son histoire faite d'engagements quotidiens d'attachement indéfectible à un territoire et de passion pour le service public. Non, rien ne pourra jamais justifier qu'un maire meure pour avoir simplement empêché le dépôt sauvage de déchets dans sa commune pas plus que rien ne peut justifier qu'un pompier, un médecin, un gendarme ou un policier soient agressés lorsqu'ils sauvent ou protègent des vies.
Ce drame nous a inévitablement, renvoyé aux maux actuels de notre société marquée par un recul du respect d'autrui quel qu'il soit et à la défiance croissante envers toute forme d'autorité ou règles collectives ».
PILIERS DE LA RÉPUBLIQUE Pour l'élu régional : « Dans notre gestion du quotidien, nos convictions sont fortes et nos valeurs sont justes car elles s'adressent à toutes et à tous. Les Françaises et les Français le savent et nous témoignent leur confiance : le pouvoir local est moderne, parce qu'il est proche des citoyens, dans un monde qui les globalise. C'est notre force mais c'est aussi une responsabilité : ne pas se décourager malgré les obstacles, transmettre notre énergie et notre envie de rassembler, favoriser l'engagement des citoyens dans les projets collectifs.
Plus que jamais les maires sont un des piliers de la République.
En effet, les maires que nous sommes ne peuvent ignorer le chômage élevé, la crise du logement, la baisse du pouvoir d'achat, l'accroissement de la précarité et des inégalités, l'assommoir fiscal qui continue inlassablement de frapper nos compatriotes qu'ils soient actifs consommateurs, retraités, ou épargnants. Les habitants de notre territoire et plus largement de notre pays éprouvent de plus en plus de difficultés. Dans ce contexte morose, les maires sont en premières lignes.
Eux seuls protègent et accompagnent quotidiennement l'action individuelle de leurs habitants ».
INTÉGRISTES DU POUVOIR CENTRAL Puis, François de Canson a cité François Baroin, président des Maires de France, qui déclarait récemment : « Être maire, c'est plonger dans la vie des Français, recueillir leurs confidences, c'est une épreuve de vérité ». Je reste persuadé que l'échelon local reste essentiel avec la force que constitue la proximité ce lien irremplaçable qui unit les élus aux citoyens. Cette commune tant dénigrée par certains intégristes du pouvoir central comme étant une survivance d'un monde ancien révolu apparaît à nouveau aujourd'hui dans sa modernité.
Il aura fallu que le pouvoir soit débordé par une insurrection nationale pour que, tout à coup nos dirigeants redonnent aux maires toutes les vertus.
Encore faut-il que nous en ayons les moyens... Il est désormais temps de libérer les communes, ces « PME de la République ». Il est plus que temps de soulager les maires d'une bureaucratie asphyxiante de stimuler l'initiative locale au lieu de la bloquer par des injonctions contradictoires et de laisser la démocratie locale vivre. Oui, laissez-nous vivre !
La commune, c'est un peu « la petite nation ». Cela peut paraître imagée mais c'est bien une réalité. C'est le territoire de l'initiative de l'investissement de la proximité par excellence de la différence face à la pensée élitiste ».
ENGAGEMENT TOTAL Enfin, progressiste par nature, le premier magistrat a conclu : « On n'a qu'une idée en tête chaque soir en se couchant lorsqu'on est maire c'est de penser à l'amélioration du coin de rue, du quotidien, du bien-être de ses administrés. C'est cela être maire. Mais cette idée de la «petite nation», cette idée de la grande famille, cette idée de la démocratie de proximité, cette idée de servir, cette idée de panser les plaies, cette idée d'être à l'écoute des plus défavorisés cette idée que ceux-ci, n'ayant presque plus d'espoir se tournent vers la porte de la mairie et le bureau du maire c'est cela, la réalité de notre quotidien.
La confiance acquise par le suffrage se rend par un engagement total. C'est ce devoir de juste réciprocité qui m'anime depuis 12 ans. Ces années furent pour moi extraordinaires et intenses parce que partagées avec tous. Intenses aussi car les années de ce mandat se seront déroulées sur fond de dossiers à défendre avec force et conviction » (...)
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rassemblés, ici aujourd’hui nous rappelle si cela était nécessaire que votre intérêt pour l’action publique demeure vivace. Je souhaite vous dire une nouvelle fois la grande joie et l’immense fierté qui sont les nôtres d’exercer avec votre soutien le mandat que vous avez bien voulu nous confier. J’ai eu l’occasion lors de cette même cérémonie l’an passé de faire allusion à mon bonheur de présider ce type de manifestation. Je vous avoue que je mettrai tout en œuvre, jusqu’au 15 mars pour qu’il me soit permis de vous fixer, à nouveau ce traditionnel rendez-vous des vœux pour les six prochaines années. Permettez-moi de souligner, en cet instant, l’importance, à mes yeux de voir réuni l’ensemble des intervenants qui sont partie prenante de l’action municipale en me réjouissant qu’ils unissent leurs efforts aux nôtres pour vous satisfaire. Il y a bien entendu nos interlocuteurs institutionnels de l’État, du Conseil Régional et Conseil Départemental qui nous apportent au quotidien leur concours et dont je tiens à souligner, ici non seulement leurs compétences, mais aussi la qualité de nos relations. Il y a également les entreprises qui, avec professionnalisme, participent à la réalisation de nos projets » (...). Chers amis, je vis cette cérémonie comme un moment important. Important en effet puisque c’est l’ultime cérémonie des vœux du mandat qui s’achève. Le moment serait précisément venu de dresser le bilan de nos actions passées et projets à venir comme j’ai coutume de le faire. Eh bien ce soir, ce ne sera pas le cas... Il se trouve que 2020 sera marquée par le renouvellement des Conseils Municipaux et Communautaires. La tenue de ces élections, les 15 et 22 mars prochains, est entourée d’un certain nombre d’obligations faites aux maires et présidents d’intercommunalité notamment de ne pas faire lors des cérémonies qui précèdent la promotion des réalisations et des projets de l’équipe municipale. Je n’ai donc pas la liberté de dresser le bilan de notre action pas plus d’ailleurs que je n’ai le droit d’annoncer de nouveaux projets. Non pas que nous n’ayons ni résultats à mettre à notre actif, ni perspectives, bien au contraire, et vous avez tous pu apprécier le dynamisme de notre commune durant ces années. Quant aux perspectives, il faudra attendre encore quelques jours pour les découvrir... Il me faudra donc éviter la confusion entre le maire qui vous parle et le candidat que je suis qui s’adressera à vous, dans d’autres lieux, au cours de la campagne qui s’annonce ». Signes : « Bien au-delà du Var, tous les maires ont été touchés souvent bouleversés par cette mort injuste. Nous nous sommes tous reconnus dans son histoire faite d’engagements quotidiens d’attachement indéfectible à un territoire et de passion pour le service public. Non, rien ne pourra jamais justifier qu’un maire meure pour avoir simplement empêché le dépôt sauvage de déchets dans sa commune pas plus que rien ne peut justifier qu’un pompier, un médecin, un gendarme ou un policier soient agressés lorsqu’ils sauvent ou protègent des vies. Ce drame nous a inévitablement, renvoyé aux maux actuels de notre société marquée par un recul du respect d’autrui quel qu’il soit et à la défiance croissante envers toute forme d’autorité ou règles collectives ». quotidien, nos convictions sont fortes et nos valeurs sont justes car elles s’adressent à toutes et à tous. Les Françaises et les Français le savent et nous témoignent leur confiance : le pouvoir local est moderne, parce qu’il est proche des citoyens, dans un monde qui les globalise. C’est notre force mais c’est aussi une responsabilité : ne pas se décourager malgré les obstacles, transmettre notre énergie et notre envie de rassembler, favoriser l’engagement des citoyens dans les projets collectifs. Plus que jamais les maires sont un des piliers de la République. En effet, les maires que nous sommes ne peuvent ignorer le chômage élevé, la crise du logement, la baisse du pouvoir d’achat, l’accroissement de la précarité et des inégalités, l’assommoir fiscal qui continue inlassablement de frapper nos compatriotes qu’ils soient actifs consommateurs, retraités, ou épargnants. Les habitants de notre territoire et plus largement de notre pays éprouvent de plus en plus de difficultés. Dans ce contexte morose, les maires sont en premières lignes. Eux seuls protègent et accompagnent quotidiennement l’action individuelle de leurs habitants ». récemment : « Être maire, c’est plonger dans la vie des Français, recueillir leurs confidences, c’est une épreuve de vérité ». Je reste persuadé que l’échelon local reste essentiel avec la force que constitue la proximité ce lien irremplaçable qui unit les élus aux citoyens. Cette commune tant dénigrée par certains intégristes du pouvoir central comme étant une survivance d’un monde ancien révolu apparaît à nouveau aujourd’hui dans sa modernité. Il aura fallu que le pouvoir soit débordé par une insurrection nationale pour que, tout à coup nos dirigeants redonnent aux maires toutes les vertus. Encore faut-il que nous en ayons les moyens... Il est désormais temps de libérer les communes, ces « PME de la Il est plus que temps de soulager les maires d’une bureaucratie asphyxiante de stimuler l’initiative locale au lieu de la bloquer par des injonctions contradictoires et de laisser la démocratie locale vivre. Oui, laissez-nous vivre ! La commune, c’est un peu « la Cela peut paraître imagée mais c’est bien une réalité. C’est le territoire de l’initiative de l’investissement de la proximité par excellence de la différence face à la pensée élitiste ». l’amélioration du coin de rue, du quotidien, du bien-être de ses administrés. C’est cela être maire. Mais cette idée de la «petite nation», cette idée de la grande famille, cette idée de la démocratie de proximité, cette idée de servir, cette idée de panser les plaies, cette idée d’être à l’écoute des plus défavorisés cette idée que ceux-ci, n’ayant presque plus d’espoir se tournent vers la porte de la mairie et le bureau du maire c’est cela, la réalité de notre quotidien. La confiance acquise par le suffrage se rend par un engagement total. C’est ce devoir de juste réciprocité qui m’anime depuis 12 ans. Ces années furent pour moi extraordinaires et intenses parce que partagées avec tous. Intenses aussi car les années de ce mandat se seront déroulées sur fond de dossiers à défendre avec force et conviction » (...). • Photo Alain BLANCHOT