Jean-Pierre Giran : « Que le débat se fasse dans la sérénité et le respect réciproque »
À l’occasion de la cérémonie des vœux, devant plus de 2 000 personnes réunies à l’Espace 3000, le samedi 4 janvier, Jean-Pierre Giran a prononcé un discours…

Mais, à quelques semaines des élections municipales, une seule chose lui importe : « Mon seul vœu est que le choix qui sortira des urnes soit le plus clair possible dans la sérénité et le respect réciproque des candidats ».

Le premier magistrat de Hyères n'a pas caché que cette cérémonie des vœux revêtait un caractère un peu particulier : « Nous sommes dans une phase intermédiaire, cette période avant les élections municipales. Je forme le vœu qu'à l'occasion de ce rendez-vous électoral, le débat soit nourri mais respectueux », a-t-il souhaité devant de nombreux élus locaux dont Jean-Louis Masson, député de la 3ème circonscription, François de Canson, maire de La Londe-les-Maures, Christian Simon, maire de La Crau, et des représentants des autorités civiles et militaires.
DÉCLARATION D'AMOUR À LA VILLE Telle une déclaration d'amour à la ville, le premier magistrat de Hyères a lancé : « Nous avons une ville qui possède tous les dons, qui compte des espaces naturels exceptionnels des Îles d'Or à la Vallée de Sauvebonne en passant par les Borrels et la presqu'île de Giens, un potentiel agricole N°1 pour l'horticulture et la fleur coupée, un patrimoine incroyable. La ville est parée de tous les dons et de toutes les vertus. Et, j'ai essayé avec mon équipe qui est aujourd'hui autour de moi, de la servir le mieux possible.
Bien sûr, il existe des différences. L'opposition a une vision différente et c'est très bien. Car, on sait que de l'ennui naît l'uniformité (...) ».
Au terme de ces 6 années de mandat, Jean-Pierre Giran en a profité pour remercier l'équipe majoritaire : « Jamais une voix n'a manqué. Je souhaite dire un mot sur les adjoints spéciaux qui assurent la continuité républicaine dans toutes les fonctions municipales (...) ».
Certes, parfois nous avons eu des échanges virils pour employer un terme sportif. Nos débats furent nourris. Mais, les critiques, les suggestions nous obligent à améliorer notre réflexion (...) ».
« Je remercie également ceux qui ont représenté la Ville de Hyères : le personnel communal et métropolitain, le CCAS, tous ont servi avec passion sinon engagement l'intérêt général (...) ».
RIGUEUR BUDGÉTAIRE Dans son allocution, le maire a évoqué le passage à la Métropole, le 1er janvier 2019 : « Avec le passage à la Métropole, les compétences sont très partagées entre la Ville et la Métropole. Beaucoup d'employés municipaux ont été transférés à la Métropole. Aujourd'hui, les choses prennent leur chemin de croisière.
Mais, le personnel transféré à la Métropole est considéré comme les autres personnels restés à la Ville (...) ».
Abordant la question financière, Jean-Pierre Giran n'a pas occulté les difficultés dont souffrent la plupart des collectivités locales : « Les contraintes financières sont là. On ne peut pas embaucher comme on le voudrait car il faut tenir la rigueur budgétaire indispensable. Polémiquer sur les fonctionnaires est parfois un peu à la mode ou de critiquer le service public !
Pourtant, il y a des entrepreneurs dans le service public. Comme dans le secteur privé (...) ».
« Je remercie également les représentants syndicaux car toutes les décisions que nous avons prises avec eux l'ont été à l'unanimité (...) ».
« Je remercie également mes services de l'État, la Préfecture, le Secrétaire Général, la DDTM et l'Architecte des Bâtiments de France. Je ne fais pas ces remerciements par complaisance. Leur place dans la vie municipale n'est pas toujours très facile. Mais, j'ai constaté une volonté d'adaptation dans la mise en place des politiques publiques (...) ».
CONTRAINTES FORTES Ainsi, le maire a cité le cas de la loi SRU qui impose la construction de 25% de logements sociaux sur la commune. Mais ce qui est possible en région parisienne ou dans le Nord de la France ne l'est pas forcément, ici, à Hyères ! « Cette contrainte, qui fait que la loi est la même sur tout le territoire français, il faut l'adapter (...)
» !
Il a évoqué le « contrat Cahors ». En effet, en 2017, dans le cadre de la Conférence nationale des territoires (CNT), le Gouvernement a proposé une hausse maîtrisée des dépenses de fonctionnement des collectivités (+1,2% par an) sur la mandature pour les 322 collectivités pesant le plus dans la dépense publique locale. Discuté et élaboré à Cahors lors de la Conférence nationale des territoires, ce dispositif a été approuvé par le Parlement et validé par le Conseil constitutionnel en janvier 2018.
« Compte-tenu du Glissement Vieillesse Technicité (GVT) qui augmente de 2% par an et de la hausse des prix, c'est une contrainte forte que nous respectons. Mais, le respect de ce contrat nous a empêché d'améliorer les services publics (...) », a constaté, avec regret, Jean-Pierre Giran.
Puis, il a cité une série de contraintes qui pèsent sur la gestion de la ville (porté à connaissance incendie, inondation, submersion- marine, loi littoral, service radioélectrique de l'aéroport, aire de valorisation de l'architecture et du patrimoine). « Nous sommes parfois dans le paradoxe et il y a donc une nécessité de trouver un équilibre (...) ».
Il ajoutait : « Sans oublier l'état d'urgence qui impose des fan-zones, la fouille des familles. Le danger est toujours présent comme viennent de nous rappeler les événements de ces dernières heures en région parisienne. Malgré tout, merci aux services de l'État car ils font preuve de compréhension (...) ».
PAS QUESTION DE VIVRE À CRÉDIT « Le contexte est tendu. C'est vrai pour les entreprises, c'est vrai pour les collectivités, c'est vrai pour l'État. Pour autant, il faut gérer la ville en bon père de famille car il n'est pas question de vivre à crédit.
La Dotation Globale de Fonctionnement (DGF) a baissé depuis 2013. Cela a coûté 24 millions d'€ à la commune de Hyères. Il y a eu aussi des réductions pour les emplois aidés.
Le Gouvernement va supprimer la taxe d'habitation. C'est une très bonne chose mais une inquiétude demeure sur les modalités de compensation de cette suppression par l'État (...) ».
Dans ce contexte financier tendu, Jean-Pierre Giran a salué la collaboration des autres collectivités (Métropole, Département, Région) : « Nous avons convaincu la Métropole de financer des opérations d'intérêt communautaire. Le Département nous aide également. Et, nous avons su convaincre la Région de nous apporter des financements dans le cadre du CRET ce qui a permis d'assurer des revenus importants à la ville (...)
».
Et, s'adressant au public présent à l'Espace 3000, Jean-Pierre Giran a rappelé les enjeux des prochaines élections municipales : « Dans 8 semaines, vous allez définir le destin de votre commune. Mon seul vœu est que le choix qui sortira des urnes soit le plus clair possible dans la sérénité et le respect réciproque des candidats ».
des candidats ». dans une phase intermédiaire, cette période avant les élections municipales. Je forme le vœu qu’à l’occasion de ce rendez-vous électoral, le débat soit nourri mais respectueux », a-t- ville qui possède tous les dons, qui compte des espaces naturels exceptionnels des Îles d’Or à la Vallée de Sauvebonne en passant par les Borrels et la presqu’île de Giens, un potentiel agricole N°1 pour l’horticulture et la fleur coupée, un patrimoine incroyable. La ville est parée de tous les dons et de toutes les vertus. Et, j’ai essayé avec mon équipe qui est aujourd’hui autour de moi, de la servir le mieux possible. Bien sûr, il existe des différences. L’opposition a une vision différente et c’est très bien. Car, on sait que de l’ennui naît l’uniformité (...) ». majoritaire : « Jamais une voix n’a manqué. Je souhaite dire un mot sur les adjoints spéciaux qui assurent la continuité républicaine dans toutes les fonctions municipales (...) ». « Je remercie également mes oppositions. Certes, parfois nous avons eu des échanges virils pour employer un terme sportif. Nos débats furent nourris. Mais, les critiques, les suggestions nous obligent à améliorer notre « Je remercie également ceux qui ont représenté la Ville de Hyères : le personnel communal et métropolitain, le CCAS, tous ont servi avec passion sinon engagement l’intérêt 2019 : « Avec le passage à la Métropole, les compétences sont très partagées entre la Ville et la Métropole. Beaucoup d’employés municipaux ont été transférés à la Métropole. Aujourd’hui, les choses prennent leur chemin de croisière. Mais, le personnel transféré à la Métropole est considéré comme les autres personnels restés à la Ville (...) ». Abordant la « Les contraintes financières sont là. On ne peut pas embaucher comme on le voudrait car il faut tenir la rigueur budgétaire indispensable. Polémiquer sur les fonctionnaires est parfois un peu à la mode ou de critiquer le service public ! Pourtant, il y a des entrepreneurs dans le service public. Comme dans le secteur privé (...) ». « Je remercie égale ment les représen tants syndicaux car toutes les décisions que nous avons prises avec eux l’ont été à l’unanimité (...) ». « Je remercie égale ment les services de l’État, la Préfecture, le Secrétaire Général, la DDTM et l’Architecte des Bâtiments de France. Je ne fais pas ces remerciements par complaisance. Leur place dans la vie municipale n’est pas toujours très facile. Mais, j’ai constaté une volonté d’adaptation dans la mise en place des politiques pu « Cette contrainte, qui fait que la loi est la même sur tout le territoire français, il faut l’adapter (...) » ! Compte-tenu du Glissement Vieillesse Technicité (GVT) qui augmente de 2% par an et de la hausse des prix, c’est une contrainte forte que nous respectons. Mais, le respect de ce contrat nous a empêché d’améliorer les « Nous sommes parfois dans le paradoxe et il y a donc une nécessité de trouver un équilibre (...) ». Il ajoutait : « Sans oublier l’état d’urgence qui impose des fan-zones, la fouille des familles. Le danger est toujours présent comme viennent de nous rappeler les événements de ces dernières heures en région parisienne. Malgré tout, merci aux services de l’État car ils font preuve de compréhension (...) ». « Le contexte est tendu. C’est vrai pour les entreprises, c’est vrai pour les collectivités, c’est vrai pour l’État. Pour autant, il faut gérer la ville en bon père de famille car il n’est pas question de vivre à crédit. La Dotation Globale de Fonctionnement (DGF) a baissé depuis 2013. Cela a coûté 24 millions d’€ à la commune de Hyères. Il y a eu aussi des réductions pour les emplois aidés. Le Gouvernement va supprimer la taxe d’habitation. C’est une très bonne chose mais une inquiétude demeure sur les modalités de compensation de cette suppression par « Nous avons convaincu la Métropole de financer des opérations d’intérêt communautaire. Le Département nous aide également. Et, nous avons su convaincre la Région de nous apporter des financements dans le cadre du CRET ce qui a permis d’assurer des revenus importants à la 8 semaines, vous allez définir le destin de votre commune. Mon seul vœu est que le choix qui sortira des urnes soit le plus clair possible dans la sérénité et le respect réciproque des candidats ». • Gilles CARVOYEUR en l’avenir : « Le passage à une nouvelle année est, pour chacun d’entre nous, celui de tous les espoirs. Dans un monde souvent incertain, dans une société souvent divisée, je forme le vœu que notre ville d’Hyères constitue pour vous, chaque jour davantage, un repère de stabilité, l’espoir d’un destin commun ; qu’elle sache proposer à notre jeunesse un avenir lui permettant de réaliser ses projets et ses ambitions ; qu’elle renforce encore en 2020 les liens humains et la solidarité nécessaires à ce que personne ne soit laissé au bord du chemin du progrès. Soyez unis, car c’est unis que nous serons plus forts et plus heureux ».