Un partenariat pour renforcer le lien Armées-Nation
La Marine et le lycée Costebelle d'Hyères ont signé une convention pour initier les jeunes à la cybersécurité.

La Marine nationale s’est associée au lycée Costebelle pour former les experts de demain. Le Centre Marine de combat cyber (CMC2) et les étudiants du BTS CIEL (cybersécurité, informatique et réseaux, électronique) du lycée d'Hyères se sont ainsi unis via une Classe de Défense.
Ce partenariat stratégique pour l’avenir de la cyberdéfense française a été scellé par la signature d'une convention le 24 septembre, sur la base navale de Toulon. Il s'agit d'une collaboration inédite entre le monde militaire et l’éducation.
Le dispositif des Classes de Défense
Les Classes de Défense visent à concrétiser l’enseignement des enjeux de sécurité et de souveraineté au sein des établissements scolaires. En établissant un partenariat durable avec une unité militaire, ce programme permet aux élèves de rencontrer régulièrement des professionnels des armées.
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L’initiative a pour vocation de transmettre les valeurs républicaines, de sensibiliser la jeunesse aux défis contemporains de la défense et de consolider le lien essentiel entre les armées et la Nation.
Les acteurs du projet
La signature de la convention s'est effectuée en présence des principaux acteurs du projet. Étaient ainsi présents : le capitaine de corvette Augustin, chef de l’antenne toulonnaise du CMC2, M. le Drezen, chef d’établissement du lycée Costebelle, Mme Elalamy, directrice déléguée aux formations, et le colonel Nicolas Rynine, en sa qualité de délégué militaire départemental du Var (DMD).
Ce partenariat inclut l’association régionale Var-Méditerranée de l’Institut de hautes études de défense nationale.
Le CMC2, un acteur de la cyberdéfense navale
Le Centre Marine de combat cyber, qui a célébré son dixième anniversaire l’hiver dernier, est l’opérateur de référence de la Marine dans le domaine numérique. Intégré à la Communauté Cyber des Armées (CCA), il remplit trois missions fondamentales.
Il assure d’abord la supervision permanente des systèmes d’information navals via son Security Operations Center (SOC).
Ensuite, il est chargé de l’entraînement et de l’aguerrissement des unités navales pour leur permettre d’opérer efficacement sous une menace cyber.
Enfin, ses Groupes d’Intervention Cyber (GIC) sont capables d’intervenir rapidement sur les unités victimes d’incidents informatiques.
Article issu de l'édition papier de La Gazette du Var