06/08/2026
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L’editoriale

Édito — n°104

Edizione n°104 · Pubblicata il 12 marzo 2020

Origines et propagation du Coronavirus

Le site du Consulat général de France à Wuhan a publié une information selon laquelle la France a vendu, le 16 juin 2016, un centre high-tech de virologie de niveau P4 de sécurité, permettant de manipuler les agents pathogènes les plus dangereux existants dans le monde. Comme par hasard, ce laboratoire est installé à... Wuhan ! À terme, ce laboratoire devait rejoindre le réseau d’alerte et de réponse de l’Organisation Mondiale de la Santé pour contribuer à la santé publique en Asie et dans le monde !

Récemment, un laboratoire de New Delhi (Indian Institute of Technology) analysait le COVID-19 comme « une chimère ». Selon ces spécialistes, cette étude montre que le génome contient quatre inserts. Et, ces inserts sont des protéines du virus du sida HIV 1. Sans affirmer qu’ils sont une création artificielle, les spécialistes ne croient pas que leurs présences puissent être fortuites.

Pour les spécialistes, le Coronavirus est d’origine animale. Comme l’était le SRAS-CoV, dont l’animal réservoir était la chauve-souris. Pour le COVID-19, les chercheurs chinois estiment que l’animal réservoir serait le pangolin.

Contagiosité et létalité

Selon les épidémiologistes américains, 40 à 70 % de la population mondiale seront un jour infectés. Depuis décembre, l’infection respiratoire du virus a provoqué plus de 4 000 décès et environ 100 000 personnes contaminées. En ce qui concerne les chiffres fournis par la Chine, il faut prendre ces données avec un très grand recul. Tous les spécialistes s’accordent à dire que la mortalité en Chine est sans doute largement supérieure à celle annoncée par les autorités communistes.

D’après la situation constatée dans le monde, en dehors de la Chine, le virus semble avoir un taux de létalité bas (fatale pour 2 % de personnes infectées, avec des écarts importants suivant l’âge). En comparaison de la variole (30 %), de la grippe aviaire, il apparaîtrait que la contagiosité du virus soit assez faible (indice entre 1,5 et 3,5). Même constat si on compare le virus chinois avec la varicelle (8,5) et la rougeole (9).

Symptômes et classification

Avec le SRAS-CoV (2002) ou le MERS-CoV (2012), cette famille de virus peut provoquer de simples rhumes, mais aussi de graves infections respiratoires, de type pneumonie, responsables d’une détresse respiratoire aiguë. Le traitement du Coronavirus vise à soulager les symptômes notamment avec des médicaments contre la fièvre. Dans les formes sévères, les personnes malades peuvent recevoir des antibiotiques lorsqu’une infection bactérienne est présente ou être mises sous assistance respiratoire.

Les deux à la fois. L’épidémie de COVID-19 a même été qualifiée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) d’urgence de santé publique de portée internationale. Le directeur général de l’OMS, a appelé à se préparer à une « éventuelle pandémie », du fait de la formation de foyers actifs en Corée du Sud, à Singapour, en Iran et en Italie.

Se croire à l’abri de la maladie serait une erreur fatale.

Bernard Bertucco Van Damme