06/08/2026
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L’editoriale

Édito — n°120

Edizione n°120 · Pubblicata il 28 ottobre 2020

La racine du mal

Cette semaine, le ministère de l’Intérieur nous apprend que 80% du cannabis consommé en France est produit au Maroc, soit l’équivalent de 700 tonnes. Pour lutter contre ce fléau, il faut, certes, s’attaquer aux trafiquants dans les quartiers. Mais il est également nécessaire de s'en prendre à la racine du mal, c'est-à-dire à la production située dans la région montagneuse de Ketama, au Maroc.

C’est donc bien au Royaume du Maroc que se trouve une partie importante de la solution du cannabis en France.

Et, par la force des choses, il serait intéressant de savoir à qui profite le bénéfice de ces 700 tonnes de drogue produites au Maroc. Cette semaine, la visite de Darmanin, qui portait notamment sur ce point, s’est avérée un demi-échec.

Les désastres humains et les propositions surprenantes

Pourtant, les désastres humains liés à la consommation du cannabis sont nombreux et connus : psychose, schizophrénie, dépression, échec scolaire, déscolarisation, désocialisation. Pour une fois, Dupond-Moretti et Darmanin sont en accord avec la droite.

Aussi, on doit s’interroger sur les motivations de maires (LR) de Châteauroux, Charleville-Mézières et Reims qui ont proposé la législation du cannabis ! Déjà en 2016, plus de 150 personnalités marseillaises, dont des députés socialistes, avaient lancé, sans succès, la même idée, réclamant « une législation contrôlée pour mettre fin à la prohibition du cannabis qui est un véritable échec ».

L'opposition ferme à la légalisation

Dupond-Moretti, quant à lui, a déclaré : « Le cannabis déscolarise, rend dépendant psychologiquement, et a des effets délétères sur la santé mentale et physique. J’ai toujours été opposé à sa dépénalisation. Je pense que cela ne fera que déplacer la délinquance vers d’autres drogues comme la cocaïne et l’héroïne ».

Fort heureusement, l’idée saugrenue de légaliser le cannabis, lancée par son propre camp politique, a aussitôt été désavouée par 80.

La Gazette du Var — La Rédaction