06/08/2026
Torna all’edizione n°163

L’editoriale

Législatives, où est la droite ?

Edizione n°163 · Pubblicata il 6 giugno 2022

Campagne électorale : un paysage politique fragmenté

La campagne des élections législatives a débuté, accompagnée de sondages aux intentions variables, relayés par une presse parfois orientée. Cinq formations principales se présentent sur le territoire national : la NUPES à gauche, le bloc "Ensemble" macroniste, Les Républicains et le centre, ainsi que le Rassemblement National et Reconquête !

La France est dans un contexte très particulier.

Cette configuration ramène étrangement ces élections à un duel Macron-Mélenchon. Cela profite à la fois au bloc macroniste et à l'extrême gauche marxiste de la NUPES.

Les alliances et les divisions

La NUPES représente un accord électoral entre LFI et trois partis en déclin (PS, PCF, EELV), unis par un programme commun malgré des divergences internes. Dans un pays où la gauche n'a recueilli que 35% des voix à la présidentielle, ces législatives verront une confrontation entre la gauche sociale-démocrate et la gauche marxiste.

L'objectif de Mélenchon est d'obtenir un maximum de sièges, voire la majorité, pour imposer une cohabitation à Macron. Cette ambition, comparée au Front Populaire de 1936, témoigne de sa volonté de marquer l'histoire de la gauche.

À l'inverse, la droite apparaît divisée. La nomination de Damien Abad, président des députés LR, au ministère de la Solidarité par Macron en est un symbole. La droite radicale se fragmente avec trois listes concurrentes : RN, Reconquête ! et Debout la France. Seul le RN semble en mesure de faire élire des députés et de constituer un groupe parlementaire.

Un retour inattendu et des priorités occultées

Le retour des marxistes-léninistes en France au 21ème siècle est une évolution surprenante. Certains attribuent cette situation à Macron, qui, selon eux, laisserait prospérer l'extrême gauche avec la complicité des médias.

De plus, Macron semble manquer d'une équipe solide, comme en témoigne la nomination d'Élisabeth Borne, une femme de gauche jugée "dure et cassante", à Matignon. Cette nomination pourrait viser à freiner la montée de l'extrême gauche qu'il aurait contribué à créer.

Beaucoup voient ce gouvernement comme une transition avant les législatives, mais la situation est incertaine. Macron fait face à une "théorie du vide" ministériel, peu de personnalités de valeur souhaitant s'engager.

Dans ce climat d'incertitude politique, entretenu par l'Élysée, des enjeux cruciaux comme l'inflation, les pénuries, le prix du carburant, l'insécurité croissante et la délinquance juvénile sont relégués au second plan. La France est confrontée à un choix entre la déconstruction de son histoire ou le retour à sa grandeur.

Bernard Bertucco Van Damme