06/08/2026
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L’editoriale

Élisabeth Borne 2, du retard à l’allumage !

Edizione n°166 · Pubblicata il 19 luglio 2022

Un Gouvernement sous pression

À peine nommé, le Gouvernement se retrouve déjà dans la tourmente. Les accusations visant Damien Abad et les critiques de la presse anglaise envers Darmanin, suite aux incidents du Stade de France, ont jeté une ombre sur la nouvelle équipe. Plus d'un mois après les législatives, la Première ministre promet que le pouvoir d'achat sera une priorité.

Elle s'apprête à présenter un plan d'environ 25 milliards d'euros pour atténuer les effets de l'inflation.

Un discours qui peine à convaincre

Lors de son discours de politique générale, axé sur le compromis, Élisabeth Borne a été vivement interpellée. Faute de majorité absolue, les appels à la négociation ont suscité l'ironie. Jean-Luc Mélenchon a déclaré : « On va voir LREM négocier avec LR pour recueillir des voix. Nous, nous allons respecter le mandat pour lequel nous avons été élus : nous opposer ».

Le discours a été qualifié de « mécanique et policé sur la forme, un véritable catalogue de banalités sur le fond » par le député Julie Dive. Ugo Bernalicis (LFI) s'est interrogé sur le coût du discours, suggérant une rédaction par McKinsey. Il a critiqué la renationalisation d'EDF, rappelant que le privé avait été favorisé auparavant.

Macron n'a pas su anticiper les conséquences de la guerre en Europe pour notre économie.

Pénuries, inflation galopante, chute de la croissance, chômage et fermetures d'entreprises sont des conséquences qui ne font que commencer. L'augmentation des taux d'intérêt va rendre le déficit et la dette des préoccupations majeures.

L'opposition redessine le paysage politique

Selon Crédit Allianz Trade, le pire est à venir, avec une hausse des prix alimentaires estimée à 8,2 %. La mondialisation a rompu l'équilibre des échanges internationaux. Un nouvel équilibre économique devra privilégier la production nationale, l'indépendance énergétique et la réduction des importations.

Du côté de l'Assemblée nationale, les groupes d'opposition ont posé leurs conditions. Les députés LR, qui n'incarnent plus l'électorat de droite, se retrouvent absents de nombreuses régions. En Île-de-France, l'électorat LR a basculé vers Macron. Dans le Var, le Vaucluse et les Bouches-du-Rhône, le Rassemblement National a réalisé une forte percée.

Marine Le Pen s'est réjouie : « Emmanuel Macron se voit contraint d’entendre les Français, et c’est heureux ».

Bernard Bertucco Van Damme