06/08/2026
Torna all’edizione n°194

L’editoriale

Macron toujours dans un cul de sac

Edizione n°194 · Pubblicata il 28 agosto 2023

Un remaniement sans relief

Pourtant, les Français réclamaient un large remaniement, avec un changement de Premier ministre et l’éviction de certains ministres. Après l’épisode des retraites et la débâcle des émeutes, ce choix aurait présenté un signe politique fort et une occasion pour Macron de se relancer. C’est raté !

Le Gouvernement a été modifié sans réels bouleversements. En fait, Macron se referme sur sa base en nommant des ministres politiques issus du groupe parlementaire Renaissance.

Il n’a pas pu débaucher un élu ou une personnalité de la droite républicaine.

Son choix concrétise l’échec de l’élargissement de sa majorité. D’ailleurs, la séduction de Macron a chuté à droite, en particulier après les émeutes, ni prévenues ni limitées, comme elles auraient dû l’être.

Des difficultés à venir

Au contraire, le Gouvernement va faire face à de graves difficultés. Le contexte politique, marqué par la nécessité de réduire des dépenses et par une majorité relative à l’Assemblée nationale, ne permet pas d’apporter des solutions de fond. Il y aura bien quelques régulations techniques sur les enjeux majeurs de l’éducation et de la Santé.

Quant au rétablissement de la sécurité et de l’ordre, personne ne croit plus le ministre de l’Intérieur dont l’inefficacité a été mise en évidence à de multiples reprises. Certes, le projet de loi de finances 2024 devrait attester une baisse des dépenses publiques. Mais qui y croit encore ?

Après plusieurs reports, le projet de loi sur l’immigration devrait être débattu. Ce dernier point paraît le plus critique puisque LR menace de déposer une motion de censure si le projet de loi “immigration” n’est pas modifié en profondeur. Or, cela pourrait conduire à la chute du Gouvernement et à la mise hors-jeu de Darmanin.

Des priorités en suspens

Pour le Mouvement Initiative et Liberté (MIL), Borne et Macron ne peuvent pas mener la politique nécessaire au redressement de la France. Certes, Macron a affiché quatre priorités : réindustrialisation et le plein-emploi, amélioration de l’école et du système de santé, plan de la planification écologique et rétablissement de l’ordre républicain. Mais, cela reste de belles paroles dont on doute de la concrétisation !

La situation de l’emploi devrait se dégrader avec une hausse annoncée du taux de chômage (croissance minime, multiplication des faillites, etc.). Trop de dossiers sont occultés par le Gouvernement : recherche de l’indépendance nationale, famille et natalité, pouvoir d’achat, politique de l’emploi, financement des régimes sociaux, promotion de l’identité française (langue, culture et patrimoine), lutte efficace contre l’illettrisme et de l’électronisme, contrôle de l’intelligence artificielle générative et des réseaux sociaux, financement suffisant des armées dans le contexte de la guerre en Europe et, et le plus grave sans doute, absence d’une vision européenne et internationale claire.

Bernard Bertucco Van Damme