06.08.2026
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Édito — n°110

Выпуск №110 · Вышел 5 июня 2020 г.

Une dérive budgétaire inquiétante

La stratégie du trio Macron, Philippe et Le Maire va provoquer un endettement abyssal. Les recettes fiscales vont forcément diminuer, entraînant une baisse de l'emploi et des activités dans le secteur privé. Cela se traduira par une absence de recettes de cotisations sociales, à cause du chômage partiel.

Le chômage partiel, un coût pharaonique

L'ouverture du dispositif de chômage partiel a créé un déferlement de demandes. Plus d'un million de sociétés ont déposé des requêtes, concernant 13 millions de personnes, dont 65 % issues du secteur privé. Le chiffre était en hausse de 300 000 salariés par semaine.

Certes, le chômage partiel semblait être une réponse appropriée à la crise.

Certes, le chômage partiel semblait être une réponse appropriée à la crise. Mais, comment le Gouvernement va-t-il pouvoir absorber la hausse vertigineuse de l'enveloppe des indemnités, chiffrée à 25 milliards d'euros ? Maintenant, le Gouvernement veut lutter contre la fraude, puisque des salariés payés au chômage partiel ont continué de travailler.

Depuis le 1er juin, le dispositif État et UNEDIC est passé de 100 % à 85 % de l'indemnité versée au salarié, dans la limite de 4,5 SMIC. L'État finance ainsi une dérive inquiétante. Les chefs d'entreprises de TPE/PME échappent, trop souvent, à tous les dispositifs d'aides de l'État.

Les conséquences sur l'emploi et l'état de droit

Plus grave, les offres d'emploi ont diminué de 70 %. Cette chute impressionnante se poursuit, faisant exploser le nombre des chômeurs inscrits à Pôle emploi. La fermeture administrative des restaurants, bars et brasseries depuis le 16 mars a contraint les employeurs à inscrire la quasi-totalité de leurs salariés au chômage partiel.

Depuis 2012, nous sommes face à une imprévoyance inquiétante en termes de santé publique. François Hollande a reconnu sa part de responsabilité dans le manque de moyens des hôpitaux. Cette situation a imposé l'état d'urgence sanitaire et le confinement de la population, entraînant notre pays dans un drame socio-économique.

Plus inquiétant, cet état d'urgence est devenu une terrible menace pour l'état de droit. Un collectif de députés a violemment dénoncé cette situation liberticide. Une question se pose : Est-il normal que soit prolongé l'état d'urgence sanitaire alors que toute la France est libérée des mesures de confinement ? D'autant que les députés de l'opposition sont dans une position difficile.

La Gazette du Var — La Rédaction