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le 13 Juillet 2025

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François de Canson : « Les Bormettes, un site tourné vers l’innovation »

Le 23 juin, à l'occasion d'une réunion publique consacrée au projet de réindustrialisation du site des Bormettes avec l’implantation de Naval Group, François de Canson a rappelé sa vision pour la ville.

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A cette occasion, le maire a insisté sur une dynamique d’innovation respectueuse de l’histoire et du territoire : « C’est une vitrine d’excellence à hauteur d’homme. 550 emplois directs. 60 % d’espaces verts. Des bâtiments sobres. Une intégration douce dans le site. Un site tourné vers l’innovation, mais inscrit dans notre histoire ».

Aux côtés du maire, de nombreux intervenants : élus, représentants de l’État, experts et partenaires du projet, étaient présents pour répondre aux interrogations du public et apporter un éclairage sur les enjeux techniques, environnementaux et économiques.

HISTOIRE INDUSTRIELLE

En ouverture, le premier magistrat a rappelé l’importance de ce territoire : « Des lieux qui ne sont pas seulement des paysages, mais des racines. Des lieux où la mémoire des hommes épouse la géographie. Des lieux où chaque pierre, chaque sentier, chaque bâtiment raconte quelque chose de plus grand que lui. La Londe est de ceux-là. Elle n’est pas seulement la ville que je gère depuis près de vingt ans. Elle est la ville de mon enfance, la ville de ma vie, la ville de mes enfants. Ce territoire, c’est le mien. Je l’aime, je le protège, je le développe. Et en vingt ans, La Londe n’a jamais autant rayonné ».

Puis, il a retracé l’histoire industrielle des Bormettes tout en soulignant l’équilibre entre agriculture, industrie et tourisme qui a forgé l’identité locale : « Tout commence en 1881. Victor Roux découvre un filon de plomb et de zinc à l’Argentière. En 1885, la Société des Mines des Bormettes est créée. Les mines prospèrent. Une voie ferrée est tracée. Une fonderie s’installe. La société Schneider reprend le flambeau. Une usine d’armement s’implante. Un bureau d’études s’installe.

On y fabrique des pièces pour la Marine nationale. Et autour, on bâtit une cité ouvrière exemplaire azuréenne.  103 maisonnettes, 11 villas, une école, une salle des fêtes, une coopérative, des douches publiques, un bar, une salle de sport. Un quartier pensé pour la vie. Pour la dignité. Pour les familles. Les Bormettes, ce n’était pas un quartier. C’était une promesse. Une manière de produire, de vivre, de transmettre.

Combien de familles ont vu leur destin s’écrire à l’ombre des machines ?

Combien d’histoires ont commencé dans ces ruelles ?

Combien de vies se sont croisées entre la sirène de l’usine et la cour de l’école ?

C’était un monde à part, mais pleinement londais. Un monde fait de solidarité, de labeur, de fierté. Et ce monde, nous ne l’avons pas oublié ».

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REFUS DE LA SPECULATION IMMOBILIERE

Le maire a également rappelé la longue période d’abandon du site : « Trente ans de silence. Trente ans de murs tagués. Trente ans d’oubli. Cela aussi, ce n’était pas tolérable » !

Avec fermeté, il a réaffirmé son refus de la spéculation immobilière et son attachement à la mémoire collective : « Jamais je n’ai cédé à la facilité. Jamais je n’ai accepté qu’on transforme cette mémoire en carte postale pour promoteurs. J’ai dit non aux marinas. Non à la spéculation. Non à l’immobilier. Mais aussi, Non à l’oubli. Combien de fois m’a-t-on prêté de faux projets ?

Mais les faits sont là : rien ne s’est construit. Rien. Parce que j’ai tenu bon. Parce que je n’ai jamais trahi.

La seule voie que je n’ai jamais exclue, c’est celle de la réindustrialisation. Mais pas n’importe laquelle. Une réindustrialisation digne de ce que nous sommes. Une réindustrialisation exigeante, utile, humaine. Et aujourd’hui, cette voie s’ouvre à nous.

Ce site appartient à Naval Group. Ce n’est pas un terrain communal. Et dans le monde qui est le nôtre, où les tensions s’intensifient, où les conflits réapparaissent, où les menaces se rapprochent, il est vital de retrouver notre souveraineté ».

Le retour de Naval Group s’inscrit dans un Plan Urbain Partenarial de 16 millions d’€, visant à mettre à niveau les voiries, adapter la station d’épuration, aménager un parc paysager public, requalifier le front de mer, moderniser les équipements publics.

« Dès septembre, ce sont 3,5 millions qui protégeront le quartier des inondations du Carrubier : reprendre et prolonger le mur protecteur jusqu’à l’école Antoine Bussone, créer un déversoir de sécurité, refaire le canal du Carrubier jusqu’à la mer, et reconstruire la passerelle piétonne du sentier littoral », a annoncé François de Canson.

Photos Alain BLANCHOT.

A NOTER...

Le 7 juillet, s’est ouverte l’enquête publique. Les 28 et 29 juin, des visites du site ont été organisées en présence de François de Canson.