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le 05 Octobre 2025

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Thierry Albertini : « Il faut une transversalité en termes d’aménagement urbain »

La Ville estime que les apprentissages par l’Éducation nationale sont efficaces quand les autres accompagnements sont pensés en lien avec des méthodes novatrices et des dispositifs collaboratifs.

Ainsi, en transformant la cour de l’école Célestin Freinet en un espace perméable, vivant et ludique, c'est un véritable lieu de vie, d’apprentissage et de respiration qui est créé pour les enfants et la communauté éducative. La requalification ne se limite donc pas à une simple amélioration esthétique. Elle vise à bâtir un espace résilient, durable, qui prépare les élèves aux enjeux écologiques d’aujourd’hui et de demain, tout en leur offrant un quotidien plus agréable et stimulant.

« La transversalité en termes d’aménagement urbain doit se retrouver dans celles qui réunissent les acteurs appelés à y travailler, à y vivre et leurs différentes propositions, afin de garantir une réelle dynamique d’ensemble, partagée et fédératrice », explique Thierry Albertini, le maire.

« UN ENFANT, UN ARBRE »

En matière d'environnement, l'opération « Un enfant, un arbre » a été lancée en 2020.

« Elle a permis à 2 000 enfants scolarisés à La Valette de planter 2 000 arbres d’alignement sur l’ensemble du territoire. Ces sujets adaptés aux contraintes climatiques, qui s’ajoutent aux 7 000 arbres déjà présents, rendent l’évolution des espaces verts urbains palpable pour les écoliers, comme c’est aussi le cas pour les collégiens », rappelle le premier magistrat.

Ainsi, une mini-forêt urbaine a été plantée devant le collège Henri-Bosco, situé, comme l’école Célestin - Freinet, dans le quartier de La Coupiane.

« (RÉ)GÉNÉRATION » AVEC NEEDE

Entre février et juin 2025, la Ville a initié un cycle d’ateliers participatifs avec l’association NEEDE qui accompagne les territoires dans leur dynamique de transition écologique.

« Outre les élus, les agents, le Conseil des sages et les commerçants, deux publics fréquentant les (nouveaux) établissements scolaires et leurs salles polyvalentes ont participé et donné leur avis sur La Valette de demain », Sylvie Laporte, adjointe aux affaires scolaires, à la Petite enfance, à la Jeunesse, à la Famille et aux travaux dans les écoles.
Cette année, le Conseil Municipal des Enfants et les associations sportives, qui fréquentent les salles polyvalentes Valérie - Garnier et Sylviane - Laemmel, ont exprimé leurs besoins, leurs attentes et leurs souhaits. C’est de l’ensemble de ces retours et de ces échanges qu’est née une stratégie de régénération (du nom du dispositif de NEEDE) qui sera livrée à la ville cet automne. Des pistes y seront listées pour continuer de concevoir l’adaptation de la commune aux enjeux climatiques, tout en continuant de trouver des solutions adaptées au quotidien et aux spécificités de la ville.

ATELIERS ÉCOPOUSSE

Ecopousse a permis, pour la quatrième année consécutive, à de nombreuses classes de découvrir des animations ludiques et pédagogiques pour fournir les clés scientifiques afin de comprendre les enjeux climatiques, susciter la réflexion et le questionnement sur l'utilisation de l'énergie et l'impact sur le climat, la biodiversité.

« L'objectif vise aussi à passer à l’action à l’école et à la maison en adoptant les bons gestes et impulser le changement », rappelle Sylvie Laporte.

Deux classes ont été lauréates du concours national de dessin autour de la thématique de l’année : « Les économies d’eau ». Tout d'abord, une classe de moyenne section de l’école maternelle François Villon et, ensuite, le regroupement des trois classes de l’école maternelle Célestin Freinet.

« Ce prix Écopousse décerné à l’école Célestin-Freinet souligne la cohérence recherchée entre l’évolution des installations et les enseignements dispensés en leur sein. Là où la cour est réhabilitée en incluant de la récupération d’eau, les classes sont formées aux bons gestes du quotidien pour économiser cette ressource d’avenir. Un cercle vertueux s’instaure ainsi entre le contenant et le contenu », précise, encore, Sylvie Laporte.

Photo Philippe OLIVIER.