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le 05 Octobre 2025

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A Sainte-Musse, prévenir les cancers gynécologiques pour mieux les combattre

Chaque année, « Septembre turquoise » rappelle l’importance du dépistage et de la prévention des cancers gynécologiques.

Le 11 septembre, l’hôpital Sainte-Musse s’est mobilisé avec un stand d’information tenu par ses équipes médicales et paramédicales. L'objectif était de sensibiliser le grand public, mais aussi les professionnels de santé, à des cancers souvent méconnus et pourtant redoutables.

DES CANCERS MOINS CONNUS

Lorsque l’on parle de cancer féminin, le premier qui vient à l’esprit est celui du sein, très médiatisé en octobre grâce à la campagne nationale Octobre rose. Pourtant, d’autres cancers touchent l’appareil génital féminin : col de l’utérus, utérus, vagin, endomètre, ovaires et vulve.

« Ils sont moins fréquents que le cancer du sein, mais ils n’en sont pas moins graves. Le cancer du col de l’utérus, par exemple, concerne des femmes jeunes, dès l’âge de 25 ans. Quant au cancer de l’ovaire, il reste l’un des plus difficiles à détecter, souvent diagnostiqué tardivement, chez des patientes de plus de 70 ans », rappelle une gynécologue de l’hôpital.

Le message au public est de dire que la prévention passe aussi par la vaccination.

Grande avancée de ces dernières années avec la vaccination contre le papillomavirus (HPV), principal responsable du cancer du col de l’utérus. Elle est recommandée pour les jeunes filles et garçons dès l’adolescence.

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DEPISTAGE ET RESEAU DE SOINS

« C’est aujourd’hui le seul vaccin capable de prévenir un cancer. C’est une chance qu’il faut saisir », souligne une sage-femme du centre hospitalier.

Par ailleurs, il existe un réseau de soins complet et coordonné. En effet, au-delà de l’information, l’hôpital Sainte-Musse est un acteur majeur de la prise en charge.

« Centre de dépistage, il s’inscrit dans un réseau régional, avec Nice et Marseille, permettant d’offrir une prise en charge rapide et multidisciplinaire, quel que soit le cancer concerné. Nous avons aujourd’hui les moyens techniques et humains pour accompagner nos patientes du diagnostic jusqu’au traitement », précise, encore, un oncologue.

L'idée est de briser les tabous et parler de la maladie insistent les soignants : « L’importance de parler de ces maladies encore entourées de silence. Certaines femmes hésitent à consulter par pudeur ou par peur. Pourtant, plus un cancer est détecté tôt, plus les chances de guérison augmentent ».

La vigilance et la régularité des examens sont essentielles :

  • Col de l’utérus : Un dépistage est recommandé à partir de 25 ans, puis à intervalles réguliers. Une simple consultation tous les deux ans chez un gynécologue ou une sage-femme permet de repérer précocement les anomalies.
  • Vulve et vagin : Ces cancers plus rares peuvent être dépistés lors du même suivi gynécologique.
  • Ovaire : Faute de test de dépistage systématique, l’examen clinique, complété d’une échographie si nécessaire, reste indispensable.
  • Endomètre : Il présente souvent des symptômes rapidement identifiables. « Tout saignement après la ménopause doit alerter et conduire à une consultation », insistent les médecins.

Photo PRESSE AGENCE.