27.07.2026

Réfléchir aux modalités d’une reprise très progressive d’activité

Pour Jean-Jacques Castillon, président de la Fédération du BTP du Var : « Les entreprises du bâtiment et des travaux publics sont essentielles à la vie…

RGVon Rédaction Gazette du VarJournalist 1. April 2020 Lesezeit: 2 Min.
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C’est pourquoi pour l’État, « il est nécessaire d’œuvrer à la poursuite de leur activité, pour éviter une mise à l’arrêt totale des chantiers, qui déstabiliserait non seulement les entreprises concernées mais aussi l’ensemble de la chaîne économique. Le Gouvernement mesure les difficultés que peuvent rencontrer ces professions dans la mise en place des gestes barrières, mais aussi dans leur capacité à s’approvisionner en matériaux et matériels et à mobiliser le personnel nécessaire. Cela a conduit au ralentissement, voire à l’arrêt, de nombreux chantiers dans le pays », a expliqué Bruno Le Maire.

ECHANGES VIFS AVEC LE PREFET

Pour les entreprises et salariés du secteur du BTP impactés par la baisse d’activité, le Gouvernement a pris des mesures d’urgence (assouplissement de certaines procédures, mise en place de mesures d’activité partielle, recours au fonds de solidarité en cours de mise en place). Elles s’appliquent de manière rapide, en particulier en termes de délais de réponse et de versements aux entreprises, compte-tenu de leurs difficultés de trésorerie et sur la base de justificatifs simples.

Pourtant, lors de sa rencontre, le 20 mars, avec le préfet du Var, Jean-Jacques Castillon, le président de la Fédération du BTP du Var, a eu des échanges très vifs : « La pression du Gouvernement pour faire reprendre le travail au BTP est en contradiction avec le message présidentiel. Il est choquant que le gouvernement donne la priorité aux considérations économiques avant les considérations sanitaires et la protection des personnes. Les chantiers sont-ils une activité de première nécessité à la vie de la Nation en cette période » ? Il ajoute : « Pour souligner l’incohérence de l’État, le chantier de Notre-Dame a été fermé dès le 17 mars. L’État est le maître d’ouvrage. Dans ce contexte, comment rassurer les salariés et le dirigeant sur son exposition à des poursuites de son personnel en cas d’infection par le virus. Les arrêts de chantier par les forces de l’ordre ou le refus de passage sur des barrages filtrant à des salariés ne disposant pas de thermomètres frontaux pour prendre leur température alors que ces équipements sont en rupture de stock et ne sont pas exigés par la DIRECCTE ». « C’est la seule posture possible pour valider le dispositif d’activité partielle qui permet d’envisager cette période difficile avec un peu moins de pression économique pour se consacrer au volet technique et sanitaire »,

SUSPENSION DES CHANTIERS

Aussi, la suspension provisoire des chantiers doit permettre d’étudier les possibilités de reprise. assure-t-il. Les chefs d’entreprises vont mettre à profit cet arrêt d’activité provisoire pour réfléchir aux modalités d’une reprise très progressive d’activité en prenant en compte les contraintes auxquelles ils sont confrontés sur chaque situation de travail : réticences, voire refus des salariés, chaîne d’approvisionnement dégradée, difficultés à remobiliser les interlocuteurs de la maîtrise d’ouvrage et de la maîtrise d’œuvre, manque d’équipements de protections pour éviter les risques de contagions, etc... •

nécessaire d’œuvrer à la poursuite de leur activité, pour éviter une mise à l’arrêt totale des chantiers, qui déstabiliserait non seulement les entreprises concernées mais aussi l’ensemble de la chaîne économique. Le Gouvernement mesure les difficultés que peuvent rencontrer ces professions dans la mise en place des gestes barrières, mais aussi dans leur capacité à s’approvisionner en matériaux et matériels et à mobiliser le personnel nécessaire. Cela a conduit au ralentissement, voire à l’arrêt, de nombreux chantiers dans le pays », a expliqué Gouvernement pour faire reprendre le travail au BTP est en contradiction avec le message présidentiel. Il est choquant que le gouvernement donne la priorité aux considérations économiques avant les considérations sanitaires et la protection des personnes. Les chantiers sont-ils une activité de première nécessité à la vie de la Nation en cette période » ? Il ajoute : « Pour souligner l’incohérence de l’État, le chantier de Notre-Dame a été fermé dès le 17 mars. L’État est le maître d’ouvrage. Dans ce contexte, comment rassurer les salariés et le dirigeant sur son exposition à des poursuites de son personnel en cas d’infection par le virus. Les arrêts de chantier par les forces de l’ordre ou le refus de passage sur des barrages filtrant à des salariés ne disposant pas de thermomètres frontaux pour prendre leur température alors que ces équipements sont en rupture de stock et ne sont pas exigés par la DIRECCTE ». « C’est la seule posture possible pour valider le dispositif d’activité partielle qui permet d’envisager cette période difficile avec un peu moins de pression économique pour se consacrer au volet technique et sanitaire »,