07/27/2026

127 jours de déploiement inédit et exceptionnel

Après plus de 4 mois de déploiement opérationnel, le groupe Jeanne d’Arc de la Marine nationale, composé du porte-hélicoptères amphibie (PHA) Mistral et de la…

RGBy Rédaction Gazette du VarJournalist 22 July 2020 Reading time: 3 min
127 jours de déploiement inédit et exceptionnel
127 jours de déploiement inédit et exceptionnel© La Gazette du Var
Share

Ainsi, la mission Jeanne d’Arc a conclu le cycle de formation des officiers élèves de l’école d’application des officiers de marine (EAOM) en effectuant un premier déploiement à la mer, loin, longtemps et en équipage. Cette édition 2020 a été marquée par des éléments majeurs modifiant la mission initialement prévue. La pandémie mondiale du coronavirus a ajouté une spécificité majeure à cette mission, privant les équipages d’escales et les contraignant aux mesures strictes d’hygiène sanitaire.

OPERATIONS EN MER D’ARABIE

127 jours de déploiement inédit et exceptionnel

De plus, le 25 mars dernier, suite à l’annonce du président de la République du lancement de l’opération Résilience, les quelque cinq cents militaires embarqués ont rallié le sud de l’océan indien afin d’apporter leur soutien aux îles de Mayotte et de La Réunion. En parallèle à cette aide, le groupe a pris part au cours de sa mission à de nombreuses opérations en mer d’Arabie et dans le golfe d’Aden ainsi qu’au large de la Somalie. Interrogés à leur arrivée, les commandants du Mistral et du Guépratte ont témoigné de ces 127 jours de déploiement.

C'est de cette façon que le commandant Vincent Sébastien du Mistral a résumé la mission Jeanne d’Arc. L’officier a expliqué : « Le trajet a été modifié mais aussi la vie à bord. Les conditions exceptionnelles liées à la pandémie mondiale du coronavirus ont rendu impossible les sorties lors des escales. La formation des officiers-élèves a été adaptée. Cependant, tous les objectifs ont été atteints ». Il a ajouté : « L’opération Résilience en soutien au population française a rendu particulière cette mission pour les officiers-élèves avec le débarquement de 730 tonnes de fret entre Mayotte et La Réunion. L’état d’esprit et les conditions de vie à bord ont été inédites cette année. Il a fallu mettre en place des dispositions pour s’inscrire dans la durée et faire face et front dans ce contexte exceptionnel. Des temps de repos et des activités de cohésion ont été mis en place et adaptés aux conditions atypiques du moment et des barrières étanches ont été mis en place pour se protéger pendant les missions ». « L’équipage s’est fédéré autour de la mission Résilience. Le rôle de notre navire est fondamental, c’est un escorteur, celui qui protège, qui patrouille dans les eaux sensibles et qui participe aux opérations ».

127 jours de déploiement inédit et exceptionnel

ROLE FONDAMENTAL DU GUEPRATTE

De son côté, le commandant du vaisseau Guépratte Olivier Roussille a souligné :

127 jours de déploiement inédit et exceptionnel

Ornella, 25 ans, a intégré l’école de la Marine nationale depuis 7 ans au poste de manœuvrière. Celle qui prépare et actionne les équipements du navire a vécu l’absence d’escales comme « un coup au moral sur les débuts ». Heureusement d’un bon équipage dans ces moments est ce qui des dispositions particulières ont vu le jour comme « les dimanches à la mer » qui ont permis à l’équipage de se divertir et se détendre à travers différentes activités. Les contacts avec la famille ont pu être réguliers ce qui a été rassurant pour Ornella, inquiète pour l’état de santé des siens à des kilomètres d’eux. Elle retient de cette mission inédite que « faire partie importe le plus ».

De plus, l’aide humanitaire a été une expérience très intéressante pour cette jeune diplômée. Lutte contre la piraterie et contre le terrorisme, sécurité maritime, aide humanitaire, cette mission a été dense et variée pour les jeunes officiers qui ont reçu leur diplôme avant de rejoindre leurs nouvelles affectations à bord de différents bâtiments de la Marine nationale, en métropole comme en outre-mer.

OPERATION RESILIENCE

Du 26 mars au 13 mai, le groupe Jeanne d’Arc a pris part à l’opération Résilience. Le 4 avril, les 66 soldats du sous-groupement tactique embarqué à bord du Mistral ont débarqué à Mayotte, en renfort du Détachement de la Légion Étrangère de Mayotte (DLEM). Du 10 au 13 avril, le groupe a réalisé sa première escale technique à La Réunion pendant laquelle plus de 200 tonnes de fret étaient chargées dans les hangars du porte-hélicoptères. Toujours accompagné du Guépratte, il a rejoint Mayotte le 16 avril et déchargé les 350 palettes de fret, en moins de 24h à destination des autorités locales pour soutenir la lutte contre le coronavirus. Du 3 au 6 mai, le groupe a fait de nouveau escale à La Réunion afin de charger plus de 500 tonnes de fret ainsi qu’un hélicoptère en renfort des autorités civiles mahoraises. Le fret a été débarqué le 11 mai, dès son accostage à Mayotte.

mais aussi la vie à bord. Les conditions exceptionnelles liées à la pandémie mondiale du coronavirus ont rendu impossible les sorties lors des escales. La formation des officiers-élèves a été adaptée. Cependant, tous les objectifs ont été atteints ». Il a ajouté : « L’opération Résilience en soutien au population française a rendu particulière cette mission pour les officiers-élèves avec le débarquement de 730 tonnes de fret entre Mayotte et La Réunion. L’état d’esprit et les conditions de vie à bord ont été inédites cette année. Il a fallu mettre en place des dispositions pour s’inscrire dans la durée et faire face et front dans ce contexte exceptionnel. Des temps de repos et des activités de cohésion ont été mis en place et adaptés aux conditions atypiques du moment et des barrières étanches ont été mis en place pour se protéger pendant les missions ». « L’équipage s’est fédéré autour de la mission Résilience. Le rôle de notre navire est fondamental, c’est un escorteur, celui qui protège, qui patrouille dans les eaux sensibles et qui participe aux opérations ». coup au moral sur les débuts ». Heureusement d’un bon équipage dans ces moments est ce qui Texte et photos Émilie CARDINALE – BOTTERO Du 26 mars au 13 mai, le groupe Jeanne d’Arc a pris part à l’opération Résilience. Le 4 avril, les 66 soldats du sous- groupement tactique embarqué à bord du Mistral ont débarqué à Mayotte, en renfort du Détachement de la Légion Étrangère de Mayotte (DLEM). Du 10 au 13 avril, le groupe a réalisé sa première escale technique à La Réunion pendant laquelle plus de 200 tonnes de fret étaient chargées dans les hangars du porte-hélicoptères. Toujours accompagné du Guépratte, il a rejoint Mayotte le 16 avril et déchargé les 350 palettes de fret, en moins de 24h à destination des autorités locales pour soutenir la lutte contre le coronavirus. Du 3 au 6 mai, le groupe a fait de nouveau escale à La Réunion afin de charger plus de 500 tonnes de fret ainsi qu’un hélicoptère en renfort des autorités civiles mahoraises. Le fret a été débarqué le 11 mai, dès son accostage à Mayotte.