Paul Darche, centenarian and veteran of the Second World War, has passed away
Having served in Leclerc's 2ème DB, Paul Darche passed away in Garéoult during the night of July 8.

One of the last Var combatants of the Second World War had celebrated his centenary on March 18 in Garéoult, surrounded by his family.
Born on March 18, 1925 in Alger, Paul was a student at the lycée d'Oujda, near the Algerian border, when the Second World War was declared. After the Allied landing in Afrique-du-Nord, he enlisted in the Forces Françaises Libres.
AT 17 YEARS OLD, IN THE 2EME DB The 2ème DB was in training in Casablanca. Upon his arrival, Paul was enlisted in the 2nd battery of the 22ème FTA, the anti-aircraft land forces. He was trained to handle Bofors anti-aircraft guns.
Then, he followed the route of the 2ème DB. With his vehicle, nicknamed 'Boum Boum', he left Casablanca for Algérie. He reached Oran, then Mers-el-Kébir, which he left on April 30, 1944. He was marked by the crossing of the Atlantique under the constant threat of German submarines.

La 2ème DB était en formation à Casablanca. À son arrivée, Paul est engagé dans la 2ème batterie du 22ème FTA, les forces terrestres antiaériennes. Il est formé à la manipulation des canons antiaériens Bofors. Puis, il effectue le parcours de la 2ème DB. Avec son véhicule, surnommé « Boum Boum », il quitte Casablanca en direction de l’Algérie. Il rallie Oran, puis Mersel-Kébir qu’il quitte le 30 avril 1944. Il a été marqué par la traversée de l’Atlantique sous la menace constante des sous-marins allemands. Le 30 juillet 1944, il quitte Southampton et débarque le 1er août aux abords de Grandcamp, en Normandie. Le 12 août 1944, en compagnie du lieutenant Guy Levy, chef de patrouille, du radio Armand Michard, de l’ordonnance Ben-Safi et de leur fidèle véhicule « Boum Boum », Paul subit son baptême de feu. Soudain, du haut du mur, un petit groupe de cinq à six soldats ennemis jaillit, dégringole sur le sol, puis se relève aussi surpris que les Français ! Le lieutenant engage le feu, mitraillette au poing, et les soldats allemands ripostent. L’un d’eux reste à terre est fait prisonnier. Entre-temps, les autres allemands se sont éclipsés. Le lieutenant Levy riposte à son tour, Paul lâche le volant et prend place à la mitrailleuse 12-7 sur tourelle. « Soudain, j’entends le lieutenant m’appeler par deux fois. Il s’affaisse sur le sol et se met à râler. Je saute du véhicule, le saisis par les épaules. Le lieutenant est mort. Je le soulève, le tire vers le mur et reste auprès de lui, tapis au sol, le regard fixé sur le haut du mur. Je craignais que d’autres allemands ne l’escaladent et me suppriment à mon tour. Le radio Michard envoie des appels de détresse. En surveillant le mur, je tire deux coups de revolver, récupéré sur le lieutenant, en guise de sommation ». A son arrivée, Paul est engagé dans la 2ème batterie du 22ème FTA, les forces terrestres antiaériennes. Il est formé à la manipulation des canons antiaériens Bofors. Puis, il effectue le parcours de la 2ème DB. Avec son véhicule, surnommé « Boum Boum », il quitte Casablanca en direction de l’Algérie. Il rallie Oran, puis Mersel-Kébir qu’il quitte le 30 avril 1944. Il a été marqué par la traversée de l’Atlantique sous la menace constante des sous-marins allemands. Le 30 juillet 1944, il quitte Southampton et débarque le 1er août aux abords de Grandcamp, en Normandie. Le 12 août 1944, en compagnie du lieutenant Guy Levy, chef de patrouille, du radio Armand Michard, de l’ordonnance Ben-Safi et de leur fidèle véhicule « Boum Boum », Paul subit son baptême de feu. Soudain, du haut du mur, un petit groupe de cinq à six soldats ennemis jaillit, dégringole sur le sol, puis se relève aussi surpris que les Français ! Le lieutenant engage le feu, mitraillette au poing, et les soldats allemands ripostent. L’un d’eux reste à terre est fait prisonnier. Entre-temps, les autres allemands se sont éclipsés. Le lieutenant Levy riposte à son tour, Paul lâche le volant et prend place à la mitrailleuse 12-7 sur tourelle. « Soudain, j’entends le lieutenant m’appeler par deux fois. Il s’affaisse sur le sol et se met à râler. Je saute du véhicule, le saisis par les épaules. Le lieutenant est mort. Je le soulève, le tire vers le mur et reste auprès de lui, tapis au sol, le regard fixé sur le haut du mur. Je craignais que d’autres allemands ne l’escaladent et me suppriment à mon tour. Le radio Michard envoie des appels de détresse. En surveillant le mur, je tire deux coups de revolver, récupéré sur le lieutenant, en guise de sommation ».

On July 30, 1944, he left Southampton and landed on August 1 on the outskirts of Grandcamp, in Normandie.
On August 12, 1944, along with Lieutenant Guy Levy, patrol leader, radio operator Armand Michard, orderly Ben-Safi and their faithful vehicle 'Boum Boum', Paul underwent his baptism of fire. Suddenly, from the top of the wall, a small group of five to six enemy soldiers burst out, tumbled to the ground, and then stood up as surprised as the French! The lieutenant opened fire, submachine gun in hand, and the German soldiers returned fire.
One of them remained on the ground and was taken prisoner. In the meantime, the other Germans slipped away.
Lieutenant Levy returned fire, Paul let go of the wheel and took his place at the 12-7 machine gun on the turret. 'Suddenly, I heard the lieutenant call me twice. He collapsed to the ground and began to groan.
I jumped out of the vehicle, grabbed him by the shoulders. The lieutenant was dead. I lifted him, pulled him toward the wall and stayed by him, huddled on the ground, my eyes fixed on the top of the wall.
I feared that other Germans would climb over it and eliminate me too. Radio operator Michard sent out distress calls. Keeping an eye on the wall, I fired two warning shots with the volley, recovered from the lieutenant.'
MARCH TO PARIS Then, the young Var native reached Le Mans.
And then came the march to Paris and the surrounding of the capital: 'I remember my first evening in Paris, at a racetrack on the outskirts, in the stands, under the stars'. A few shots from the militiamen forced him to take cover on the ground floor of a building until they were neutralized.
'The good Parisians had prepared a bottle of champagne to welcome us! I can still see them hanging it from a rope to pass it to us'. Next, Paul continued the march toward Strasbourg, and experienced a few skirmishes in Lunéville and Nomexy-Chatel.
He was mentioned in dispatches at the regiment level on September 26, 1944. During the liberation of Strasbourg, he says: 'I was doing what I did best, shooting at planes from the ground'. The 22ème FTA followed the epic journey of the 2ème DB to Berchtesgaden, including crossing the Rhin on April 27, 1945.
RETURN TO FRANCE IN 1945 'In Allemagne, we were received coldly but without resistance by the civilian population.
On May 8, to celebrate Victory, I went into a café with about ten comrades, the cannons were still firing left and right! We were served Alsatian and German wine, taken from the famous cellars of Berchtesgaden. The civilians said nothing,' he recounted. Paul and his comrades returned to France on May 27, 1945, in Châteauroux.
The ranks were reformed in the Ain, above Bourg-en-Bresse, until demobilization on November 30, 1945. Then, he returned to Paris to rest at a great-aunt's home before returning to Maroc.
Later, Paul met up with his comrades from the 2ème DB during the major commemorations. On May 8, 2016, he received the Légion d'honneur in Toulon, a fitting recognition 70 years after the war.

« En Allemagne, nous avons été accueillis froidement mais sans résistance par la population civile. Le 8 mai, pour célébrer la Victoire, je rentre avec une dizaine de camarades dans un café, les canons continuent de tirer à droite et à gauche ! On nous sert du vin alsacien et allemand, sorti des célèbres caves de Berchtesgaden. Les civils ne disent rien », a-t-il raconté. Paul et ses camarades rejoignent la France le 27 mai 1945, à Châteauroux. Les rangs se sont reformés dans l’Ain, au-dessus de Bourg-en- Bresse, jusqu’à la démobilisation le 30 novembre 1945. Puis, il retourne à Paris pour se reposer chez une grande-tante avant de revenir au Maroc. Ensuite, la vie a passé. Paul a retrouvé ses camarades de la 2ème DB pendant les grandes commémorations. Le 8 mai 2016, il reçoit la Légion d’honneur à Toulon, juste reconnaissance 70 ans après la guerre.
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