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Eating locally, a concrete experience with Coopazur

On March 18, Coopazur offered an original initiative around local food as part of the Semaine du jardinage.

RGBy Rédaction Gazette du VarJournalist 20 April 2026 Reading time: 2 min
Se nourrir localement, une expérience concrète avec Coopazur
Se nourrir localement, une expérience concrète avec Coopazur© La Gazette du Var
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Through a demanding culinary challenge, residents, farmers, and experts were invited to reflect on an essential question: can we feed ourselves today solely at the scale of our territory? "The event was part of an educational approach already well established among school children. Because behind gardening, a broader issue emerges as it involves understanding where our food comes from and questioning our food autonomy," recalled Alain Camus, General Manager of Coopazur.

LOCAVORE CHALLENGE The highlight of the day was based on a locavore challenge hosted by Stéphane Linou, a specialist in food resilience. Participants had to prepare a meal respecting several strict constraints: use only products from within a 51-kilometer radius, limit the cost to €9.50 per person, and respect a carbon footprint threshold of 1.6 kg of CO².

An eye-opening exercise, which quickly highlighted the limits of the territory. "We quickly realize what is produced locally... and what is missing. Behind our eating habits, which are often seemingly harmless, lies in reality a heavy dependence on distant supply chains," testified a farmer.

"The observation is clear since almost all of our food relies on external logistical flows. A situation that weakens our ability to cope with potential crises.

In Var, this dependence takes on a particular dimension. The territory is currently quite poor in food crops. We are not going to put wine in school cafeterias," added Mr. Camus.

"Today, 98% of our food arrives by transport. In the event of a breakdown in logistical chains, after three days, we would be in difficulty," added Stéphane Linou.

The afternoon opened up more optimistic prospects. Several local initiatives were presented, highlighting the development of short supply chains, the diversification of production, and food education initiatives. A round table bringing together various actors — farmers, experts, and health professionals — confirmed the importance of these issues.

Food now appears as a central lever, at the crossroads of agricultural, environmental, and health issues.

Paths of action emerged during these meetings: strengthening local production, particularly in legumes, bringing producers and consumers closer together, structuring sustainable sectors, and improving coordination among local stakeholders. While initiatives already exist, such as those led by Coopazur or the SCIC Materrae, everyone agrees on one point: the challenge is now to scale up.

Se nourrir localement, une expérience concrète avec Coopazur

Le temps fort de la journée reposait sur un défi locavore animé par Stéphane Linou, spécialiste de la résilience alimentaire. Les participants devaient élaborer un repas respectant plusieurs contraintes strictes : utiliser uniquement des produits issus d’un rayon de 51 kilomètres, limiter le coût à 9,50€ par personne et respecter un seuil d’empreinte carbone de 1,6 kg de CO2. Un exercice révélateur, qui a rapidement mis en lumière les limites du territoire. « On réalise très vite ce qui est produit localement... et ce qui manque. Derrière nos habitudes alimentaires, souvent anodines, se cache en réalité une forte dépendance à des circuits d’approvisionnement lointains », a témoigné un agriculteur. « Le constat est sans appel puisque la quasitotalité de notre alimentation repose sur des flux logistiques extérieurs. Une situation qui fragilise notre capacité à faire face à d’éventuelles crises. Dans le Var, cette dépendance prend une dimension particulière. Le territoire est aujourd’hui assez pauvre en cultures vivrières. On ne va pas mettre du vin dans les cantines », a repris M. Camus. « Aujourd’hui, 98 % de notre alimentation arrive par les transports. En cas de rupture des chaînes logistiques, au bout de trois jours, nous serions en difficulté », a ajouté Stéphane Linou. L’après-midi a permis d’ouvrir des perspectives plus optimistes. Plusieurs initiatives locales ont été présentées, mettant en avant le développement diversification des productions et les actions d’éducation à l’alimentation. Une table ronde réunissant différents acteurs — agriculteurs, experts et professionnels de santé — a confirmé l’importance de ces enjeux. L’alimentation apparaît aujourd’hui comme un levier central, à la croisée des questions agricoles, environnementales et sanitaires. Des pistes d’action ont émergé lors de ces rencontres : renforcer la production locale, notamment en légumineuses, des circuits courts, rapprocher producteurs et consommateurs, structurer des filières durables et améliorer la coordination entre les acteurs du territoire. Si des initiatives existent déjà, comme celles portées par Coopazur ou la SCIC Materrae, tous s’accordent sur un point : le défi est désormais de changer d’échelle.

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Photos by Philippe OLIVIER.