Jean-Pierre Ghiribelli : « Mes propositions au préfet du Var »
Le président de l’UMIH a présenté 4 pistes de sortie de crise à Jean-Luc Videlaine, le préfet du Var, pour accompagner la reprise de la filière.

Des perspectives qui devraient rendre le sourire à un secteur parmi les plus impactés par la crise sanitaire du siècle. Pour le président de l’UMIH : « Nous sommes prêts à assumer nos responsabilités et à prendre les risques inhérents à nos exploitations et comptons sur la flexibilité, la souplesse et la compréhension des pouvoirs publics et des collectivités pour nous soulager par des mesures d’accompagnement exceptionnelles durant cette période de redémarrage ».
PAS DE CALENDRIER DE SORTIE DE CRISE

L’annonce d’un calendrier de sortie de crise par le président de la République a fait l’effet d’une déflagration dans le secteur des cafés, hôtels, restaurants et discothèques, l’un des seuls secteurs sans horizon pour la réouverture des établissements. Selon Jean-Pierre Ghiribelli : « Cette incertitude renforce l’anxiété des acteurs d’une filière qui représente un pourcentage important du PIB varois, face à cette crise sanitaire qui frappe de plein fouet leurs entreprises et se prolonge sans perspectives claires de sortie ».
« Enfin, nous apprécions l’annonce d’un plan sectoriel pour la restauration, l’hôtellerie et le tourisme auquel l’UMIH travaille déjà. Mais nous craignons la perspective d’une sortie du confinement progressif sans lisibilité. C’est un chantier complexe à mettre en œuvre pour envisager une projection financière et salariale, programmer les embauches, les investissements et les achats et il nécessite de disposer d’un calendrier dégagé ». Toutefois, le président de la fédération salue les mesures d’accompagnement destinées à amortir le choc, conclut-il.
LES 4 PROPOSITIONS DE JEAN-PIERRE GHIRIBELLI
1 - Pour compenser la diminution des surfaces fermées des établissements de restauration et les débits de boissons pour cause de distanciation sociale pendant les services, les autoriser à accroître l’occupation des espaces publics découverts, non seulement au droit de l’établissement, mais également en longueur et en largeur. De même, autoriser de façon exceptionnelle les établissements qui ne disposent pas d’autorisation d’occupation de l’espace public, à en jouir, dans la mesure des possibilités d’extension de chacun sur les trottoirs, les places, les rues, les ports et les plages, sans grever le droit de passage des piétons, bien entendu. Enfin, accorder une extension des espaces de sable pour compenser l’espace sous-concédé.
2 - Confier à un organisme certificateur le soin de préciser et contrôler sous l’autorité des services la bonne exécution des mesures d’évitement de propagation de l’épidémie, telles que respect des distanciations sociales, des gestes barrières, de l’hygiène, d’équipement du personnel et de désinfection des locaux. L’obtention de ce label serait la condition pour profiter de cette réglementation exceptionnelle.
3 - Prolonger la période d’exploitation des plages jusqu’à la fin de l’année pour rallonger l’arrière-saison si la météo est favorable comme elle l’a été l’an passé.
4 - Prendre un arrêté d’état d’urgence sanitaire pour reconnaître la force majeure afin que les assurances puissent indemniser les pertes d’exploitation des établissements, fidèle en cela aux propos du président de la République qui invite les assureurs « à être au rendez-vous », et assurant qu’il « y veillerait personnellement ».
nos responsabilités et à prendre les risques inhérents à nos exploitations et comptons sur la flexibilité, la souplesse et la compréhension des pouvoirs publics et des collectivités pour nous soulager par des mesures d’accompagnement exceptionnelles durant cette période de redémarrage ». l’anxiété des acteurs d’une filière qui représente un pourcentage important du PIB varois, face à cette crise sanitaire qui frappe de plein fouet leurs entreprises et se prolonge sans perspectives claires de sortie ». « Enfin, nous apprécions l’annonce d’un plan sectoriel pour la restauration, l’hôtellerie et le tourisme auquel l’UMIH travaille déjà. Mais nous craignons la perspective d’une sortie du confinement progressif sans lisibilité. C’est un chantier complexe à mettre en œuvre pour envisager une projection financière et salariale, programmer les embauches, les investissements et les achats et il nécessite de disposer d’un calendrier dégagé »,