20/09/2026
La gazettedu Var
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Max Bauer : « Le rosé à 40 €/hl, c’est le prix de la colère » !

La vente de rosé varois en vrac à 40 €/hl suscite la colère des viticulteurs qui dénoncent un prix menaçant toute la filière.

LRPar La RédactionJournaliste 20 septembre 2026 Lecture : 2 min
Max Bauer : « Le rosé à 40 €/hl, c’est le prix de la colère » !
Max Bauer : « Le rosé à 40 €/hl, c’est le prix de la colère » !© La Gazette du Var
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Le seuil est symbolique autant qu’insultant pour la profession. Dans le vignoble varois, la multiplication de transactions de vin rosé en vrac à 40 € l’hectolitre a déclenché une vague de colère et d’inquiétude.

Max Bauer se fait le porte-voix d’une filière qui se sent bradée et alerte sur les conséquences économiques désastreuses d’un tel niveau de prix. Pour les producteurs, ce tarif ne permet tout simplement pas de couvrir les coûts de production, mettant en péril la survie de nombreuses exploitations.

Un prix qui nie la valeur du travail

Derrière ce chiffre se cache une réalité économique et humaine que les viticulteurs jugent bafouée. Max Bauer rappelle que le rosé varois n’est pas un produit interchangeable, mais le fruit d’un savoir-faire et d’un labeur constant : entretien des vignes, adaptation aux aléas climatiques, vinification pointue et investissements matériels conséquents.

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Céder ce travail à un prix si bas est perçu comme une négation de la valeur ajoutée et du rôle économique des vignerons, des salariés et des caves coopératives qui structurent l’économie locale.

Une mécanique destructrice pour la filière

Il dénonce une situation qui contraint les producteurs à travailler à perte, à épuiser leur trésorerie et à compromettre l’avenir en renonçant aux investissements nécessaires à la pérennité et à la qualité de leur production.

Loin d’être une solution pour écouler des volumes, ces ventes à prix cassés sont vues comme le rouage d’une spirale déflationniste. En tirant les références du marché vers le bas, elles fournissent aux négociants et acheteurs des arguments pour exercer une pression toujours plus forte sur l’ensemble des transactions.

Ces ventes à prix sacrifié ne règlent rien. Elles alimentent au contraire une mécanique destructrice

À terme, c’est toute la filière qui est menacée : la réputation des appellations, la solidité financière des coopératives, les emplois directs et indirects, et plus largement le patrimoine viticole qui façonne les paysages du Var.

Max Bauer pointe le dilemme intenable dans lequel certains viticulteurs sont placés, parfois contraints de céder des volumes à vil prix pour simplement conserver leurs droits à produire. Une situation de détresse qui, selon lui, ne doit pas être exploitée.

La détresse des producteurs ne doit pas devenir une occasion de faire pression sur les prix

Un appel est lancé pour que les outils de régulation des volumes, prévus pour la campagne 2026, soient efficaces. L’objectif est d’éviter la mise sur le marché de stocks écoulés dans l’urgence et d’empêcher que ces transactions désespérées ne deviennent la norme.

Cela passe par des contrôles effectifs et un engagement des acteurs de la filière pour garantir une juste rémunération du travail des vignerons.

C'est aussi un avertissement à peine voilé, qui souligne un climat social qui se tend dangereusement dans les campagnes varoises.

Le désespoir des viticulteurs nourrit une colère profonde. Et lorsque cette colère n’est plus entendue, elle peut devenir difficile à maîtriser

Photo Philippe OLIVIER.