26/07/2026

Une convention pour contrer le terrorisme dans la rade

Conscients des énormes enjeux de sécurité, notamment depuis 2010 avec la hausse constante de la menace terroriste sur la France, le préfet du Var et le préfet…

RGPar Rédaction Gazette du VarJournaliste 28 octobre 2020 Lecture : 4 min
avons appris à intégrer les questions de sécurité
avons appris à intégrer les questions de sécurité© La Gazette du Var
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Le document signé par Evence Richard, préfet du Var, et le vice-amiral Laurent Isnard, préfet maritime de la Méditerranée, en présence d'Hubert Falco, président de la Métropole Toulon Provence Méditerranée ainsi que d'autres personnalités, doit aboutir à une coordination maximale des moyens et des acteurs dans la surveillance de la rade de Toulon. RENFORCER LA SÉCURITÉ « Cette convention, établie dans une logique de partenariat, vise à améliorer et renforcer l'ensemble des dispositifs de sûreté maritime et portuaire. Elle formalise le concours de chacune des deux autorités dans la surveillance de la rade.

avons appris à intégrer les questions de sécurité

Cette coordination implique également des acteurs civils et militaires : la base navale, la capitainerie du port civil, la gendarmerie maritime de la Méditerranée, la direction départementale de la sécurité publique du Var, l'autorité portuaire, les directeurs des installations portuaires et les représentants sûreté ou sécurité des ports de plaisance de la rade. Elle vise à prévenir tous les types de menace et permettre une réponse exemplaire », décrypte Evence Richard.

Le représentant de l'Etat l'a assuré : « Si l'on veut être efficace sur ces questions de sécurité, cela ne peut marcher que si chacun ne travaille pas dans son coin. Chacun des acteurs doit être sensibilisé à cette question et échanger avec ses voisins. Depuis le milieu des années 2000, nous avons appris à intégrer les questions de sécurité portuaire.

Cette convention traduit l'évolution de la perception du sujet et découle d'un constat établi en 2016 ». Etablie dans une logique de partenariat, elle vise à améliorer et renforcer l'ensemble des dispositifs de sécurité et de sûreté maritime et portuaire.

« Compte-tenu de la menace terroriste, les autorités civiles sont concernées en premier niveau par la sensibilisation des équipages des navires à quai, des agents de sûreté des installations portuaires et du personnel du service sûreté de l'autorité portuaire. Les responsables des ports de plaisance ainsi que les autres partenaires de la rade sont inclus dans la convention pour la surveillance de leurs sites, de leur pan d'eau et points de mise à l'eau », a ajouté Laurent Isnard. Le préfet maritime a précisé les objectifs : « L'autorité maritime assure une surveillance visuelle, par vidéo et radar ainsi qu'avec des patrouilles nautiques effectuées par du personnel spécialisé.

Les moyens militaires pourront être engagés sur initiative de l'autorité maritime dans le cadre de la sauvegarde de la vie humaine dans le port civil ».

LA MARINE FAIT DU RENSEIGNEMENT Ces moyens se déclinent notamment par une permanence H24 des patrouilles des fusiliers marins dans la rade et de manière plus aléatoire de patrouilles de la gendarmerie maritime. C'est le commandement opérationnel de la gendarmerie maritime qui centralise les informations recueillies.

portuaire. Cette convention traduit l’évolution de

La surveillance de la rade s'étend aussi aux ports de Brégaillon et de La Seyne-sur-Mer car les pilotes sont les premiers à monter à bord des bateaux qui entrent dans la rade. Et, à terre côté ville, cette surveillance est assurée par les polices nationale et municipale.

« Avec la surveillance de la rade, la Marine fait du renseignement. On demande aux acteurs de la rade d'observer les signaux faibles et qu'ils transmettent ces informations à la gendarmerie maritime, en liaison avec les fusiliers marins. Ce protocole doit permettre de ne pas passer à côté d'informations essentielles ».

Grace à ce partenariat, la surveillance de la rade sera complète et permanente avec notamment une attention particulière aux zones interdites à la navigation civile et à la pêche (ZINC). La convention met également l'accent sur le partage des retours d'expérience sur les évènements significatifs.

RASSURER LA POPULATION Pour Hubert Falco les acteurs qui travaillent autour de la rade sont unanimes : « Il faut que chacun reste à sa place car la sécurité de la rade participe à l'attractivité de la ville. Si on se sent en sécurité à Toulon, c'est une bonne chose.

Pour ces questions de sécurité, nous nous parlons en amont avec le préfet maritime et le préfet du Var. On se fixe des règles et on les respecte. C'est grâce à ce dialogue que les choses se passent bien, et peut-être mieux ici qu'ailleurs.

Aucune implantation autour de la rade ne peut se faire sans l'accord de l'un ou de l'autre. Mais, c'est cette rigueur qui a permis l'installation de DNCS, d'Orange ou de l'IFREMER sur le territoire de la Métropole ».

Le président de la Métropole a repris : « Compte-tenu de la diversité des activités autour de la rade, il est nécessaire de se coordonner, d'où notre volonté commune de mettre en place cette convention. En rendant public cette convention, nous cherchons aussi à rassurer la population. Elle connaît les enjeux de la menace terroriste mais elle a aussi besoin d'être rassurée ».

« Cette convention, établie dans une logique de partenariat, vise à améliorer et renforcer l’ensemble des dispositifs de sûreté maritime et portuaire. Elle formalise le concours de chacune des deux autorités dans la surveillance de la rade. Cette coordination implique également des acteurs civils et militaires : la base navale, la capitainerie du port civil, la gendarmerie maritime de la Méditerranée, la direction départementale de la sécurité publique du Var, l’autorité portuaire, les directeurs des installations portuaires et les représentants sûreté ou sécurité des ports de plaisance de la rade. Elle vise à prévenir tous les types de menace et permettre une réponse veut être efficace sur ces questions de sécurité, cela ne peut marcher que si chacun ne travaille pas dans son coin. Chacun des acteurs doit être sensibilisé à cette question et échanger avec ses voisins. Depuis le milieu des années 2000, nous la perception du sujet et découle d’un constat établi en 2016 ». « Compte-tenu de la menace terroriste, les autorités civiles sont concernées en premier niveau par la sensibilisation des équipages des navires à quai, des agents de sûreté des installations portuaires et du personnel du service sûreté de l’autorité portuaire. Les responsables des ports de plaisance ainsi que les autres partenaires de la rade sont inclus dans la convention pour la surveillance de leurs sites, de leur pan d’eau et points de mise à l’eau », a « L’autorité maritime assure une surveillance visuelle, par vidéo et radar ainsi qu’avec des patrouilles nautiques effectuées par du personnel spécialisé. Les moyens militaires pourront être engagés sur initiative de l’autorité maritime dans le cadre de la sauvegarde de la vie humaine dans le port civil ». « Avec la surveillance de la rade, la Marine fait du renseignement. On demande aux acteurs de la rade d’observer les signaux faibles et qu’ils transmettent ces informations à la gendarmerie maritime, en liaison avec les fusiliers marins. Ce protocole doit permettre de ne pas passer à côté d’informations essentielles ». chacun reste à sa place car la sécurité de la rade participe à l’attractivité de la ville. Si on se sent en sécurité à Toulon, c’est une bonne chose. Pour ces questions de sécurité, nous nous parlons en amont avec le préfet maritime et le préfet du Var. On se fixe des règles et on les respecte. C’est grâce à ce dialogue que les choses se passent bien, et peut-être mieux ici qu’ailleurs. Aucune implantation autour de la rade ne peut se faire sans l’accord de l’un ou de l’autre. Mais, c’est cette rigueur qui a permis l’installation de DNCS, d’Orange ou de l’IFREMER sur le territoire de la Métropole ». tenu de la diversité des activités autour de la rade, il est nécessaire de se coordonner, d’où notre volonté commune de mettre en place cette convention. En rendant public cette convention, nous cherchons aussi à rassurer la population. Elle connaît les enjeux de la menace terroriste mais elle a aussi besoin d’être rassurée ». • Propos recueillis par Gilles CARVOYEUR