Renaud Muselier : « Pour la montagne, la logique du Gouvernement est contre-productive »
Le 10 décembre, Renaud Muselier, président de la Région, a présidé l’Assemblée Générale de la Stratégie de l’Union Européenne pour la Région Alpine (SUERA),…

Cette réunion a permis de dresser le bilan de la présidence française, marquée par la crise sanitaire et a permis d'évoquer plusieurs sujets prioritaires : Motion de soutien relative à la tempête Alex et appel au Fonds de solidarité de l'Union Européenne ; tourisme de montagne dans la région alpine ; gestion de crise sanitaire à l'adaptation au changement climatique ; gouvernance de la SUERA inclusive et participative et programmation 2021 de la présidence française.

LOBBYING ACTIF Selon Renaud Muselier : « Pour le Fonds de Solidarité de l'Union européenne, nous prônons un lobbying pour une approche régionalisée et transfrontalière du calcul du seuil des dégâts de la tempête Alex, éligibles à une compensation européenne. Tout seul nous n'y parviendrons pas, mais en pondérant nos PIB avec la Ligurie et le Piémont, nous avons une chance d'y parvenir. Le diable se cache dans les détails.
L'article 2. 3 du règlement FSUE est suffisamment flou pour ouvrir une interprétation politique. Nous avons saisi le Premier ministre, le Ministre de l'Intérieur et le Secrétaire d'État aux Affaires européennes pour pousser politiquement.
Nous avons effectué un lobbying actif depuis le premier jour, avec la saisine conjointe de la Présidente de la Commission européenne, un rendez-vous à Bruxelles avec la Commissaire en charge du dossier.
Bonne nouvelle, le dossier sera finalement monté par le Préfet des Alpes-Maritimes, en concertation avec les autorités italiennes. Notre action a payé ». Le président de la Ré- gion a ajouté : « Nous avons également évo- qué le tourisme de montagne dans la ré- gion alpine, de la ges- tion de crise sanitaire à l'adaptation au chan- gement climatique.
En ce qui concerne l'ou- verture des stations de ski, nous sommes favorables à une ouverture différenciée, par massifs, en fonction des résultats sanitaires locaux. La logique du Gouvernement est contre-productive avec une approche nationale unilatérale et des menaces de sanctions pour les citoyens français qui iraient skier à l'étranger.

La tentation de nous monter les uns contre les autres, et de faire de l'Europe un bouc-émissaire est une faute politique ». Enfin, la Région a obtenu le soutien de la Banque Européenne d'Investissement.
L'Europe sera donc au chevet des vallées sinistrées. Si le dossier arrive à son terme, la compensation arriverait avant la fin de l'année 2021.
Solidarité de l’Union Européenne, nous prônons un lobbying pour une approche régionalisée et transfrontalière du calcul du seuil des dégâts de la tempête Alex, éligibles à une compensation européenne. Tout seul nous n’y parviendrons pas, mais en pondérant nos PIB avec la Ligurie et le Piémont, nous avons une chance d’y parvenir. Le diable se cache dans les détails. L’article 2.3 du règlement FSUE est suffisamment flou pour ouvrir une interprétation politique. Nous avons saisi le Premier ministre, le Ministre de l’Intérieur et le Secrétaire d’État aux Affaires européennes pour pousser politiquement. Nous avons effectué un lobbying actif depuis le premier jour, avec la saisine conjointe de la Présidente de la Commission européenne, un rendez- vous à Bruxelles avec la Commissaire en charge du dossier. Bonne nouvelle, le dossier sera finalement monté par le Préfet des Alpes-Maritimes, en concertation avec les autorités italiennes. Notre action a payé ». avons également évo- qué le tourisme de montagne dans la ré- gion alpine, de la ges- tion de crise sanitaire à l’adaptation au chan- gement climatique. En ce qui concerne l’ou- verture des stations de ski, nous sommes favorables à une ouverture différenciée, par massifs, en fonction des résultats sanitaires locaux. La logique du Gouvernement est contre- productive avec une approche nationale unilatérale et des menaces de sanctions pour les citoyens français qui iraient skier à l’étranger. La tentation de nous monter les uns contre les autres, et de faire de l’Europe un bouc-émissaire est une faute politique ». Photo RÉGION SUD