P
En France, le décrochage industriel vient des erreurs des élites, politiques, administratives et économiques, qui se sont jetées, à partir des années 80, dans…

Pour stopper le déclassement de la France et renouer avec une industrie forte, le Cercle des économistes propose de s’appuyer sur 4 axes de développement à mettre en place rapidement et de manière simultanée.
Pour lancer la réindustrialisation :

Créer un grand ministère de l’industrie et de la recherche pour impulser, coordonner et cibler les politiques publiques de production et d’emploi dans les filières productives au niveau national et au niveau des pôles de compétitivité territoriaux.
Pour réussir la réindustrialisation :
Porter les dépenses de R&D en France à 3% du PIB, soit une augmentation de 20 milliards d’€ par an. La réindustrialisation ne se fera pas sans un effort massif d’innovation.
Pour pérenniser la réindustrialisation :
Faire de la France un des pays leader de la transition énergétique en proposant aux entreprises industrielles des chaînes logistiques décarbonées.
Pour ancrer la réindustrialisation dans le long terme :
Revaloriser l’ensemble des métiers industriels et techniques, socialement et financièrement, notamment au niveau des salaires, quel que soit leur niveau de formation.
énergétique de la France. Aujourd’hui, forte de sa situation économique, et des 100 Mds d’excédents avec la Chine, l’Allemagne met une pression maximale sur les industriels français pour qu’ils fassent des concessions en termes de répartition des tâches et de leaderships, programme commun d’avion (Système de Combat Aérien du Futur) et du char d’assaut MGCS. Angela Merkel, qui joue sur tous les registres, soutient les revendications des industriels allemands pour obtenir des gains supplémentaires sur ces programmes. La crise sanitaire a révélé la dépendance de la France à l’égard de la Chine et son retard par rapport à l’Allemagne. En France, le décrochage industriel vient des erreurs des élites, politiques, administratives et économiques, qui se sont jetées, à partir des années 80, dans le grand marché européen sur le SCAF la question : Va-t-on réindustrialiser la France ?
Le constat partagé est amer ! La France n’est plus un pays de culture industrielle, et cela lui coûte cher ! Depuis 1960, la part de l’industrie dans l’économie française n’a cessé de diminuer passant de 25 % du PIB à moins de 10 %. La crise sanitaire a mis en lumière ce déclin et les conséquences qu’il provoque : perte de souveraineté, déficit courant persistant, capital humain en déperdition. En 40 ans, plus de 3,5 millions d’emplois ont été détruits, passant de 6,5 millions à un peu moins de 2,9 millions. En guise d’explication, l’Insee avance des raisons structurelles à la perte de l’industrie tricolore, car la concurrence internationale n’explique connus, la ministre a indiqué avoir sur la table une trentaine de projets de relocalisation.
Pour autant, l’idée n’est pas de fermer une usine en Chine pour la réimplanter en France. L’enjeu n’est pas de relocaliser mais de localiser, d’occuper des chaîne de valeur par des nouvelles activités. Par exemple, il existe de beaux projets industriels en région Sud avec, notamment, Total et Engie qui s’associent pour exploiter le projet Masshylia, le plus grand site de production d’hydrogène vert, en France (Châteauneuf-les-Martigues).
La France ne doit pas laisser l’hégémonie allemande dicter la politique énergétique française, l’avenir de nos centrales nucléaires et notre souveraineté nationale. La France dispose encore d’atouts pour relancer son industrie. Faisons bien, ce que nous savons faire ! maillons de la
Bernard BERTUCCO VAN DAMME Photo Thierry CARI.