26/07/2026

Rencontre avec François de Canson au Congrès Mondial de la Nature

François de Canson, vice-président de la Région Sud, qui représentait Renaud Muselier, s’est exprimé sur les enjeux environnementaux des collectivités…

RGPar Rédaction Gazette du VarJournaliste 23 septembre 2021 Lecture : 5 min
Rencontre avec François de Canson au Congrès Mondial de la Nature
Rencontre avec François de Canson au Congrès Mondial de la Nature© La Gazette du Var
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Ainsi, le vice-président de la Région a réaffirmé la place des Régions à l'échelle nationale, européenne et internationale, lors de cette table ronde. Pour François de Canson, président de Méditerranée Porte des Maures (MPM) et maire de La Londe-les-Maures : « Du local au global, l'enjeu, c'est l'articulation des échelles d'intervention en matière de protection et restauration de la biodiversité ». Il a ajouté : « Être avec vous, ce matin, a une saveur toute particulière, parler des collectivités territoriales et de leurs réseaux, de l'enjeu de l'articulation des échelles d'intervention en matière de protection et restauration de la biodiversité à un écho tout particulier chez moi.

Et ne sera pas sans rappeler les heures que nous avons partagées, il y a de ça si peu de temps ».

Ainsi, l'élu régional était aux avant-postes, dès le 16 août, quand cet énorme incendie, que les élus du Var redoutaient tant, s'est déclenché du côté de Gonfaron. « Cette langue de feu de près de 90 km de front qui dévore, à échéance régulière, notre forêt des Maures est revenue ! 8 000 hectares parcourues, 7 000 hectares calcinés, la moitié d'une réserve naturelle détruite, des espèces protégées décimées, nos tortues d'Hermann touchées, hécatombe, désolation, aucun qualificatif ne convient réellement.

Quelle tristesse », s'est désolé le maire de La Londe-les-Maures !

Mais plutôt que de se lamenter, il est dans l'action : « Nous sommes dans la phase urgente d'études et de travaux à l'imminence ultime, car bientôt arriveront les épisodes de pluies cévenoles. Les sites doivent être sécurisés pour ne pas agréger à la catastrophe actuelle le drame des flots. Et, ce sont ces temps de crise qui mettent en avant une condition sine qua non : il faut un chef de file et de la concertation.

La pluralité des acteurs, l'hétérogénéité des missions ne doivent pas occulter l'objectif final : protéger et restaurer », a rappelé, avec force, le vice-président de la Région en charge des risques majeurs. Depuis 2004, le législateur a confié aux Régions le copilotage de plusieurs politiques, sans pour autant rationaliser la distribution des rôles entre les acteurs, alors qu'au plan international, c'est l'échelon régional qui est largement reconnu comme le plus pertinent, notamment par l'UICN.

LA REGION, CHEF DE FILE « Les Régions souhaiteraient qu'une compétence réelle leur soit octroyée en matière de protection de l'environnement et de la biodiversité afin d'assurer leur rôle de chef de file sur leur territoire, rôle confié par la loi MAPTAM de 2014, la loi NOTRe de 2015, confirmées en 2016 par la loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages qui a permis la mise en place des Agences régionales de la biodiversité. Les initiatives durables dans le domaine de la biodiversité doivent se faire en impulsion conjointe État/Régions, nous avons besoin de faire vivre ce partenariat avec l'appui de l'Office français de la biodiversité », a plaidé François de Canson. Avec l'initiative « Territoires engagés pour la nature » soutenue dans 13 régions, plus de 225 collectivités se sont engagées dans un plan d'action opérationnel et nous continuerons de soutenir cette dynamique.

« Les Régions doivent être renforcées comme les animatrices territoriales des politiques de biodiversité afin de mobiliser tous leurs partenaires dans les territoires, collectivités, gestionnaires, entreprises, associations », a insisté, avec vigueur, l'élu régional. Les exemples sont nombreux et démontrent que c'est le bon échelon », a, encore, insisté l'élu régional.
Rencontre avec François de Canson au Congrès Mondial de la Nature

« Les Régions souhaiteraient qu’une compétence réelle leur soit octroyée en matière de protection de l’environnement et de la biodiversité afin d’assurer leur rôle de chef de file sur leur territoire, rôle confié par la loi MAPTAM de 2014, la loi NOTRe de 2015, confirmées en 2016 par la loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages qui a permis la mise en place des Agences régionales de la biodiversité. Les initiatives durables dans le domaine de la biodiversité doivent se faire en impulsion conjointe Etat/Régions, nous avons besoin de faire vivre ce partenariat avec l’appui de l’Office français de la biodiversité », a plaidé François de Canson. Avec l’initiative « Territoires engagés pour la nature » soutenue dans 13 régions, plus de 225 collectivités se sont engagées dans un plan d’action opérationnel et nous continuerons de soutenir cette dynamique. « Les Régions doivent être renforcées comme les animatrices territoriales des politiques de biodiversité afin de mobiliser tous leurs partenaires dans les territoires, collectivités, gestionnaires, entreprises, associations », a insisté, avec vigueur, l’élu régional. Les exemples sont nombreux et démontrent que c’est le bon échelon », a, encore, insisté l'élu régional. « À titre d’illustration, je parlerai du Fonds RESPIR que nous avons créé en Région Sud, qui permet un financement privé au service de l’amélioration des peuplements, de la biodiversité et du reboisement des forêts régionales notamment post catastrophes naturelles. Nous mettons en musique, propriétaires forestiers, ONF, financeurs privés à l’instar de l’hôtel Eden Roc, de la fédération française de tennis ou de la CMA CGM qui vient de doter le fond d’1 million d’€ », a expliqué le vice-président de la Région Sud.

« À titre d'illustration, je parlerai du Fonds RESPIR que nous avons créé en Région Sud, qui permet un financement privé au service de l'amélioration des peuplements, de la biodiversité et du reboisement des forêts régionales notamment post catastrophes naturelles. Nous mettons en musique, propriétaires forestiers, ONF, financeurs privés à l'instar de l'hôtel Eden Roc, de la fédération française de tennis ou de la CMA CGM qui vient de doter le fond d'1 million d'€ », a expliqué le vice-président de la Région Sud.

VOCATION MEDITERRANEENNE Pour François de Canson : « La Région a une vocation méditerranéenne forte. Depuis de nombreuses années, elle entretient des relations de coopération avec des autorités locales des rives Sud et Est de la Méditerranée. Sous l'impulsion du président Muselier depuis 2017, la Région mène une politique particulièrement volontariste dans ce domaine, et a un positionnement fort pour la diplomatie française et européenne sur la façade méditerranéenne.

Le président était à l'origine du sommet diplomatique méditerranéen : la conférence annuelle « Méditerranée du Futur », événement majeur dans l'affirmation de l'importance des collectivités dans la prise en charge de challenges qui nous sont communs : enjeu climatique, jeunesse, innovation, santé, investissement, relance ».

Grâce à son engagement dans plusieurs réseaux (Banque mondiale, Centre méditerranéen pour l'intégration-CMI, Cités unies France-CUF, AFCCRE, Commission inter-méditerranéenne de la Conférence des régions périphériques maritimes, Agence des villes et territoires durables Méditerranéens-AVITEM, Union pour la Méditerranée...) , la Région renforce son influence et sa capacité d'action sur le devenir de l'espace méditerranéen.

Les résultats obtenus par la diplomatie territoriale, concrète et dépassant les conflits entre les pays, ont conduit, ces dernières années, à sa reconnaissance, puis à son soutien par l'État. Ce soutien prend la forme d'un partenariat financier inédit avec l'Agence Française de Développement et la Caisse des Dépôts et Consignation. Grâce à ce partenariat, plusieurs projets ambitieux financièrement sont actuellement en cours de développement, et dépassent même l'arc méditerranéen, à l'instar du projet Duo Diversité autour de la protection de la biodiversité, de la gestion des ressources en eau et du développement de l'écotourisme avec la République du Costa Rica pour un montant global de 2,2 millions d'euros ».

OPPORTUNITES EUROPEENNES François de Canson estime qu'il faut aussi savoir se saisir des opportunités européennes. Dans le cadre de ses compétences en matière de gestion des fonds européens, la Région est autorité de gestion du programme INTERREG MED doté d'un budget total de 265 millions d'€ sur la période d'engagement qui s'achève. INTERREG MED, au-delà de ce « parlé Européen », permet de financer de nombreux projets de coopération, en matière de protection de la biodiversité sur l'ensemble des 13 pays éligibles du nord et de l'Est de la Méditerranée.

Parmi ces projets, on peut citer PANACEA doté d'1,5 million d'€ et dont l'objectif est de rationaliser les efforts de mise en réseau et de gestion dans les Aires Protégées méditerranéennes pour renforcer la préservation naturelle dans la région méditerranéenne. Le président de Méditerranée Porte des Maures a conclu : « L'Europe sert si l'on sait s'en servir et les effets de leviers sont puissants ».