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L’État et les collectivités locales sur le pont

Le 3 décembre, la préfecture maritime de la Méditerranée et la Municipalité de la Croix-Valmer se sont réunies pour tirer les enseignements du naufrage à la…

RGPar Rédaction Gazette du VarJournaliste 5 janvier 2022 Lecture : 2 min
L’État et les collectivités locales sur le pont
L’État et les collectivités locales sur le pont© La Gazette du Var
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Certes, concernant la gestion des épaves en général et celle du Blue Velvet en particulier, le préfet maritime est responsable de la protection de l'environnement en mer. C'est pourquoi, il agit pour traiter le problème des épaves sur le littoral méditerranéen, source de danger pour la navigation et première source de pollution plastique en mer.

L’État et les collectivités locales sur le pont

RESPONSABILITÉ DU PROPRIÉTAIRE « Toutefois, le premier responsable du traitement d'une épave est son propriétaire. L'État n'a pas vocation à se substituer à la responsabilité des propriétaires, qui doivent s'assurer avec une assurance couvrant ces types de risque, selon un plafond adapté au traitement d'une situation de naufrage, et être à bord et exercer une veille attentive sur leur navire lorsqu'il est au mouillage », indique le préfet maritime.

En l'espèce, l'affaire du Blue Velvet est emblématique des conséquences de la défaillance de certains propriétaires. L'État a déposé plainte contre le propriétaire, pour atteinte à l'environnement.

La préfecture maritime rappelle sa détermination à agir par tous les moyens pour mettre fin au phénomène des épaves et des navires abandonnés qui souillent notre littoral : « L'État et les collectivités locales font ainsi cause commune pour défendre leur patrimoine naturel. Comme il en a été question lors de la dernière conférence maritime régionale, tenue le 15 novembre dernier à Toulon sous la présidence du préfet maritime de la Méditerranée, ce dernier a émis le souhait auprès du secrétariat général de la mer (SGMer) de disposer de crédits pour mandater sous faible préavis des moyens spécialisés adaptés au traitement de ce type de situation. Il pourra ainsi, aux frais du propriétaire défaillant, mettre fin au danger créé par son navire ».

RAPPEL DES FAITS Le 1er août 2021, le Blue Velvet coulait au mouillage, au large de la plage de Gigaro à la Croix-Valmer. Après une première intervention d'urgence par les moyens de la Marine nationale pour évaluer la situation et prévenir toute conséquence sur l'environnement par une pollution aux hydrocarbures, l'épave du Blue Velvet, renflouée sommairement mais qui était non remarquable, a été reposée sur le fond, à sa position initiale, dans l'attente d'une opération de renflouage par une entreprise spécialisée. En effet, les moyens de la Marine nationale ne permettent pas de réaliser un renflouage dans de telles conditions.

Le 5 novembre 2021, l'épave du Blue Velvet s'est désagrégée et ses débris ont été dispersés sur le littoral, engendrant une importante pollution plastique dans une zone sensible, à savoir le parc national de Port-Cros, site Natura 2000.

Photo Marine nationale.