26/07/2026

En matière de sécurité, les Français attendent des actes majeurs

Dans les années 60 et 80, tandis que la France découvrait la société de consommation, la police constatait une forte progression des crimes et délits, due…

RGPar Rédaction Gazette du VarJournaliste 31 janvier 2022 Lecture : 3 min
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Puis, dans les années 2 000, la progression de la délinquance s'est atténuée avec un taux de crimes et délits de 60 pour 1 000 habitants. Des chiffres qui englobent les homicides, les violences, les vols, les cambriolages, mais aussi les contrefaçons et imitations frauduleuses.

Selon l'Observatoire scientifique du crime et de la justice, on note, en 2021, une diminution des atteintes aux biens, mais une progression des coups et blessures. Des chiffres confirmés par le rapport "Insécurité et délinquance 2020", du ministère de l'Intérieur, dont il ressort, en cette année de pandémie, marquée par deux confinements, un couvre-feu et des limitations de circulation, que les crimes et délits ont chuté. Le Service statistique de la sécurité intérieure confirme cette tendance, avec les chiffres des vols et violences dans les réseaux de transports en commun pour 2020.

La police a enregistré 116 430 victimes de vols et de violences dans les transports en commun, les vols sans violence constituant l'atteinte la plus caractéristique puisqu'ils représentent 80 % des victimes de vols et de violences. 17 % des vols sans violence commis en France ont lieu dans les transports en commun. L'Île-de-France, avec un réseau de transports en commun développé, concentre les deux tiers des atteintes. Un vol sans violence sur trois y est commis dans les transports en commun francilien.

Depuis les années 2 000, alors que les faits ne le mettent pas en avant, nous avons, toujours, lors des élections présidentielles, une montée du sentiment d'insécurité. Il va en être de même en 2022.

D'après un sondage de Fiducial-Odoxa, 9 Français sur 10 estiment que ce point sera majeur dans la présidentielle.

C'est le deuxième thème après les salaires et le pouvoir d'achat.

D'après le baromètre Fiducial, les candidats devront proposer des solutions strictes sur la délinquance du quotidien : attaques aux biens et aux personnes, insultes et dégradations.

Les Français ne veulent plus qu'on banalise les policiers blessés, les véhicules brûlés, notamment lors de la Saint Sylvestre. Cette année, en dépit du couvre-feu, on a dénombré 900 véhicules brûlés en France.

Ils ne veulent plus lire dans les médias, que la nuit a été calme à Toulouse, alors qu'une dizaine de véhicules a été incendiée cette année.

Face au risque terroriste, les Français ne veulent plus qu'un professeur soit décapité sur un trottoir, qu'une professeur, à Trappes, soit menacée ou qu'un prêtre soit assassiné dans sa communauté religieuse.

Ils déplorent le caractère inapproprié des décisions de justice et dénoncent un système inefficace d'application des décisions d'expulsion puisqu'on dénombre 17 000 étrangers incarcérés dans nos prisons !

Ils condamnent la tendance à fractionner le crime en jouant sur des distinctions entre les victimes : femmes, enfants et hommes, par tranche d'âge, profession ou caractéristiques particulières (mœurs, etc.).

Face à cette situation scandaleuse, G. Darmanin se contente de dire que « le moment n'est pas à la polémique, mais que le temps est aux condoléances »

En plus de la crise de la police et de la justice, les Français attendent des actes majeurs. Mais quel candidat sera capable de répondre aux attentes sécuritaires de nos compatriotes, sans déclencher le « chaos » imminent annoncé dans la tribune des ex-militaires ? •

Bernard BERTUCCO VAN DAMME.