À cette occasion, François de Canson répond aux questions de La Gazette du Var.

Que représente le label Villes et Villages Fleuris « Qualité de vie », en région Sud ? François de CANSON. 258 communes sont labellisées de 1 à 4 Fleurs au Palmarès Régional 2021 de Provence-Alpes-Côte d'Azur.
30% des communes sont labellisées et 80% de la population régionale vit dans une commune labellisée. Nos territoires doivent, plus encore aujourd'hui, avec la préoccupation d'une bonne gestion environnementale, proposer une image favorable à l'attractivité économique, résidentielle et touristique. Elles doivent le faire en respectant l'histoire et l'authenticité de leur territoire et en veillant à la qualité des espaces publics, notamment par le patrimoine végétal, le fleurissement, et les actions en faveur de la biodiversité, mais aussi au travers de la gestion de l'eau, des déchets, de la propreté urbaine, du patrimoine bâti et des actions pédagogiques notamment auprès des plus jeunes.

258 communes sont labellisées de 1 à 4 Fleurs au Palmarès Régional 2021 de Provence-Alpes-Côte d’Azur. 30% des communes sont labellisées et 80% de la population régionale vit dans une commune labellisée. Nos territoires doivent, plus encore aujourd’hui, avec la préoccupation d’une bonne gestion environnementale, proposer une image favorable à l’attractivité économique, résidentielle et touristique. Elles doivent le faire en respectant l’histoire et l’authenticité de leur territoire et en veillant à la qualité des espaces publics, notamment par le patrimoine végétal, le fleurissement, et les actions en faveur de la biodiversité, mais aussi au travers de la gestion de l’eau, des déchets, de la propreté urbaine, du patrimoine bâti et des actions pédagogiques notamment auprès des plus jeunes.
Au-delà, ce label incarne un développement maîtrisé des communes ? FdC. En effet, il met en valeur notre environnement et notre qualité de vie, au service d'une valorisation de nos atouts touristiques et de nos territoires.
Mais permettez-moi d'aller plus loin, et de m'appuyer sur mon expérience municipale. Ce n'est pas une remise de prix comme les autres, ce n'est pas un label décroché parmi tant d'autres, ce n'est pas un de ces innombrables hochets de la gloire qui émaillent nos bureaux.
Le maire est attaché à ses fleurs. Il n'y a qu'à voir l'exceptionnelle représentation d'élus rassemblée, aujourd'hui, pour s'en persuader. Saint-Exupéry le disait très bien : « C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante ».
Et nos fleurs, nous les gagnons en équipe, ensemble, maire, élus, paysagistes, jardiniers, office de tourisme.
C'est une aventure inscrite sur le temps réel de la vie. On ne passe d'1 à 4 fleurs en une année, même en y mettant un budget colossal, car c'est bien connu on ne fait pas pousser une fleur en tirant sur la tige. Ce sont ces années de tâtonnement, d'essai, de surprises saisonnières, de coups de gueule et de coups de cœur qui font qu'au fil du temps nos entrées de ville se parent de panneaux jaunes toujours plus fournis.
Et, c'est cette aventure humaine que je tiens avant tout à souligner.
Mais, à vos yeux, ce n'est pas que cela ? FdC. C'est le label du sourire, de la bonne humeur, de l'apaisement, le label du bien vivre.
Bien sûr, nous sortons d'une période de crise violente, effroyable, anxiogène mais à bien y regarder, tout ne va pas si mal, tout n'est pas noir, triste, abîmé ou perdu. Oui le beau existe. Et c'est bien aussi de le célébrer.
Voilà pourquoi j'aime ce label, parce qu'il parle de nous, de nos territoires, de nos communes, de nos administrés, des efforts de certains pour améliorer la vie de tous, parce qu'il parle de challenges qui font vivre nos équipes nous maires, parce qu'il est inscrit dans un temps long et que nous en avons besoin.
Et ce label, que d'aucuns s'ils le connaissaient pas pourraient qualifier de ringard, n'a jamais été autant d'actualité. Parce qu'il est ancré dans le réel.
Parce que les habitants évoluent ? FdC. Effectivement.
À nous chefs d'exécutifs de trouver l'équilibre. La nouvelle grammaire du tourisme, c'est de trouver une voie entre « hyper-conscience rabâcheuse », prônée par les chantres de la décroissance et entre renoncement et entre la profusion et la frustration. Être responsables et donner du sens.
Nous, responsables locaux, professionnels du tourisme ou de l'accueil, nous ne devons pas être les promoteurs de passions tristes, uniquement bercés par les taux d'occupation. C'est important, mais l'essentiel, ce qui se cache là derrière, c'est le rapport à ces visiteurs. Nos visiteurs ne sont pas l'incarnation d'un tourisme narcissique vu de dos, où l'on occupe l'essentiel de l'écran.
Ils vivent un tourisme de face où l'expérience, le vrai, le réel prime.
La force de ce label, c'est son ancrage local ? FdC.
Les territoires, du plus modeste au plus grand, mettent les habitants au cœur de leurs stratégies. Hors de la pointe de salut ! L'habitant joue un rôle essentiel. À la fois prestataire, client ou promoteur de la destination, il est un élément constitutif de l'offre.
Réduire les conflits d'usage, c'est intégrer le fait que nos habitants font partie de l'équation. Nos investissements, nos politiques d'attractivité doivent avant tout les intéresser. Que ce soit en matière de biodiversité, de gestion de l'eau, de propreté urbaine, de gestion des déchets, de recyclage ou de mise en valeur du patrimoine, le but est celui de l'intérêt général, de la qualité de vie des habitants et de l'attractivité des communes.
Là encore, le label Qualité de Vie fait mouche, et quantifie ces efforts multi publics. Parce qu'il parle de qualité de vie ?
FdC. Vous le savez, le président Muselier a placé son nouveau mandat dans la dynamique du droit au bonheur, du bien vivre, de la qualité de vie.
Alors, cela se saurait si les exécutifs publics pouvaient dicter au bonheur de leur population ! Mais ce qui est certain, c'est que nos pouvoirs, à nous maires, élus intercommunaux, départementaux, régionaux, sont nombreux pour construire un environnement propice à l'épanouissement, même si cela ne contribue qu'à 10 ou 20% du sentiment de bonheur, c'est déjà énorme ! Et, c'est avancer vers un modèle et des indicateurs de qualité de vie ?
FdC. La Région accompagne les communes dans leurs efforts d'investissement.
Au mois de décembre, nous avons voté les nouveaux cadres d'intervention pour leur soutien. Chaque commune peut bénéficier d'une aide annuelle égale à 50% du coût de son projet, contre 30% auparavant. Fixé à 200 000€ quel que soit le contenu de l'opération, le plafond pourra être majoré pour atteindre 250 000€, s'il répond à des ambitions environnementales précises.
De plus, toutes les communes de moins de 1 500 habitants pourront bénéficier d'une seconde subvention d'investissement annuelle de 15 000€ dans la limite de 70% du coût total.
Sur quel volet, la Région compte encore agir ? FdC. Par exemple, la politique « un million d'arbres » est pérennisée pour atteindre 5 millions à la fin du mandat.
Plus globalement, 40% du budget régional sera fléché, dès cette année, sur des dispositifs responsables, respectueux de notre environnement. Investir dans ce domaine est d'autant plus prégnant que la crise sanitaire a également accru chez nos concitoyens le besoin de plus de nature et d'un cadre de vie plus agréable.
Parce que 8 Français sur 10 souhaitent vivre à proximité d'espaces verts et 1 Français sur 2 pense que la ville de demain sera végétale et écologique.