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Jean-Pierre Ghiribelli : « L'hôtellerie-restauration n'est toujours pas déclarée en tension par le…

Le 19 janvier, à la suite d'un entretien avec Olivia Grégoire, ministre déléguée chargée des Petites et Moyennes Entreprises et du Commerce, de l'Artisanat et…

RGPar Rédaction Gazette du VarJournaliste 9 mai 2023 Lecture : 2 min
Jean-Pierre Ghiribelli : « L'hôtellerie-restauration n'est toujours pas déclarée en tension par le Gouvernement »
Jean-Pierre Ghiribelli : « L'hôtellerie-restauration n'est toujours pas déclarée en tension par le Gouvernement »© La Gazette du Var
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Afin de nos métiers, nous avons mis en place des groupes de travail composés des organisations patronales et salariales représentatives. Ils sont chargés de travailler en amont sur des thèmes en vue d'une validation par les membres de la Commission Paritaire Permanente de Négociation et d'Interprétation (CPPNI) ». Pour le président de l'UMIH, une question reste étrangement sans réponse : « Pourquoi notre secteur n'est-il toujours pas déclaré métier en tension alors que ce sujet est évoqué tous les jours sur les plateaux de télévision » ?

Jean-Pierre Ghiribelli : « L'hôtellerie-restauration n'est toujours pas déclarée en tension par le Gouvernement »

ORGANISATION DU TEMPS DE TRAVAIL

À ce jour, 4 groupes de travail paritaires ont été constitués dont l'un porte sur la Qualité de Vie au Travail qui traite, notamment, de la coupure et du repos hebdomadaire. « S'agissant plus particulièrement de l raconte son entretien avec le ministre du Travail : « Notre secteur reste confronté à une pénurie de main d’œuvre. de renforcer l'attractivité

de représentants la coupure, l'objectif est d'initier les entreprises à redéfinir nos modes d'organisation du temps de travail afin d'éviter, dans la mesure du possible, une interruption dans la journée de travail. En effet, compte-tenu de la typologie de nos entreprises, tant par leur taille que par leur implantation géographique, toutes les entreprises ne pourront pas supprimer la coupure car elle est inhérente au secteur et fait partie des contraintes du métier » avertit Jean-Pierre Ghiribelli. Actuellement, une des pistes de réflexion envisagée par les partenaires sociaux de la branche est d'octroyer une compensation forfaitaire à la coupure lorsque l'entreprise ne peut pas faire autrement.

POUVOIR D'ACHAT SUPPLEMENTAIRE

« Si nos organisations respectives se sont mises d'accord sur le principe, le déclenchement de cette indemnisation et son montant ne sont pas encore arrêtés. Aujourd'hui, notre secteur d'activité est composé à 90% de TPE et se trouve confronté à une double problématique : D'une part, le remboursement des PGE et la forte dégradation des fonds propres des entreprises. D'autre part, il existe un niveau insuffisant de ces derniers, accentué par un contexte inflationniste, car les prix des matières premières et de l'énergie ne cessent d'augmenter, sans qu'il soit possible de répercuter ces hausses auprès des consommateurs. Dans ces conditions, nous souhaitons que cette indemnité forfaitaire à la coupure puisse faire l'objet d'une mesure d'exonération sociale et fiscale tant pour l'entreprise que pour le salarié », explique le président de l'UMIH. Cette mesure, permettant aux salariés de bénéficier d'un pouvoir d'achat supplémentaire, évitera aux entreprises de se voir alourdir davantage leurs charges, car leur situation financière reste fragilisée par le contexte économique.

Photo PRESSE AGENCE.