La guerre aux trafiquants de drogue est déclarée
Le préfet et le procureur de la République sont déterminés à assurer la sécurité des habitants du quartier du Val des Rougières.

Après la saisie de 90 kg de drogue, des mesures de sécurité ont été prises par le préfet du Var dans le quartier du Val des Rougières. Durant plusieurs jours, le préfet et le procureur de la République près le tribunal judiciaire de Toulon, en lien permanent avec le directeur interdépartemental de la police nationale, ont travaillé de concert et usé de tous les moyens à leur disposition pour assurer la sécurité des personnes et des biens au sein du quartier. Le maire de la ville est informé des évolutions de la situation et des moyens mis en œuvre.

90 KILOS DE DROGUE SAISIS
Grâce aux deux opérations « Place nette » et aux actions judiciaires, menées ces derniers mois au profit du Val des Rougières, de nombreux individus impliqués dans le trafic de stupéfiants ont été interpellés et incarcérés, et plusieurs saisies de stupéfiants et numéraires ont été effectuées (75 kilos de cannabis, 15 kilos de cocaïne, près de 200 000€ en numéraire), permettant de déstabiliser considérablement le trafic installé au sein du quartier. Le représentant de l'Etat explique : Des individus tentent de prendre le contrôle du trafic. Cette lutte entre narcotrafiquants crée une situation d’insécurité au sein du quartier. Des mesures fortes ont donc été prises pour assurer la sécurité des personnes et prévenir les troubles à l’ordre public.
L’ARRÊTÉ DU PRÉFET INTERDISANT LA VENUE DES DEALERS MARSEILLAIS SUSPENDU PAR LA JUSTICE
Le préfet du Var a pris acte de la suspension, prononcée par le juge du référé du tribunal administratif de Toulon dans le cadre d’un référé liberté, de l’arrêté préfectoral interdisant temporairement à tous les individus résidant dans les Bouches-du-Rhône. Cette interdiction visait des individus connus pour des antécédents judiciaires en matière de stupéfiants et leur empêchait de circuler ou de stationner sur la voie publique sur la commune de Hyères sans motif légitime. L'arrêté interdisait également, dans ce même secteur, le transport, la possession et l’utilisation de toute arme de catégorie A, B, C et D sans motif légitime. L’application de ces mesures, initialement prévue du 28 février jusqu’au 8 mars, est donc suspendue à compter du 7 mars. À ce jour, dans le cadre des mesures administratives prévues par les arrêtés préfectoraux du 27 février et du 1er mars, les forces de sécurité intérieure ont procédé au contrôle de 240 personnes et 135 véhicules et à l’interpellation d’un individu porteur d’armes dans son véhicule. Les services de l’État poursuivent, sans relâche et avec la plus grande détermination, les actions visant à lutter contre les trafics de stupéfiants et à sécuriser l’ensemble du quartier afin d’assurer la libre circulation de ses habitants. Le préfet salue l’engagement de toutes les forces de sécurité (police nationale et police municipale) pour poursuivre le travail engagé en relation avec le parquet près le tribunal judiciaire de Toulon. Sur le terrain, le préfet et le procureur de la République ont travaillé étroitement et sans attendre la multiplication des actes d’intimidation, pour prendre des mesures d’entrave efficaces et proportionnées visant à dissuader les narcotrafiquants de se rendre au Val des Rougières et d’empêcher toutes prises de contrôle du trafic.
CONTROLES D'IDENTITÉ
Des sanctions sont également prévues en cas d’atteinte à ces mesures administratives. En outre, des réquisitions permettent la multiplication des contrôles d’identité dans le secteur du Val des Rougières ainsi que l’ouverture des coffres des véhicules et la fouille des bagages. Toute personne contrôlée pour laquelle il aura été constaté un délit puni d’une peine d’emprisonnement sera interpellée et placée systématiquement en garde à vue dans l’objectif d’un déferrement au parquet pour que soit prononcée à son encontre, a minima, une peine d’interdiction de séjour dans le quartier. Pour cela, des renforts policiers vont assurer l’application et la mise en œuvre de ces mesures. Les policiers de Hyères seront renforcés, autant que de besoin, précise, encore Philippe Mahé. Enfin, des fonctionnaires de police de Toulon et une brigade canine de détection d’armes et de stupéfiants sont mobilisés, jour et nuit, pour assurer la bonne application de ces mesures administratives et judiciaires, multiplier les contrôles au sein et aux abords du quartier et poursuivre, avec détermination, les opérations de démantèlement de point de deal. Les individus, impliqués, de près ou de loin, dans le trafic de stupéfiants sont interpellés systématiquement. Si la présence de voie publique a été considérablement renforcée ces derniers jours, les opérations judiciaires se poursuivent pour à la fois identifier et interpeller les narcotrafiquants qui souhaitent reprendre le trafic, et renforcer la lutte contre le trafic implanté dans le quartier. Tous les moyens humains, administratifs et judiciaires sont mobilisés pour permettre un retour au calme au sein du Val des Rougières et garantir la sécurité aux habitants et permettre aux associations de reprendre leurs activités au sein du quartier, avertit le préfet du Var.
Photo Alain BLANCHOT.