26/07/2026

Une baisse de la consommation de gaz en 2018

Le 26 février à Marseille, Georges Seimandi, délégué territorial Rhône- Méditerranée de GRTgaz, a présenté le bilan gaz Provence-Alpes-Côte- d’Azur 2018.

RGPar Rédaction Gazette du VarJournaliste 3 avril 2019 Lecture : 1 min
Une baisse de la consommation de gaz en 2018
Une baisse de la consommation de gaz en 2018© La Gazette du Var
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Au cours de l’année écoulée, la consommation brute de gaz dans la région a représenté 37,7 milliards de kilowattheures (kWh), en recul de 14% par rapport à 2017. Cette baisse s’explique par des températures plus élevées enregistrées en 2018 et une moindre sollicitation des centrales de production électrique fonctionnant au gaz (-36%). Malgré un léger recul (-4% entre 2018 et 2017), la demande de gaz dans l’industrie et l’énergie représente près de 70% de la consommation de gaz dans la région.

TRF, DÉJÀ DES BÉNÉFICES POUR LES INDUSTRIELS

Une baisse de la consommation de gaz en 2018

Selon Georges Seimandi, délégué territorial Rhône-Méditerranée de GRTgaz : « La TRF est le nom donné à la zone de marché unique mise en service en France le 1er novembre 2018. Depuis son lancement, les consommateurs industriels français bénéficient d’une baisse de prix d’environ 1,4 à 1,9 d’€/MWh, soit un gain annualisé proche de 80 millions d’€. La TRF renforce l’attractivité du marché gazier français ». En effet, GRTgaz compte 8% de clients expéditeurs supplémentaires. Les investissements pour la zone de marché unique permettent également de renforcer la sécurité d’approvisionnement du pays, puisque 42% de capacités supplémentaires sont désormais disponibles pour assurer le transport de gaz entre le Nord et le Sud de la France. À noter que la région Sud est très engagée dans le développement des gaz renouvelables. Ainsi, avec un potentiel de 17 TWh, l’ensemble des gaz renouvelables (source : étude prospective de l’ADEME) est de nature à répondre, à terme, à l’ensemble des besoins de la région, notamment en matière de mobilité durable. C’est pourquoi la région Sud abrite Jupiter1000, le premier démonstrateur industriel Power to gas en France dont la première injection d’hydrogène dans les réseaux gaz aura lieu en 2019. À ce jour, les travaux sont bien avancés puisque l’électrolyseur et le méthaneur sont installés. 11 projets de bio-méthane sont enregistrés dans la région pour un volume de 231 millions de kWh. Ce développement traduit le fort intérêt du territoire pour cette énergie renouvelable, non intermittente et facilement stockable, qui apporte des solutions concrètes en matière d’économie circulaire et de traitement des déchets, d’aménagement du territoire et de perspectives de création d’emplois locaux. Pour autant, la filière bio-méthane reste fragilisée par le projet de Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE), rendu public le 25 janvier dernier et actuellement en consultation. Inquiet, il conclut : « Non seulement, les perspectives d’injection à l’horizon 2023/2028 sont en retrait par rapport à l’actuelle PPE et aux volumes cumulés des projets déjà enregistrés au niveau national, mais la trajectoire est couplée à une baisse de coûts beaucoup trop rapide pour une filière encore non mature ».

PREMIER DÉMONSTRATEUR INDUSTRIEL

le nom donné à la zone de marché unique mise en service en France le 1er novembre 2018. Depuis son lancement, les consommateurs industriels français bénéficient d’une baisse de prix d’environ 1,4 à 1,9 d’€/MWh, soit un gain annualisé proche de 80 millions d’€. La TRF renforce l’attractivité du marché gazier français ». région Sud abrite Jupiter1000, le premier démonstrateur industriel Power to gas en France dont la première injection d’hydrogène dans les réseaux gaz aura lieu en 2019. À ce jour, les travaux sont bien avancés puisque l’électrolyseur et le méthaneur sont installés. 11 projets de bio-méthane sont enregistrés dans la région pour un volume de 231 millions de kWh. Ce développement traduit le fort intérêt du territoire pour cette énergie renouvelable, non intermittente et facilement stockable, qui apporte des solutions concrètes en matière d’économie circulaire et de traitement des déchets, d’aménagement du territoire et de perspectives d’injection à l’horizon 2023/2028 sont en retrait par rapport à l’actuelle PPE et aux volumes cumulés des projets déjà enregistrés au niveau national, mais la trajectoire est couplée à une baisse de coûts beaucoup trop rapide pour une filière encore non mature ». •