Jacques Bianchi : « Transformer les ports d’escale en point de départ »
Aux yeux des responsables économiques et politiques régionaux, le tourisme de croisière est une filière régionale prioritaire.
En effet, une enquête BVA, menée de juin à octobre 2017, financée par la FNADT- Direccte et la Région Sud, pilotée par la CCI du Var pour le compte du réseau des CCI de Provence Alpes-Côte d’Azur, le démontre. Le territoire régional est au 1er rang des destinations attractives pour les compagnies de croisière. Il capte 50% du trafic croisiériste en France et 10% des mouvements de passagers en Méditerranée. Il accueille 2,5 millions de passagers (tête de ligne et transit confondus) pour le maritime et près de 215 000 pour le fluvial (données 2017).
UN SECTEUR ECONOMIQUE MAJEUR
L’activité touristique représente un secteur économique majeur pour la région Provence- Alpes-Côte d’Azur. Dans ce contexte, l’activité de croisière constitue l’un des domaines où résident d’importants gisements de croissance et d’emploi. Cette activité a crû de 30% en dix ans et les dix prochaines années pourraient réserver un potentiel encore plus considérable. L’État a souhaité soutenir l’initiative des professionnels en vue de construire une stratégie de développement intégrée. Le contrat de filière Tourisme de croisière constitue une étape majeure, puisqu’il concrétise l’aboutissement d’une première phase d’étude qui s’est déroulée pendant plus de deux ans. Il représente également le démarrage d’une nouvelle phase -opérationnelle- qui doit permettre de conforter la place de la région sur le marché méditerranéen de la croisière.
Par ailleurs, une étude complémentaire à celle de BVA, réalisée courant 2017 par la CCI Marseille Provence, confirme le poids économique de la filière régionale. Ainsi, les retombées (directes, indirectes et induites) du tourisme de croisière en région Sud s’élèvent à 430 millions d’€ au bénéfice de toute la chaîne des acteurs liés à l’activité. Ainsi encore, la croisière maritime représente à elle seule 2 450 emplois (équivalent temps plein).
FAVORISER LES RETOMBEES ECONOMIQUES
Le tourisme est un pilier de notre économie régionale avec 18,9 milliards d’€ de retombées et 143 000 emplois non délocalisables. Pour renforcer l’excellence touristique de Provence, Alpes et Côte d’Azur, nous nous sommes fixés 3 objectifs majeurs : renouveler l’attractivité de nos destinations, renforcer la compétitivité de notre offre et de nos entreprises et innover en réponse aux défis de demain. Nous avons ainsi fait le choix d’adopter pour chaque secteur stratégique un “contrat de filière“ destiné à renforcer leur structuration et leur croissance afin de favoriser les retombées économiques et sociales sur le territoire. L’activité croisière figure parmi les filières régionales prioritaires pour sa capacité à travailler sur les ailes de saison pour la fréquentation touristique. Avec ce contrat de filière, la Région Sud et ses partenaires se mobilisent pour créer un écosystème régional favorable à l’accueil des croisiéristes maritimes et fluviaux, au développement des séjours pré et post croisière et accompagner de manière vigilante le développement du secteur dans le respect de l’environnement et de la santé des habitants de Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Concrètement, l’activité croisière contribue à la visibilité et au rayonnement international de notre destination régionale. Mais également à la désaisonnalisation de la fréquentation touristique sur nos territoires et au développement d’autres secteurs d’activité et à la valorisation de tout notre tissu économique, social et culturel. Ainsi, la Région Sud, dans un processus de concertation étroite avec ses partenaires, a décidé de dédier le secteur Tourisme de Croisière d’un contrat de filière destiné à accompagner sa structuration et sa croissance et à favoriser les retombées économiques et sociales sur le territoire. Dans ce cadre, elle a participé à hauteur de 250 000 € au plan d’actions du contrat de filière qui représente un coût total de 680 000 €.
LES ENJEUX ET DEFIS
Qui dit filière prioritaire, dit enjeux à considérer et défis à relever. Le développement du tourisme de croisière en région Sud requiert de gagner l’adhésion de tous (habitants, entrepreneurs, décideurs économiques et politiques) en poursuivant et valorisant les progrès entrepris par les acteurs concernés (clubs de la croisière, ports, compagnies, collectivités...) pour réduire les nuisances générées par l’activité sur l’environnement et la qualité de vie. Par ailleurs, si la croisière en Provence-Alpes-Côte d’Azur est structurée au niveau territorial par 3 clubs de la croisière maritime (17 ports concernés), la croisière fluviale (6 ports) n’a pas le même modèle de promotion de l’activité sous forme de club. Le contrat de filière doit permettre de tisser et renforcer des liens entre maritime et fluvial, d’initier et coordonner des actions de promotion partagée qui bénéficieront à l’ensemble de la filière. Plus globalement, l’enjeu principal du contrat est d’élargir les partenariats existants, de tendre des passerelles professionnelles, d’impliquer les divers acteurs de la chaîne touristique : agences de promotion et de développement, offices de tourisme, aéroports, gares, établissements de formation, commerçants de proximité, artisans...).
L’enjeu, c’est avant tout de transformer les ports d’escale en point de départ ; en complément, il s’agit de proposer une expérience exceptionnelle aux croisiéristes. Nous travaillons actuellement sur ce dernier point avec l’aide de l’Europe, dans le cadre du projet ITINERA. C’est une vraie chance pour notre territoire, sous réserve que l’ensemble des parties prenantes en soit convaincu et prêt à se mettre en ordre de bataille pour en exploiter tout le potentiel. Structuration et lisibilité de l’offre touristique, formation professionnelle des acteurs, amélioration permanente des infrastructures, les chantiers ne manquent pas et nous sommes déterminés à les mener de front.
QUELLES AMBITIONS ?
État, Région, CCI / Clubs de la croisière : les signataires à l’initiative du contrat de filière nourrissent 4 ambitions :
Accompagner la transition environnementale pour un tourisme de croisière respectueux du Plan Climat, « Une Cop d’avance », initié par la Région Sud.
Renforcer le leadership en France et à l’international de Provence-Alpes Côte d’Azur comme destination de croisière.
Faire du tourisme de croisière un levier de développement global de l’économie régionale depuis le Rhône et la Méditerranée jusqu’au haut-pays.
Concevoir le tourisme de croisière de demain en invitant les passagers et les équipages à devenir ambassadeurs de notre destination.
« L’activité touristique représente un secteur économique majeur pour la région Provence- Alpes-Côte d’Azur. Dans ce contexte, l’activité de croisière constitue l’un des domaines où résident d’importants gisements de croissance et d’emploi. Cette activité a crû de 30% en dix ans et les dix prochaines années pourraient réserver un potentiel encore plus considérable. L’État a souhaité soutenir l’initiative des professionnels en vue de construire une stratégie de développement intégrée. Le contrat de filière Tourisme de croisière constitue une étape majeure, puisqu’il concrétise l’aboutissement d’une première phase d’étude qui s’est déroulée pendant plus de deux ans. Il représente également le démarrage d’une nouvelle phase -opérationnelle- qui doit permettre de conforter la place de la région sur le marché méditerranéen de la croisière ». confirme : « Le tourisme est un pilier de notre économie régionale avec 18,9 milliards d’€ de retombées et 143 000 emplois non délocalisables. Pour renforcer l’excellence touristique de Provence, Alpes et Côte d’Azur, nous nous sommes fixés 3 objectifs majeurs : renouveler l’attractivité de nos destinations, renforcer la compétitivité de notre offre et de nos entreprises et innover en réponse aux défis de demain. Nous avons ainsi fait le choix d’adopter pour chaque secteur stratégique un “contrat de filière“ destiné à renforcer leur structuration et leur croissance afin de favoriser les retombées économiques et sociales sur le territoire. L’activité croisière figure parmi les filières régionales prioritaires pour sa capacité à travailler sur les ailes de saison pour la fréquentation touristique. Avec ce contrat de filière, la Région Sud et ses partenaires se mobilisent pour créer un écosystème régional favorable à l’accueil des croisiéristes maritimes et fluviaux, au développement des séjours pré et post croisière et accompagner de manière vigilante le développement du secteur dans le respect de l’environnement et de la santé des habitants de Provence-Alpes-Côte d’Azur ». « L’enjeu, c’est avant tout de transformer les ports d’escale en point de départ ; en complément, il s’agit de proposer une expérience exceptionnelle aux croisiéristes. Nous travaillons actuellement sur ce dernier point avec l’aide de l’Europe, dans le cadre du projet ITINERA. C’est une vraie chance pour notre territoire, sous réserve que l’ensemble des parties prenantes en soit convaincu et prêt à se mettre en ordre de bataille pour en exploiter tout le potentiel. Structuration et lisibilité de l’offre touristique, formation professionnelle des acteurs, amélioration permanente des infrastructures, les chantiers ne manquent pas et nous sommes déterminés à les