26/07/2026

Laurent Isnard, Préfet maritime : « Nous devons avoir des projets ambitieux pour la Méditerranée »

Le 11 octobre, l’accord Pelagos a fêté ses vingt ans.

RGPar Rédaction Gazette du VarJournaliste 13 novembre 2019 Lecture : 4 min
il faut partager le bilan de ces 20 années et se
il faut partager le bilan de ces 20 années et se© La Gazette du Var
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Dans le cadre magnifique de la résidence du Préfet maritime de la Méditerranée au Fort du Cap Brun, à Toulon, le Ministère de la Transition écologique et solidaire et les représentants de l'Accord Pelagos étaient les invités du Préfet maritime de la Méditerranée, lors d'une cérémonie qui fêtait les vingt ans de l'Accord Pelagos. Pour mémoire, l'Accord Pelagos relatif à la création en Méditerranée d'un Sanctuaire pour les mammifères marins a été signé le 25 novembre 1999 par la France, l'Italie et la Principauté de Monaco. L'objectif de l'Accord est de protéger les mammifères marins et leurs habitats de toutes menaces d'origine anthropique ainsi que de faciliter le développement de bonnes pratiques et d'activités durables.

LA MER, UN PATRIMOINE ET UN POUMON ÉCONOMIQUE Tout naturellement en tant que puissance accueillante, la cérémonie était ouverte par le Vice-amiral d'escadre Laurent Isnard. Le Préfet maritime de la Méditerranée a fixé le cap : « Nous devons protéger cet espace naturel extraordinaire et qui représente, à la fois, un patrimoine et un poumon économique. Cela nous engage car cette économie représente une richesse dans laquelle l'aspect militaire se traduit, notamment, par la protection des côtes ».

Le représentant de l'action de l'État en mer ajoutait : « Ces dernières années nous ont permis de travailler en bonne intelligence et de trouver les bonnes pratiques, ensemble, ce qui a permis de protéger ce patrimoine et lui redonner une dynamique.

il faut partager le bilan de ces 20 années et se

En vous invitant ici dans la résidence du Préfet maritime, un environnement agréable, c'est l'Accord Pelagos qui est mis à l'honneur ». Puis, le Préfet maritime a rappelé qu'il y a dix ans déjà, à l'occasion du dixième anniversaire de l'Accord Pelagos, les signataires avaient été accueillis, au même endroit, par l'Amiral Tainguy, à l'époque Préfet maritime de la Méditerranée, et aujourd'hui, élu à la Ville de Toulon. Depuis cette date, 10 autres années ont passé et, désormais, l'Accord Pelagos entre dans une période de maturité.

« Cela doit nous autoriser à avoir des projets ambitieux. Je constate que chacun a avancé dans ses projets et que la doctrine initiale a changé. Nous en avons eu la preuve avec une mine, située au Cap Corse et que nous avons choisi de faire exploser au large pour limiter les conséquences sur la faune ».
« Aujourd'hui, il s'agit de savoir comment aller plus loin pour protéger notre environnement », a lancé, en guise de conclusion ouverte, le préfet maritime.

SENSIBILISATION INDISPENSABLE DES HABITANTS De son côté, Rémi Méjecaze, représentant du MTES (partie invitante) et chef de la délégation française à l'Accord Pelagos, représentant du Ministère de la Transition écologique et solidaire, a complété les objectifs : « Maintenant, il faut partager le bilan de ces 20 années et se tourner vers les 20 prochaines années. Ce qui caractérise l'Accord Pelagos, c'est qu'il est de nature internationale. Et, en même temps, ce qui m'a frappé, c'est le travail réalisé par les communes et les groupements de communes.

C'est atypique, mais c'est une richesse car elles engagent des actions indispensables dans la sensibilisation des habitants ».

Le chef de la délégation française à l'Accord Pelagos a fait remarquer : « La France possède le 2ème espace maritime mondial. Actuellement, un plan national d'actions est en train d'être finalisé. Il est ambitieux car il vise l'ensemble des cétacés qui comptent 80 espèces et concerne, également, l'ensemble des pressions humaines sur l'environnement, directes et indirectes ».

Pour le représentant du Ministère de la Transition écologique et solidaire, c'est aussi l'occasion de renforcer l'action internationale, notamment en incitant à la réduction de la vitesse des navires, qui générera moins de bruit et moins de risques de collisions. Et, il faut inciter à la réduction des déchets plastiques.

En mars 2020, le Congrès Mondial pour l'Environnement, qui se déroule à Marseille, sera l'occasion d'acter le travail de l'Accord Pelagos pour les 20 prochaines années. S'adressant à l'assistance au nom des Autorités de l'Accord, Cyril Gomez, président de la Réunion des Parties à l'Accord Pelagos, s'est félicité de cette journée anniversaire. « L'Accord Pelagos, c'est une action concertée entre la France, l'Italie et la Principauté de Monaco.

Mais, c'est aussi une pression dans la recherche grâce à des échanges internationaux (...) Cet accord est plus que nécessaire pour l'avenir ».

Enfin, les participants ont assisté à la projection du clip de présentation de l'Accord Pelagos puis à une explication de texte faite à deux voix. D'une part, avec Alain Barcelo, président du Comité Scientifique et Technique, puis, en conclusion de cette séquence, avec un bilan tiré par Costanza Favilli, secrétaire exécutif de l'Accord Pelagos.

cap : « Nous devons protéger cet espace naturel extraordinaire et qui représente, à la fois, un patrimoine et un poumon économique. Cela nous engage car cette économie représente une richesse dans laquelle l’aspect militaire se traduit, notamment, par la protection des côtes ». ajoutait : « Ces dernières années nous ont permis de travailler en bonne intelligence et de trouver les bonnes pratiques, ensemble, ce qui a permis de protéger ce patrimoine et lui redonner une dynamique. En vous invitant ici dans la résidence du Préfet maritime, un environnement agréable, c’est l’Accord Pelagos qui est mis à l’honneur ». période de maturité. « Cela doit nous autoriser à avoir des projets ambitieux. Je constate que chacun a avancé dans ses projets et que la doctrine initiale a changé. Nous en avons eu la preuve avec une mine, située au Cap Corse et que nous avons choisi de faire exploser au large pour limiter les conséquences sur la faune ». « Aujourd’hui, il s’agit de savoir comment aller plus loin pour protéger notre environnement », a tourner vers les 20 prochaines années. Ce qui caractérise l’Accord Pelagos, c’est qu’il est de nature internationale. Et, en même temps, ce qui m’a frappé, c’est le travail réalisé par les communes et les groupements de communes. C’est atypique, mais c’est une richesse car elles engagent des actions indispensables dans la sensibilisation des habitants ». le 2ème espace maritime mondial. Actuellement, un plan national d’actions est en train d’être finalisé. Il est ambitieux car il vise l’ensemble des cétacés qui comptent 80 espèces et concerne, également, l’ensemble des pressions humaines sur l’environnement, directes et indirectes ». « L’Accord Pelagos, c’est une action concertée entre la France, l’Italie et la Principauté de Monaco. Mais, c’est aussi une action dans la recherche grâce à des échanges internationaux (...). Cet accord est plus que nécessaire pour l’avenir ». Propos recueillis par Gilles CARVOYEUR