Les Harkis, une part de l’histoire de France
Le député du Var Stéphane Rambaud a rendu hommage aux Harkis à Hyères, au Pradet et à La Garde, rappelant leurs sacrifices pour la France.

À l’occasion de la Journée nationale d’hommage aux Harkis, le 25 septembre, le député du Var s’est déplacé à Hyères, au Pradet et à La Garde pour participer aux commémorations.
Il y a salué le courage, l’engagement et les sacrifices de ces combattants et de leurs familles, évoquant une « page douloureuse et complexe de notre histoire nationale ».
Pour le parlementaire, « cet hommage est un moment essentiel pour se souvenir des hommes et des femmes qui, durant la guerre d’Algérie, ont fait le choix de servir la France, souvent au péril de leur vie ».
Un héritage personnel
Né à Alger, fils et petit-fils de rapatriés, Stéphane Rambaud a souligné le lien intime qui l’unit à cette période de l’histoire. Il a insisté sur la nécessité de lier le souvenir personnel à la grande histoire nationale pour une transmission respectueuse.
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« Cette histoire fait donc partie de mon héritage familial. Elle appartient à une mémoire intime, mais aussi à une mémoire collective que nous devons continuer à transmettre avec respect, sans oublier les souffrances, les destins brisés et les drames humains qui ont marqué cette période ».
Le député a rappelé le sort tragique de nombreux Harkis après les accords d’Évian et l’indépendance de l’Algérie en 1962. Il a évoqué l’abandon, les violences et l’exil, ainsi que les conditions d’accueil particulièrement difficiles sur le sol français.
Beaucoup ont été placés dans des camps ou des hébergements précaires, confrontés à la séparation familiale et à des conditions de vie douloureuses. Stéphane Rambaud a tenu à rappeler la dimension humaine de cette tragédie, au-delà des faits historiques.
« Derrière les chiffres et les événements historiques, il y a avant tout des femmes, des hommes et des enfants. Des familles qui ont dû quitter leur terre, leurs maisons, leurs souvenirs et parfois leurs proches ».
Transmettre pour refuser l’oubli
Pour l’élu, commémorer ne signifie pas opposer les mémoires mais les aborder avec courage et dignité, en acceptant la complexité de l’histoire.
Il a martelé l’importance de ce devoir de mémoire pour les jeunes générations, afin qu’elles puissent comprendre les drames et les conséquences humaines de cette période.
« La mémoire n’a de sens que si elle est transmise. Cet acte de souvenir est une reconnaissance de l’histoire des Harkis et de leurs familles, de leur engagement et des épreuves qu’ils ont traversées. Leur histoire est une part de l’histoire de France. Elle mérite d’être connue, reconnue, enseignée et transmise ».
Enfin, le parlementaire a adressé une « pensée respectueuse et fraternelle » aux Harkis et à leurs descendants, qui continuent de faire vivre cette mémoire de génération en génération, pour ne jamais oublier.



Photos PRESSE AGENCE.