06/09/2026
La gazettedu Var
La gazettedu Var

Max Bauer : « Ceux qui agissent ne sont pas ceux qui parlent » !

Max Bauer dénonce la faillite de l’écologie politique face aux feux de forêt et défend le rôle des acteurs de terrain.

LRPar La RédactionJournaliste 7 septembre 2026 Lecture : 2 min
Max Bauer : « Ceux qui agissent ne sont pas ceux qui parlent » !
Max Bauer : « Ceux qui agissent ne sont pas ceux qui parlent » !© La Gazette du Var
Partager

Alors que la France a été confrontée à des incendies dévastateurs, Max Bauer s’élève pour fustiger ce qu’il qualifie de « faillite politique, idéologique et morale ».

Il met en cause l’approche de « l’écologie politique dominante », jugée responsable d’une situation devenue critique sur de nombreux territoires. Selon lui, des décennies de politiques déconnectées de la réalité du terrain ont transformé les paysages français en poudrières.

« Année après année, les mêmes logiques, hors-sol, ont été imposées. Interdictions déconnectées, empilement de normes, défiance envers ceux qui vivent et travaillent la terre », affirme Max Bauer.

Publicité

Le résultat de cette approche serait sans appel.

« Le résultat est là, des espaces mal entretenus, des massifs livrés à l’abandon, des territoires transformés en combustibles à ciel ouvert », poursuit-il.

Un hommage aux acteurs de terrain

Face à ce constat, Max Bauer oppose le discours des « donneurs de leçons permanents » à l’action concrète de ceux qu’il considère comme les véritables gardiens des territoires : les agriculteurs, les forestiers, les chasseurs et les habitants. Il dénonce une marginalisation de ces acteurs, pourtant essentiels à la prévention des risques.

« Pendant ce temps, d’autres agissent. Les agriculteurs, les forestiers, les chasseurs, les habitants. Ceux qui connaissent le terrain, qui l’entretiennent au quotidien, qui débroussaillent, surveillent, ouvrent les accès, maintiennent les équilibres », souligne-t-il.

Pour lui, le rôle des agriculteurs est crucial, leurs cultures agissant comme des pare-feu naturels et leur présence garantissant une surveillance et une capacité d’intervention rapide.

« Sans eux, sans les forestiers pour gérer les massifs, sans cette présence humaine constante, les territoires deviennent des pièges prêts à s’embraser », insiste Max Bauer.

Pour une commission d’enquête

Max Bauer critique sévèrement l’attitude des responsables politiques qui, selon ses termes, « disparaissent » lorsque la crise frappe, pour ne revenir qu’une fois les flammes éteintes afin de « commenter, juger, expliquer. Jamais pour assumer ».

Il appelle à un changement radical de paradigme, plaidant pour une écologie pragmatique, construite avec les acteurs locaux.

Publicité

Au-delà de l’urgence, il exige que des comptes soient rendus et propose la création d’une « commission d’enquête sérieuse » pour analyser les décisions prises et identifier les responsabilités à tous les échelons.

Cette démarche, estime-t-il, est la seule capable de restaurer la confiance et d’éviter la répétition des mêmes drames écologiques, qui anéantissent en quelques heures des décennies de construction de la biodiversité.

« Jusqu’à ce que, une fois de plus, on nous serve la même conclusion : responsables, mais pas coupables ! », conclut-il avec amertume.

Photo SDIS du Var.