27.07.2026

François de Canson : « Nous devons tous parler le même langage »

Début juin, François de Canson, maire de La Londe-les-Maures et président de Méditerranée - Porte des Maures, a présidé la réunion du Comité de Pilotage de…

RGАвтор: Rédaction Gazette du VarЖурналист 24 июня 2019 г. Время чтения: 5 мин.
François de Canson : « Nous devons tous parler le même langage »
François de Canson : « Nous devons tous parler le même langage »© La Gazette du Var
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Après un premier Comité de Pilotage, le 31 janvier à Pierrefeu-du-Var, cette nouvelle réunion, au Pôle Nautique de La Londe-les-Maures, a permis de dégager les futurs grands axes stratégiques de ce dossier.

RAREFACTION DU FONCIER ECONOMIQUE

François de Canson : « Nous devons tous parler le même langage »

Pour mémoire, engagée dans une politique de soutien actif auprès des entreprises, la Communauté de Communes Méditerranée Porte des Maures (CC MPM) souhaite acquérir un terrain de 20 ha, sur l’aérodrome de Cuers-Pierrefeu, propriété de l’État, pour y créer un projet de développement économique créateur d’emplois, en partenariat avec les acteurs locaux.

François de Canson, président de MPM et maire de La Londe-les-Maures, s'exprime :

La présence d’un terrain libre de toute occupation, facilement accessible depuis l’autoroute A57, bénéficiant de la dynamique économique locale portée par l’Atelier Industriel de l’Aéronautique de Cuers-Pierrefeu 2ème employeur industriel du Var, pôle d’excellence en maintenance aéronautique au service des forces militaires, constitue une formidable opportunité d’accueil et de développement d’activités économiques nationales et internationales. Méditerranée Porte des Maures a, dès sa création, identifié ces 20 hectares comme un site à enjeux prioritaires. Aujourd’hui, c’est le 1er étage d’une fusée. Et, nous sommes tous embarqués dans la même fusée. Je souhaite qu’il existe la plus large concertation possible et, pour cela, nous devons tous parler d’une seule et même voix. L’aérodrome, c’est une zone civile de 8 hectares qui marche bien, une zone de 12 hectares à développer et 20 hectares à céder que souhaite acheter la Communauté de Communes. Aujourd’hui, nous avons enfin un interlocuteur qui a la même volonté que nous de développer cette zone d’activités, qui est fortement contrainte, notamment parce que son accès est compliqué. Cela ne doit pas nous empêcher d’examiner les opportunités qui permettront la création d’emplois. Nous souhaitons acquérir ce site, mais pas pour y faire n’importe quoi ! Pour construire un futur, proposer des emplois, attirer des investisseurs prestigieux et de confiance. Y accueillir des activités liées à l’aéronautique, favoriser le maintien des activités portées par l’AZCCP, travailler en concertation avec toutes les personnes présentes sur le site, et envisager toutes les opportunités qui pourraient contribuer à la création de savoirs, de richesses et d’emplois. Dès le départ, j’ai affiché la volonté de travailler avec toutes les personnes autour de cette table. Nous ne pourrons réussir que si nous parlons tous le même langage et si nous avons tous la même volonté de voir aboutir un projet commun.

UN PROJET COMMUN

Pour construire et mener à bien ce projet ambitieux, Méditerranée Porte des Maures a lancé une démarche, avec l’appui du cabinet CEIS, spécialisé en développement économique et en reconversion de sites, fondée sur la concertation, menée auprès des acteurs publics et privés nationaux, régionaux et locaux, l’écoute des besoins du territoire et de la demande portée par les premiers porteurs de projets intéressés par les futures emprises libérées et la dynamique collective impulsée depuis le 1er comité de pilotage du 31 janvier dernier.

TROIS AXES MAJEURS

Olivier Darrason, président de CEIS, détaille la démarche retenue et présente ses premières conclusions.

La première étape, nécessaire, structurante est de faire une analyse du site, de son environnement, de tenir compte de l’offre concurrentielle et de définir ensemble le positionnement économique souhaité pour le projet à venir. Elle s’appuie sur deux grandes phases distinctes et progressives. D’une part, un premier temps d’analyse du site dans son environnement économique, urbanistique et physique mais aussi des projets et de l’offre concurrentielle à proximité. Un deuxième consacré à la définition du positionnement économique du site, à l’élaboration d’un scénario de développement et d’aménagement. À l’issue de cette première phase, il ressort la nécessité pour la collectivité de privilégier un projet susceptible d’accueillir 3 grands types d’activités sur le site de Cuers-Pierrefeu, autour de l’aéronautique. Tout d’abord, un centre de formation autour des métiers de l’aéronautique et en particulier de techniciens qualifiés correspondant aux besoins des industriels dont l’AIA et répondant à l’absence de formation à l’échelle régionale. Deuxièmement, des activités de R&D, soit un centre de R&D privé, soit un démonstrateur / lieu d’expérimentation de solutions et technologies innovantes dans le domaine aéronautique-défense. Enfin, des activités de production portées par les entreprises aéronautiques (TPE / ETI / Grands groupes) pour des activités de fabrication, maintenance, sous-traitance. En complément de ces 3 axes majeurs de positionnement, une fois les terrains acquis par la collectivité, le lancement d’un AMI (appel à manifestation d’intérêt) national permettra de promouvoir le territoire et le projet de développement économique porté par la collectivité et d’identifier de nouveaux porteurs de projet, répondant aux 3 axes retenus.

Après cette présentation, François de Canson a conclu :

Nous nous devons de franchir cette première étape, de déterminer les activités qui seront notre cœur de cible, afin de pouvoir lancer la deuxième étape. Elle consistera à définir un ou plusieurs scénarios d’implantation d’entreprises en fonction des projets que l’on va nous présenter, ou des projets que nous irons chercher dans le cadre d’un appel à projets. Restera à mettre en œuvre la dernière étape : l’achat du terrain et la réalisation du projet. La seule chose que je demande, c’est que l’État ne soit pas trop gourmand pour le prix du terrain.

LES PERSONNALITES PRESENTES

Philippe VITEL, vice-président de la Région Sud, Patrick MARTINELLI, vice-président de la CCMPM (Pierrefeu-du-Var), François ARIZZI, vice-président de la CCMPM (Bormes-les-Mimosas), Gilbert PERUGINI, vice-président de la CCMPM (Cuers), Gil BERNARDI, vice-président de la CCMPM (Le Lavandou), Serge JACOB, secrétaire général (Préfecture du Var), Caroline BERRETA, directrice DCPPAT (Préfecture du Var), Céline RICHAUD, vice-présidente (CCI), Jacques VERDINO, vice-président (CCI), Nathalie MAC KAIN, directrice d’agence (CCI), Patrick REYGADES, responsable de l’antenne de Hyères (CCI), Stéphane JUCHET, délégué régional de la MRAI, Frédérique NEBOT, conseiller juridique de l’AIA Cuers-Pierrefeu, Commandant William LEMAIRE, Base de défense - Préfecture Maritime, David DARTTUS, Sous-commandant de la BAN de Hyères, Jean-Yves PIERI, Directeur Général (DGAC), Jacques LAURAC, président de l’AZCCP, Jean-Luc BATTISTA, président de l’ADI, Claude DELESSE, président du Groupement de défense du patrimoine, Bernard JACQUET, conseiller auprès de la CCMPM, Olivier DARRASON, président (CEIS), Paul CUEVA GAMARD, directeur de projet (CEIS), Alexandre MOT, consultant (CEIS).

présence d’un terrain libre de toute occupation, facilement accessible depuis l’autoroute A57, bénéficiant de la dynamique économique locale portée par l’Atelier Industriel de l’Aéronautique de Cuers-Pierrefeu 2ème employeur industriel du Var, pôle d’excellence en maintenance aéronautique au service des forces militaires, constitue une formidable opportunité d’accueil et de développement d’activités économiques nationales et internationales », assure, d’emblée, « Méditerranée Porte des Maures a, dès sa création, identifié ces 20 hectares comme un site à enjeux prioritaires. Aujourd’hui, c’est le 1er étage d’une fusée. Et, nous sommes tous embarqués dans la même fusée. Je souhaite qu’il existe la plus large concertation possible et, pour cela, nous devons tous parler d’une seule et même voix. L’aérodrome, c’est une zone civile de 8 hectares qui marche bien, une zone de 12 hectares à développer et 20 hectares à céder que souhaite acheter la Communauté de Communes. Aujourd’hui, nous avons enfin un interlocuteur qui a la même volonté que nous de développer cette zone d’activités, qui est fortement contrainte, notamment parce que son accès est compliqué. Cela ne doit pas nous empêcher d’examiner les opportunités qui permettront la création d’emplois ». acquérir ce site. Mais pas pour y faire n’importe quoi ! Pour cons- truire un futur, proposer des emplois, attirer des investisseurs prestigieux et de confiance. Y accueillir des activités liées à l’aéronautique, favoriser le maintien des activités portées par l’AZCCP, travailler en concertation avec toutes les personnes présentes sur le site, et envisager toutes les opportunités qui pourraient contribuer à la création de savoirs, de richesses et d’emplois. Dès le départ, j’ai affiché la volonté de travailler avec toutes les personnes autour de cette table. Nous ne pourrons réussir que si nous parlons tous le même langage et si nous avons tous la même volonté de voir aboutir un projet commun ». « La première étape, nécessaire, structurante est de faire une analyse du site, de son environnement, de tenir compte de l’offre concurrentielle et de définir ensemble le positionnement économique souhaité pour le « Elle s’appuie sur deux grandes phases distinctes et progressives. D’une part, un premier temps d’analyse du site dans son environnement économique, urbanistique et physique mais aussi des projets et de l’offre concurrentielle à proximité. Un deuxième consacré à la définition du positionnement économique du site, à l’élaboration d’un scénario de développement et d’aménagement. À l’issue de cette première phase, il ressort la nécessité pour la collectivité de privilégier un projet susceptible d’accueillir 3 grands types d’activités sur le site de Cuers-Pierrefeu, autour de l’aéronautique ». « Tout d’abord, un centre de formation autour des métiers de l’aéronautique et en particulier de techniciens qualifiés correspondant aux besoins des industriels dont l’AIA et répondant à l’absence de formation à l’échelle régionale. Deuxièmement, des activités de R&D, soit un centre de R&D privé, soit un démonstrateur / lieu d’expérimentation de solutions et technologies innovantes dans le domaine aéronautique- défense. Enfin, des activités de production portées par les entreprises aéronautiques (TPE / ETI / Grands groupes) pour des activités de fabrication, maintenance, sous-traitance. En complément de ces 3 axes majeurs de positionnement, une fois les terrains acquis par la collectivité, le lancement d’un AMI (appel à manifestation d’intérêt) national permettra de promouvoir le territoire et le projet de développement économique porté par la collectivité et d’identifier de nouveaux porteurs de projet, répondant aux 3 axes retenus ». conclu : « Nous nous devons de franchir cette première étape, de déterminer les activités qui seront notre cœur de cible, afin de pouvoir lancer la deuxième étape. Elle consistera à définir un ou plusieurs scénarios d’implantation d’entreprises en fonction des projets que l’on va nous présenter, ou des projets que nous irons chercher dans le cadre d’un appel à projets. Restera à mettre en œuvre la dernière étape : l’achat du terrain et la réalisation du projet. La seule chose que je demande, c’est que l’État ne soit pas trop gourmand pour le prix du terrain ».• Propos recueillis par Gilles CARVOYEUR