Yves Boyer répond aux questions de La Gazette du Var.

Comment êtes-vous devenu président de l’amicale ?

J’ai fait mon service militaire au 405e Régiment d’artillerie ! En mai 1968, j’étais confiné à cause des événements de l’époque ! J’ai toujours été proche, durant ma carrière militaire, de ce régiment. Ensuite, j’ai eu
Quelles sont les missions de l’association ?

L’association réunit tous les anciens membres des 405ème et 54ème R.A. ainsi que beaucoup de leurs anciens chefs de corps. Sa principale mission est l’organisation de manifestations en soutien des anciens mais aussi aux personnels d’active. Par exemple, depuis 2015, nous envoyons, en partenariat avec la Ville d’Hyères, un cadeau de fin d’année aux personnels en OPEX (Opérations Extérieures). Tous les trimestres, nous participons aux cérémonies de remise de fourragères aux jeunes engagés et, le reste du temps, nous partageons des moments de convivialité. Ce sont des moments privilégiés de transmission entre ancienne et nouvelle génération.
Avez-vous organisé des opérations spécifiques durant le confinement ?
Notre première priorité a été de nous rapprocher de nos adhérents les plus âgés afin de prendre de leurs nouvelles. En effet, à l’amicale, la grande majorité des membres a dépassé les 80 ans. Et, nous soutenons, en lien avec le régiment, les militaires engagés dans le cadre de l’opération « Résilience ».
Une cérémonie du 8 mai sans public, c’était inédit pour vous ?
Avec les mesures de confinement et de distanciation physique, le contact nous manquait. Concernant le 8 mai, nous avons été frustrés de l’impossibilité d’assister à ces commémorations. Nous avons compensé par des messages et des vidéos, en partenariat avec le comité des associations patriotiques locales.
Quelles sont vos projets ?
Pour l’instant, nous sommes dans l’incertitude la plus complète, les directives sanitaires pouvant encore évoluer. On ne sait pas, par exemple, si l’on va pouvoir fêter le 14 juillet comme l’on a l’habitude de le faire. On reste à l’écoute de toutes les évolutions en la matière pour pouvoir s’adapter.
Entretien par Julien AZOULAI - Photos Pascal AZOULAI