26/07/2026

Marc Bayle : « Bandol a besoin d’un nouveau départ » Marc Bayle répond aux questions de La Gazette…

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GCPar Gilles CARVOYEURJournaliste 24 juin 2020 Lecture : 2 min
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Quelle est votre approche du second tour ?

La ville ressent un besoin profond de se rassembler et de tourner la page des divisions du passé. Et nous aurons besoin de cette unité pour affronter les défis importants qui nous attendent, à commencer par le choc économique de l’après crise sanitaire. Dans notre culture provençale, le dynamisme économique et la convivialité sont deux valeurs indissociables, surtout pour une ville touristique comme la nôtre. Cette volonté de rassembler est l’axe principal de cette campagne de second tour.

Le programme de votre liste sera-t-il révisé ?

Pas sur les grandes lignes, car la crise a validé les grands axes du programme que mon équipe a proposé. J’avais dit qu’il fallait réinvestir les quartiers en cessant de concentrer les investissements d’urbanisme sur quelques mètres carrés. J’avais proposé d’arrêter le bétonnage du littoral pour privilégier des investissements verts et bleus. Or, la crise sanitaire nous oblige à inventer un tourisme de respiration, qui évite le piège des concentrations de milliers de visiteurs sur quelques semaines et sur quelques mètres carrés. Pour relancer le tourisme, il nous faut jouer à fond sur les deux atouts qui font que Bandol est connu en France et au-delà : la mer et la vigne.

N’êtes-vous pas trop sévère avec la municipalité sortante ?

La gestion sortante n’a eu de cesse d’enfermer le nautisme dans des normes tatillonnes. Quant au vin, il a été sacrifié et méprisé et la fermeture de la Fête des vins en a témoigné, alors que c’est un trésor d’image et de dynamisme qui ne demande qu’à être exploité. Dans mon projet, j’ai mis en avant l’engagement d’aller vers un tourisme durable, qui réponde aux attentes économiques et aux exigences de la protection de l’environnement. Ce projet est à rebours de celui de mes concurrents, promouvant une vision dépassée et ringarde, voire ruineuse du béton en front de mer. Les Bandolais et ceux qui partagent avec nous quelques jours ou semaines de loisirs doivent trouver ce qu’ils viennent chercher : le Bandol qu’ils aiment, fidèle à ses traditions, ses points forts. C’est pourquoi j’ai formulé la création d’un Centre du patrimoine et de l’histoire de Bandol, la promotion de l’œnotourisme, avec la relance de la Fête des vins, l’activation du « Parcours sur l’identité de Bandol » autour des écrivains, des artistes et des chefs d’entreprise qui ont marqué l’histoire de la ville.

Vous avez beaucoup insisté sur la nécessité d’un rééquilibrage entre les quartiers, plutôt que des investissements concentrés sur quelques mètres carrés ?

On l’a vu avec le confinement, le fait d’avoir dans son quartier, même s’il n’est pas central, un cadre de vie aéré et végétalisé est tout à fait essentiel. C’est vrai aussi pour l’attractivité touristique. Après cette crise, les visiteurs viendront chercher des lieux où l’on respire, où l’on n’est pas collés les uns sur les autres. De ce point de vue, je ne retire pas une virgule de mon programme sur le renforcement de la sécurité.

Propos recueillis par Gilles CARVOYEUR