26/07/2026

Fin de parcours pour l’adjudant-chef Jean-Marie Massimo

Peut-on décrire une carrière de sapeur-pompier professionnel comme une simple et longue litanie de dates, de grade, ou de spécialités acquises ? Pas vraiment !

RGPar Rédaction Gazette du VarJournaliste 19 août 2020 Lecture : 5 min
Fin de parcours pour l’adjudant-chef Jean-Marie Massimo
Fin de parcours pour l’adjudant-chef Jean-Marie Massimo© La Gazette du Var
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C'est devant un parterre de personnalités (le colonel Hors-classe Grohin, commandant les sapeurs-pompiers du Var, le colonel Audier, le colonel Loïc Lambert, le lieutenant Chertier, François de Canson, maire de La Londe-les-Maures, Patricia Arnould, représentant Marc Giraud, Christian Simon, maire de La Crau, Thierry Albertini, maire de La Valette-du-Var, Didier Brémond, maire de Brignoles, Jean Cayron, maire de Roquebrune-sur-Argens, Jean-Luc Rovere, adjoint au maire de Pierrefeu-du-Var, les membres du conseil municipal de La Londe-les-Maures, les représentants des services de sécurité (CCFF, SNSM, police municipale et gendarmerie) et Patrick Raygades, chef d'antenne de la CCI à Hyères, que Jean-Marie Massimo a fêté son départ à la retraite, avec quelques semaines de retard sur la date officielle (1er mai 2020), pour cause d'épidémie de Covid-19.

UNE VOCATION Être sapeur-pompier, ce n'est pas une vocation ou un métier facile, comme l'a rappelé le lieutenant Chertier ! « Que de vies brisées, de souffrances, de désastres sur l'environnement, nous sommes amenés à rencontrer dans une carrière. Combien de camarades avons-nous perdus.

Croyez-moi certains de ces malheurs, restent ancrés pour toujours dans nos mémoires.

Fin de parcours pour l’adjudant-chef Jean-Marie Massimo

Nous pouvons dans la même journée intervenir sur des secours à personnes puis se retrouver à lutter contre les incendies de toutes sortes, c'est la spécificité des sapeurs-pompiers Français. Nous sommes confrontés tous les jours à de multiples risques ».

Le chef du centre de secours ajoute : « Nous nous connaissons depuis juin 2017, date de mon arrivée comme chef de centre. Notre rencontre fut enflammée puisque quelques jours après nous luttions contre des incendies sur les communes de La Londe et Bormes ». RIGUEUR ET PROFESSIONNALISME Le lieutenant Chertier reprend : « Pour le qualifier, je reprendrai quelques observations de mes prédécesseurs lors de la notation annuelle de Jean-Marie.

Sous-officier motivé, dévoué qui s'est adapté à son nouveau centre et qui remplit son rôle avec efficacité et disponibilité. Excellent sous-officier, adjoint au chef de garde qui effectue toutes les missions qui lui sont confiées avec sérieux, rigueur et professionnalisme. Jean-Marie est un passionné, respectueux de notre corporation, engagé dans ses actions, je sais que dans tes nouvelles fonctions au sein de la Mairie, tu donnes la même énergie au service des Londais.

Je dirai pour terminer que pour faire une belle carrière de sapeur-pompier, il faut la passion, du travail, un peu de chance et surtout le soutien et le réconfort de nos familles. Jean-Marie ta famille est encore près de toi », a conclu le lieutenant Chertier !

Et, devant autant d'éloges, Jean-Marie Massimo a ajouté : « C'est vrai, le temps de la retraite a sonné ! Le temps est venu pour moi de tourner la page de 41 ans d'une histoire, d'un métier que j'ai dans la peau, d'un métier inscrit dans mes gènes.

Une belle histoire dont l'écriture a débuté en 1979 (...) La Londe, où je choisis de sceller mon parcours professionnel et de tirer ma révérence. Je pense aussi à mes sœurs et mes frères de combat qui ont lutté à mes côtés lors des grands incendies qui ont ravagé notre belle région et lors des épisodes pluvieux intenses que nous avons connu ces dernières années notamment, ici, à La Londe (...)

« Un remerciement particulier à François de Canson, maire de notre belle commune, qui m'emmène à présent vers d'autres horizons et une autre passion, ma ville. Il m'a confié un poste important au sein de sa Municipalité, pour lequel je suis fier d'œuvrer. Aujourd'hui, à ses côtés, je m'apprête à écrire une nouvelle page de ma vie, innovante et plus personnelle, tournée vers le dévouement envers les autres» .

PENSÉE ÉMUE POUR SON PÈRE « Et, je ne pouvais pas tourner cette page sans avoir une pensée émue pour mon père. En ce jour où je clôture ma vie professionnelle, comment ne pas avoir une pensée pour celui qui a distillé dans mes veines, dans mon sang cette passion, mon père Jacques Massimo, mon mentor mais aussi, et avant tout, un être généreux qui m'a transmis le respect, la droiture, l'engagement et l'amour des autres, m'inculquant les valeurs de ce beau métier qui est le nôtre.

Celui qui est près de moi sur mon épaule, chaque jour. Voilà papa Babbù, aujourd'hui à mon tour et non sans fierté, je transmets le flambeau à ton petit-fils, mon fils Jérôme, il en sera digne, j'en suis certain.

Encore un grand merci à tous d'être là aujourd'hui sous ce beau soleil. Ma petite maman, merci à toi d'être présente », a lancé le retraité, un sanglot dans la voix !

UNE CARRIÈRE EXEMPLAIRE Janvier 1980. Le centre de secours principal n°4 accueille le jeune Jean-Marie alors âgé de 16 ans. Volonté et détermination se dégagent de ce jeune sportif qui ne rêve que de mettre son énergie au service de son prochain.

Décembre 1985. Remarqué par ses chefs (déjà), il est recruté en qualité de sapeur-pompier professionnel. L'investissement est reconnu, le travail paye, prouvant au quotidien que le Cdt Antoine de Saint-Exupéry avait raison de dire que « Là où il y a une volonté, il y a un chemin... ».

Juillet 2002. Il est promu sergent. S'ouvre à lui le temps des responsabilités avec l'apprentissage du commandement. Sa technicité se développe, sa curiosité professionnelle l'amène à explorer de nouveaux champs des possibles qu'ils soient terrestres ou subaquatiques.

Janvier 2005. Avide de nouveauté, il est un des rare de sa génération à franchir le pas vers un nouveau monde, prêt à se remettre en question et affronter de nouveaux enjeux pour grandir dans son milieu professionnel. Sous la bienveillante attention du chef de centre, le lieutenant Serge Bouygues, il va accéder à une large autonomie.

Janvier 2010. Nomination au grade d'adjudant. Sa ligne de conduite est claire, ses qualités charismatiques se renforcent, faisant sienne la devise du lieutenant Théodose Morel, héros des Glières : « Si vous devez hésiter entre deux devoirs choisissez toujours celui qui vous coûte le plus ».

Janvier 2013. Il reçoit l'appellation d'adjudant-chef, nouvelles responsabilités, nouvelles fonctions. Des défis à relever, intégrer une équipe d'encadrement du centre, trouver la voie dans le brouillard, faire des choix audacieux, donner des ordres clairs, fédérer les énergies, être attentif à chacun, susciter l'action collective, fixer des références supérieures, donner du sens à l'action tel était son nouveau quotidien.

Dans cette énergie, il rejoint le Maréchal de France Hubert Gonzage Lyautey lorsqu'il disait « La joie de l'âme est dans l'action ».

2020. Une fin de carrière qui s'annonce en même temps qu'une crise sanitaire qui diffère ses adieux à l'institution.

« Que de vies brisées, de souffrances, de désastres sur l’environnement, nous sommes amenés à rencontrer dans une carrière. Combien de camarades avons-nous perdus. Croyez-moi certains de ces malheurs, restent ancrés pour toujours dans nos mémoires. Nous pouvons dans la même journée intervenir sur des secours à personnes puis se retrouver à lutter contre les incendies de toutes sortes, c’est la spécificité des sapeurs-pompiers Français. Nous sommes confrontés tous les jours à de multiples risques ». nous connaissons depuis juin 2017, date de mon arrivée comme chef de centre. Notre rencontre fut enflammée puisque quelques jours je reprendrai quelques observations de mes prédécesseurs lors de la notation annuelle de Jean-Marie. Sous-officier motivé, dévoué qui s’est adapté à son nouveau centre et qui remplit son rôle avec efficacité et disponibilité. Excellent sous-officier, adjoint au chef de garde qui effectue toutes les missions qui lui sont confiées avec sérieux, rigueur et professionnalisme. Jean-Marie est un passionné, respectueux de notre corporation, engagé dans ses actions, je sais que dans tes nouvelles fonctions au sein de la Mairie, tu donnes la même énergie au service des Londais. Je dirai pour terminer que pour faire une belle carrière de sapeur-pompier, il faut la passion, du travail, un peu de chance et surtout le soutien ta famille est encore près de toi », a conclu le a ajouté : « C’est vrai, le temps de la retraite a sonné ! Le temps est venu pour moi de tourner la page de 41 ans d’une histoire, d’un métier que j’ai dans la peau, d’un métier inscrit dans mes gènes. Une belle histoire dont l’écriture a débuté en 1979 (...). La Londe, où je choisis de sceller mon parcours professionnel et de tirer ma révérence. Je pense aussi à mes sœurs et mes frères de combat qui ont lutté à mes côtés lors des grands incendies qui ont ravagé notre belle région et lors des épisodes pluvieux intenses que nous avons connu ces dernières années notamment, ici, à La Londe » (...). « Un remerciement particulier à François de Canson, maire de notre belle commune, qui m’emmène à présent vers d’autres horizons et une autre passion, ma ville. Il m’a confié un poste important au sein de sa Municipalité, pour lequel je suis fier d’œuvrer. Aujourd’hui, à ses côtés, je m’apprête à écrire une nouvelle page de ma vie, innovante et plus personnelle, tournée vers le dévouement envers les autres ». « Et, je ne pouvais pas tourner cette page sans avoir une pensée émue pour mon père. En ce jour où je clôture ma vie professionnelle, comment ne pas avoir une pensée pour celui qui a distillé dans mes veines, dans mon sang cette passion, mon père Jacques Massimo, mon mentor mais aussi, et avant tout, un être généreux qui m’a transmis le respect, la droiture, l’engagement et l’amour des sur mon épaule, chaque jour. Voilà papa Babbù, aujourd’hui à mon tour et non sans fierté, je transmets le flambeau à ton petit-fils, mon fils Jérôme, il en sera digne, j’en suis certain. Encore un grand merci à tous d’être là aujourd’hui sous ce beau soleil. Ma petite maman, merci à toi chemin... ». des Glières : « Si vous devez hésiter entre deux devoirs choisissez toujours celui qui vous coûte le plus ».