Jean-Pierre Ghiribelli : « Cette stratégie de la peur est incompréhensible »
Pour l’UMIH (Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie), la décision de couvre-feu dans les Métropoles est une fermeture déguisée des établissements.

Malgré tout, la profession ne veut se laisser abattre par les nouvelles mesures de confinement décidées par le Gouvernement et le président Macron. D’où une manifestation, le 9 octobre, sur la place de la Liberté, à Toulon, en soutien tout autant à la filière, représentée par l’UMIH, mais aussi pour soutenir les policiers, les pompiers et les gendarmes qui font face à de terribles situations. Une manifestation à laquelle a participé Cécile Muschotti, la députée du Var.
ANXIETE ET PEUR




On ne comprend pas cette stratégie du Gouvernement qui fait peser dans nos métiers une anxiété et la peur du lendemain. Car, nos entreprises sont fragiles. Ce sont à 90% des PME, tributaires de la saisonnalité puisque le Var reste un département saisonnier.
Si notre volonté est partagée avec le Gouvernement d’endiguer l’épidémie, force est de constater que la décision du Gouvernement équivaut à une fermeture de nos établissements. Elle va être lourde de conséquences pour le secteur de l’hôtellerie-cafés-restauration (HCR), déjà durement frappé par cette crise.
Alors que les restaurateurs subissent déjà des pertes importantes d’activité en raison des restrictions de leurs capacités accueil et d’un protocole sanitaire renforcé, cette nouvelle contrainte horaire qui condamne le service du soir a pour conséquence pure et simple d’obliger nos restaurants à fermer.
La profession regrette également, alors que ses représentants s’étaient déclarés favorables à des contrôles renforcés pour faire appliquer le protocole sanitaire, que les forces de l’ordre soient mobilisées en nombre bien supérieur pour faire respecter le couvre-feu - alors que des contrôles renforcés et inopinés auraient permis à nos établissements qui respectaient les consignes sanitaires de rester ouverts.
« En soutien à tous ceux qui manifestent le vendredi, nous avons voulu apporter notre pierre à l’édifice mais surtout honorer les soignants, les services de police et les pompiers ainsi que toutes les personnes qui travaillent pour assurer ne sont pas les responsables de la diffusion du Il ajoute : « On ne comprend pas cette stratégie du Gouvernement qui fait peser dans nos métiers une anxiété et la peur du lendemain. Car, nos entreprises sont fragiles. Ce sont à 90% des PME, tributaires de la saisonnalité puisque le Var reste un département saisonnier ». supplémentaires sont prises. Mais, tout cela ne sera pas suffisant pour assurer la bonne santé de nos entreprises tandis que c’est déjà la mort assurée pour le secteur du monde de la nuit » ! « Si notre volonté est partagée avec le Gouvernement d’endiguer l’épidémie, force est de constater que la décision du Gouvernement équivaut à une fermeture de nos établissements. Elle va être lourde de conséquences pour le secteur de l’hôtellerie-cafés-restauration (HCR), déjà durement frappé par cette crise », rappelle, « Alors que les restaurateurs subissent déjà des pertes importantes d’activité en raison des restrictions de leurs capacités accueil et d’un protocole sanitaire renforcé, cette nouvelle contrainte horaire qui condamne le service du soir a pour conséquence pure et simple d’obliger nos restaurants à fermer » s’inquiète Jean-Pierre La filière ajoute : « La profession regrette également, alors que ses représentants s’étaient déclarés favorables à des contrôles renforcés pour faire appliquer le protocole sanitaire, que les forces de l’ordre soient mobilisées en nombre bien supérieur pour faire respecter le couvre-feu - alors que des contrôles renforcés et inopinés auraient permis à nos établissements qui respectaient les consignes sanitaires de rester ouverts ». • Propos recueillis par Gilles CARVOYEUR