Dominique Viot : « Nos adhérents attendent le retour des ateliers en présentiel »
Présidée par Jean-Paul Benoît, la Mutualité Française Sud est l’instance de représentation, de coordination et de promotion du mouvement mutualiste dans la…
Elle fédère plus de 160 mutuelles qui, ensemble, protègent près de 3 millions de personnes dans la région. La Mutualité Française Sud n'est pas une mutuelle ! C'est l'échelon régional de la Fédération Nationale des Mutuelles (comme un syndicat professionnel), qui les représente.
Son ambition : placer l'humain au cœur de ses actions. Dominique VIOT, président de la commission de la santé depuis juillet 2019, répond aux questions de La Gazette du Var.
Quelles sont les actions de la Mutualité Française Sud ? Dominique VIOT. Elles sont nombreuses.
Nos représentants interviennent dans les instances régionales et locales de la santé, du social, du monde associatif ou de l'économie sociale et solidaire. Leur but est de contribuer à une plus grande justice sociale, universelle. Dans cette optique, la Mutualité Française Sud met en place de nombreuses actions à la fois pour faire connaître son projet de société ou pour mener à bien sa politique de prévention et de promotion de la santé.
D'où l'organisation d'ateliers à destination de vos mutualistes ? DV. Le mutualisme place l'humain au cœur de son modèle qui repose sur la solidarité et les bénéfices partagés de sa redistribution.
L'une de nos missions est d'accompagner les usagers dans toutes les dimensions de la santé par un engagement continu contre les inégalités de santé. Une autre est d'agir dans les domaines de la prévention et promotion de la santé pour que chacun devienne acteur de sa santé. Et, enfin, assurer un bien-être physique et mental.
Avec la pandémie, la Mutualité Française s'est adaptée ? DV. Effectivement !
Malgré la pandémie, notre objectif était de maintenir un lien avec nos mutualistes car certains sont géographiquement isolés. Et, nous conservons l'objectif de démocratiser l'accès à la santé et au bien-être et d'éduquer au système de protection sociale et de la santé. En étant l'acteur de référence sur l'amélioration des conditions de vie car c'est le reflet d'un progrès partagé.
La question du maintien des ateliers en présentiel s'est donc posée ? DV. Faute de pouvoir organiser des ateliers en présence du public, nous nous sommes adaptés.
C'est le côté positif de la crise sanitaire. Nous avons des adhérents qui ont du mal à se déplacer ou qui manquent de disponibilité. Nous avons mis en œuvre des rendez-vous en distanciel, aussi bien pour les ateliers que pour les conférences.
De plus, l'Agence Régionale de Santé nous a demandé de mettre à l'arrêt les ateliers avec présence physique pour lutter contre le risque de contamination et pour des questions de précaution. D'autant que nos mutualistes sont très souvent dans la cible du virus.
Propos recueillis par Gilles CARVOYEUR.