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Philippe Dubelcco : « Penser l’université de demain différemment »

La précarité étudiante n’est pas apparue le 14 mars 2020, date de la fermeture des établissements d’enseignement supérieur. l’ensemble des acteurs s’est…

RGPar Rédaction Gazette du VarJournaliste 28 avril 2021 Lecture : 3 min
Philippe Dubelcco : « Penser l’université de demain différemment »
Philippe Dubelcco : « Penser l’université de demain différemment »© La Gazette du Var
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Néanmoins, elle a été accentuée par la crise sanitaire, provoquant des pertes d’emploi, des difficultés financières et à s’acquitter d’un loyer, l’impossibilité à acquérir le matériel informatique nécessaire au suivi des cours à distance, la perte du lien social, se traduisant parfois par une détresse psychologique profonde, etc.

Philippe Dubelcco : « Penser l’université de demain différemment »

ENTRE PRESENTIEL ET DISTANCIEL

Selon Philippe Dubelcco, recteur délégué pour l’enseignement supérieur, la recherche et l’innovation de la région académique Provence-Alpes- Côte d’Azur, : « Cette année, pour faire face à la crise, nous avons réalisé une juxtaposition de mesures d’urgence. Que ce soit sur le volet économique, alimentaire, ou psychologique, l’ensemble des acteurs s’est mobilisé pour le bien des étudiants. Aujourd’hui, c’est le temps de se poser et de réfléchir à l’université de demain. Nous devons tirer profit de cette crise pour faire évoluer la qualité de vie des étudiants. Cette crise devrait nous permettre de réfléchir à un réaménagement du temps de travail des étudiants avec la mise en place d’une hybridation, entre présentiel, distanciel et de proposer des solutions plus personnalisées, adaptées à la situation sociale et économique des étudiants. Nous avons aussi fait le constat qu’un certain nombre de mesures, prises en urgence lors de cette crise, pourraient être maintenues, toujours dans l’idée de faire évoluer la qualité de vie ».

La fracture numérique. Xavier Leroux, président de l’Université de Toulon, précise : « Nous avons pris conscience que les étudiants avaient d’autres attentes, comme la possibilité de concilier étude et travail. Cette réalité, qui a toujours existé, s’est fortement accentuée avec la crise. À nous de trouver les solutions de demain pour faciliter ce quotidien des étudiants ». De son côté, Mireille Barral, directrice générale du CROUS Nice-Toulon, a rappelé le travail mené par ses équipes : « Le constat est aussi qu’un certain nombre d’étudiants, par manque d’information ou par gêne, n’ont pas accès aux aides proposées. Tous les étudiants, du privé, du public, boursiers ou pas, ont droit à des aides ».

DE NOMBREUSES ACTIONS

Depuis le début de la crise, de nombreuses actions ont été mises en place : ticket de restauration universitaire à 1€ le repas, revalorisation des bourses sur des critères sociaux, gel des frais d’inscriptions et des loyers CROUS, versement d’aides exceptionnelles de 200€ puis de 150€, aides d’urgence et à l’acquisition d’équipement informatique et de connexion. De plus, des efforts ont été faits du côté psychologique : prise en charge des étudiants en situation de mal-être, renforcement des services de santé universitaires et des services sociaux au sein des CROUS, recrutement depuis l’automne de 1 600 référents en cités universitaires et déploiement depuis janvier de 20 000 emplois étudiants supplémentaires pour des missions de tutorat dans les universités ou mise en place, depuis le 1er février, d’un chèque d’accompagnement psychologique et, depuis le mois de mars, d’une plateforme nationale www.santepsy.etudiant.gouv.fr sur laquelle plus de 1 000 psychologues se sont inscrits. Enfin, sur le front de l’emploi, outre les 21 000 emplois étudiants crées (tuteurs et référents), le Gouvernement a lancé la plateforme ‘1 jeune, 1 solution‘ qui met en relation les entreprises avec des jeunes cherchant un stage, un emploi, ou une formation.

Photo PRESSE AGENCE.